LE GOUVERNEMENT

Eric Besson veut passer les médias "à la kalachnikov"

"Sarkozy a raison : les médias il faut les passer à la kalachnikov". Telle est la dernière saillie verbale d’Eric Besson.
 
Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale s’est lâché ce matin, quelques instants avant de pénétrer dans le studio de RMC, où l’attendait Jean-Jacques Bourdin.
 
C’est le rédacteur en chef de RMC en personne, Christophe Jakubyszyn, qui rapporte ce propos tenu en off.
L’assistante de Jean-Jacques Bourdin, jointe par Le Post, a confirmé l’anecdote : "C’était 5 minutes avant l’antenne. Besson a immédiatement rajouté : ’je plaisante", avec un sourire..."
 
Le ministre de l’Immigration aurait proféré cette menace en regardant, sur un écran de télévision, une revue de presse présentant les Unes des journaux, pas tendres avec lui, au lendemain des annonces du Premier ministre François Fillon sur l’identité nationale.
 
Eric Besson s’était déjà fait remarquer par le passé en faisant, toujours avec le sourire, un doigt d’honneur à un journaliste de Canal Plus.
 
Quand on connaît les méthodes d’intimidation de Nicolas Sarkozy avec les journalistes, on se demande si la référence de Besson à Sarkozy ("Nicolas Sarkozy a raison : les médias il faut les passer à la kalachnikov") doit se comprendre comme un simple trait d’humour, ou, au contraire, comme une réelle menace.

En octobre dernier, dans un article intitulé "La Face cachée d’Eric Besson", L’Express écrivait à propos de Besson : "Il a fait de Nicolas Sarkozy son modèle. (...) Sa méthode ? S’inspirer du président. Le copier. Lui ressembler". Ca promet...


Eric Besson va-t-il se convertir à l’islam ?

Alors que se tient aujourd’hui le séminaire gouvernemental sur l’identité nationale, au terme (provisoire) d’un débat qui fut l’occasion de nombreux dérapages anti-musulmans, on apprend qu’Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, aurait promis à sa future belle-famille de se convertir à l’islam.

Etonnante révélation de Nicolas Beau sur le site Bakchich.info, ce lundi 8 février. Eric Besson devrait bientôt devenir musulman dans l’optique de son mariage, au mois de juin prochain, avec une jeune étudiante tunisienne, Yasmine Tordjman.
 
Cette conversion aurait pour but de calmer Nabila, la grand-mère de la future épouse du ministre de l’Immigration, peu satisfaite de voir sa petite-fille épouser un non-musulman. Il semble qu’Eric Besson ait promis à Nabila de se convertir à l’islam lors d’un voyage éclair en Tunisie, juste avant Noël dernier. 
 
Yasmine Tordjman est la petite et fille de Wassila Bourguiba, la deuxième épouse de l’ex-président tunisien, Habib Bouguiba, première dame de Tunisie de 1962 à 1986. C’est par l’entremise du producteur Tarek Ben Ammar qu’Eric Besson avait fréquenté la jet-set franco-tunisienne et rencontré, durant l’été 2009, celle qui allait rapidement faire chavirer son coeur.

La médecine du travail revue par Darcos

Après l’échec des négociations entre patronat et syndicats, le gouvernement lance une réforme qui vise à s’adapter à la pénurie de médecins du travail en développant le recours à des experts extérieurs.

L’ensemble des syndicats ayant refusé, en octobre, de signer le texte patronal sur les services de santé au travail, le ministre du Travail Xavier Darcos a repris la main en présentant, vendredi devant le Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT), les grandes lignes d’une réforme du système, qu’il espère finaliser fin janvier.

Sur le fond, l’objectif essentiel est d’adapter les structures et leur fonctionnement à la pénurie de médecins du travail qui s’annonce sévère, 57 % des 6 500 praticiens actuels ayant plus de cinquante ans. « Le médecin doit rester au centre du service de santé au travail », stipule le texte, ajoutant aussitôt que « toutefois… », la pluridisciplinarité doit être renforcée. Ainsi, « le suivi médical individuel des salariés doit rester sous la supervision et responsabilité du médecin, mais certaines tâches doivent être dévolues à des infirmières ou assistantes ». Les services de santé au travail devraient aussi développer leurs recours à des experts extérieurs, et tester des coopérations avec des médecins de ville. La périodicité des visites médicales serait maintenue à deux ans, mais elle pourrait être allongée pour les secteurs estimés à faibles risques. Le passage à une visite tous les trois ans, inscrite dans le projet patronal, avait été rejeté par l’ensemble des syndicats.

Suppression de la taxe professionnelle : péril pour l’emploi

La réforme de la fiscalité locale engagée par le gouvernement impliquant notamment la suppression de la taxe professionnelle est pour l’emploi grosse de dangers qui ne sont pas toujours suffisamment cernés. Impôt payé par les entreprises bénéficiant à la fois aux communes, aux départements, aux régions, leur rapportant quelque 28 milliards d’euros par an, la taxe professionnelle représente à elle seule un peu plus de 44 % des recettes de la fiscalité directe locale. Loin d’être imbécile, cet impôt est en vérité le seul qui taxe les biens accumulés par les entreprises (locaux, équipements) et qui, de fait, a pour vertu de pousser les directions à économiser le capital plutôt que le travail. L’incitation n’est pas banale. Elle va en effet à l’encontre du mouvement naturel de la production capitaliste, du type de productivité dont celle-ci est porteuse qui, dans son essor, tend à remplacer l’homme par la machine, à développer l’accumulation de capitaux matériels et financiers pour le profit maximum, au détriment de la croissance et de l’emploi. On comprend dès lors pourquoi cette taxe est depuis longtemps la cible de la droite. 
Elle est en toute modestie, avec ses limites, 
un empêcheur d’exploiter en rond. Elle a certes ses insuffisances. C’est la raison pour laquelle les communistes, pour leur part, proposent d’élargir la base de l’impôt aux immobilisations financières des entreprises de façon à dissuader les tentations spéculatives.

La suppression de la taxe professionnelle va avoir d’autres effets anti-emploi. Elle s’inscrit dans une politique d’ensemble de Nicolas Sarkozy de réduction des prélèvements sur les entreprises favorisant leur irresponsabilité sociale, leur appétit pour les profits faciles, 
la spéculation.

L’impôt prévu en remplacement ne sera pas du même rapport pour les collectivités, qui vont ainsi perdre des ressources. Afin de préserver leur capacité d’investissement elles risquent de se tourner davantage vers les marchés financiers pour emprunter.

Alors que précédemment elles disposaient d’une capacité de financement positive, depuis 2003 elles manquent d’argent et sont donc contraintes de s’endetter. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs été conduites à réduire leurs dépenses de fonctionnement et notamment celles de personnel pour rembourser des emprunts « voyous » à des taux exorbitants 
que des banques sans scrupule leur ont placés. La réforme envisagée compromet le rôle des élus locaux, y compris ceux de droite, comme acteurs du développement de leurs territoires et de l’emploi de leurs concitoyens. C’est aussi pour cela que cela coince.



Une odieuse machination est à l’œuvre, 
mise en scène par le ministre des basses œuvres.

Éric Besson, ce transfuge du PS prêt à tout pour témoigner à son nouveau maître son zèle de néoconverti, est chargé de lancer un « débat » sur « l’identité nationale ». En mon­trant du doigt l’immigration. Les Français ne penseraient qu’à çà ! L’ « identité nationale » serait-elle devenue le sujet le plus grave, 
la préoccupation la plus prégnante des Français ? Le chômage qui 
n’en finit pas d’étendre ses ravages, bagatelle ! La protection sociale plombée par les hausses du forfait hospitalier, les médicaments dérembour­sés, billevesées ! L’école mise à mal par les 16 000 suppressions d’enseignants, broutille ! L’insolente richesse des tenants du bouclier fiscal voisinant avec la pauvreté de salariés déclassés et précarisés, le mal de vivre qui conduit au suicide chez France Télécom ou chez PSA, foutaises… Le soir en famille, le samedi entre amis, les Français n’auraient qu’un seul sujet en tête : « l’identité ». Un rappel des périodes sombres. Quelques jours après que furent renvoyés vers une possi­ble mort trois Afghans qui voulaient échapper à la violence des taliban, après qu’une lycéenne a été raflée, cartable sur le dos et expédiée à Brazzaville, on nous annonce des causeries et un colloque, rien que cela ! Et peut-être pour­rait-on suggérer à M.Besson d’organiser une exposition où l’on expliquerait comment dis­tinguer un individu porteur de l’identité fran­çaise et celui qu’on doit dénoncer pour le pro­chain charter. La France a connu de sombres périodes, au cours desquelles ce qui paraît inimaginable peut devenir abjecte réalité. Détourner l’attention. En agitant le spectre d’une « identité nationale menacée », le gou­vernement espère détourner l’attention des résultats de sa politique, qu’une majorité juge négatifs. Et faisant d’une pierre deux mauvais coups, il drague à nouveau dans la boue du Front national. Marine Le Pen avait lancé une campagne nauséabonde à partir d’un livre de Frédéric Mitterrand. Sarkozy reprend l’offen­sive sur le thème bien connu des immigrés qui poseraient problème à l’identité de la France. Cette notion « d’identité nationale » va à l’en­contre de la nation forgée par la Révolution française, elle est inacceptable pour quiconque est attaché aux valeurs républicaines. À la vision ouverte et progressiste de la nation, héritage de la Révolution, « l’identité natio­nale » de Nicolas Sarkozy oppose une concep­tion étroite et conservatrice, inégalitaire, avec ses fantasmes d’ancienne puissance coloniale, vision du monde selon laquelle l’étranger, le jeune, l’ouvrier constituent potentiellement une classe dangereuse. Les démons de la haine. Décidément, rien, aucun scrupule de moralité politique ne retient l’imagination débordante des stratèges de l’Élysée, au risque de réveiller les démons de la haine. Au nom des mêmes ressorts de pensée d’une France agressée de l’intérieur, on a connu l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle, et pire encore au XXe. Refuser d’entrer dans ce « débat » miné, faire prévaloir la lutte des clas­ses sur l’impasse de la haine des « races ». Telle doit être la meilleure réplique au piège de M.Besson. La ficelle est grosse. La droite est partie dans une campagne proprement frénétique sur le thème de « l’identité nationale ». Dans Le Figaro de vendredi 30 octobre, cette question est l’objet d¹un traitement en « Une », d¹un long papier de Max Gallo en page 14 (une demi page), d¹un édito page 15 du directeur adjoint de la rédaction et du bloc-notes, encore une demi page, d¹Ivan Rioufol. Ce dernier donne les clés de cette fièvre nationaliste, relancée il y a un mois, alors même que cette droite prenait la mesure des difficultés rencon­trées à déployer sa politique libérale, et qui devrait mobiliser tous les moyens propagan­distes de l¹État jusqu¹au printemps prochain, avec la tenue d¹un « grand colloque de syn­thèse ». Rioufol reconnaît que la prose « natio­nale » fonctionne comme un leurre : voilà enfin « un débat passionnant, au cœur des préoccu­pations existentielles des gens, bien davantage que le pouvoir d¹achat. » Il désigne l¹ennemi : la gauche et plus particulièrement le PCF, montré du doigt avec son « oppressant antira­cisme », « son idéologie aveugle du mélan­gisme, indifférente à l¹âme des peuples euro­péens ». Il appelle à battre en brèche les notions de « diversité », de « métissage », de « non discrimination ». Et il espère que ce tinta­marre permettra, en bout de course, de remettre en cause « le droit du sol ». En même temps, lucide, le bonhomme soupire : attention, toute­fois, à ce que cette agitation n¹apparaisse pas comme une « grosse ficelle électorale » à la veille des régionales. On ne saurait mieux dire.


Non à la France des décrets et des préfets ! Oui à une démocratie locale puissante !

Le Président de la République vient de s’exprimer sur la réforme territoriale. C’est une régression démocratique sans précédent qui est annoncée. C’est la France des décrets et des préfets que veut le président.

Le chef de l’État propose de réduire de moitié le nombre d’élus territoriaux. Il affirme vouloir en finir avec « l’empilement des structures » mais agit en fait pour éloigner la pratique du pouvoir des populations. Il dit permettre ainsi un fonctionnement « à moindre coût » : c’est une aberration. La part des élus départementaux et régionaux dans le budget des collectivités est de seulement 0,04 % !

Le mode de scrutin arrêté par le président est quant à lui une régression sans précédent. Les 20 % de proportionnelle ne servent qu’à cacher un mode de scrutin « uninominal à un tour » qui vise à permettre à une UMP de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir.

Il annonce la « suppression de la clause de compétence générale ». Cette suppression signe l’arrêt de mort de politiques publiques locales de qualité. Nicolas Sarkozy lie par ailleurs sa réforme à la « suppression de la taxe professionnelle », témoin éclairant de son soutien aux intérêts privés, preuve de sa volonté de retirer tout moyen d’action aux collectivités.

Les communistes ne proposent pas le statu quo. Ils proposent une réforme dont la démocratie serait le cœur.

Ils proposent une réforme qui institue le partage des décisions entre citoyens et élus, qui valorise le rôle et le travail des élus, qui donne les moyens financiers aux Collectivités territoriales, pour pouvoir conduire leurs politiques, qui favorise le développement des services publics et un nouveau mode de développement, qui ouvre les collectivités sur des coopérations entre elles et avec le reste du monde, qui donne à l’État un rôle de régulation et de répartition pour faire reculer les inégalités. Nous mettons la démocratie au cœur de cette réforme : défendre et améliorer la démocratie représentative et instituer une démocratie participative c’est-à-dire la participation des citoyens aux décisions pendant la durée des mandats.

Le Président dit vouloir « des acteurs et des projets, pas des institutions et des procédures » mais c’est tout le contraire qu’il met en place dans un projet centralisateur et autoritaire.

C’est un nouvel impôt !

Même repeint en vert foncé, même baptisé du présentable nom de « contribution climat énergie », un impôt reste un impôt. Que celui-ci soit annoncé, confirmé, commercialisé, pour le compte de monsieur Sarkozy par un VRP de luxe, ancien premier ministre socialiste, a un sens politique profond : celui de rechercher un consensus national au service des puissances d’argent. L’alliance Sarkozy-Rocard-Cohn-Bendit et de certains dirigeants socialistes vise, comme pour l’emprunt d’État, la recherche d’une unité nationale dans le cadre de la crise pour renflouer les caisses de l’État sans jamais toucher aux profits des grandes entreprises. Au contraire, l’objectif fondamental est de trouver les moyens pour transférer toujours plus d’argent du travail et de l’épargne des ménages vers le capital. Cela se fait cette fois, sous couvert de la nécessité de préserver l’environnement et la planète. Évidemment, nous ne contestons pas l’impérieuse nécessité de défendre l’avenir écologique du monde. Mais ici, il ne s’agit pas de cela. L’idée principale est de supprimer la taxe professionnelle et de combler les déficits ainsi créés, comme d’ailleurs les cadeaux aux banquiers, par un impôt nouveau en se servant de l’une des préoccupations majeures de nos concitoyens. D’ailleurs, à bien y réfléchir, il n’y a pas de meilleurs moyens de dégoûter les gens de l’écologie que de procéder ainsi. Et qu’on ne vienne pas nous traiter d’affreux fossoyeurs de la planète parce que nous refuserions cette nouvelle taxation du travail et des retraites ! Une véritable action efficace pour le climat, l’environnement, la préservation des espèces et de la biosphère passe par une vraie révolution écologique qui ne peut qu’être anticapitaliste. Celle-ci induirait des orientations de longs termes et des actions urgentes pour transformer nos systèmes productifs et de consommation, en donnant des pouvoirs réels aux salariés dans les entreprises et les services, ainsi qu’aux populations, pour obtenir de nouvelles normes écologiques et sociales. Développer le ferroutage au lieu de ces hordes de camions sur les autoroutes. Cesser de privatiser les entreprises et de les mettre en concurrence afin que les citoyens disposent d’un pouvoir d’intervention pour des gestions favorisant l’écologie, la qualité des produits et la manière de produire, de l’énergie au crédit, de l’eau au transport, de la gestion des déchets à l’alimentation ; aider considérablement la recherche publique pour inventer les nouveaux matériaux plus propres pour les véhicules, l’énergie, le bâtiment, l’agriculture et l’alimentation. Repenser la planète, c’est aussi mettre un frein à cette libre circulation des capitaux et des marchandises qui provoque un développement mondial inégal, le pillage des pays en voie de développement en les obligeant souvent à produire pour l’exportation, ce qui induit des transports polluants. Cette invention sarko-rocardienne de « contribution climat énergie » est un leurre, un mensonge, une injustice de plus. Toutes les familles, sans distinction de revenus, le paieront. Et il semble que les grands industriels, principaux pollueurs, déjà soumis à la règle des quotas européens d’émission de carbone gratuits, ne la paieront donc pas. Décidément, une nouvelle fois la droite ultralibérale s’appuie sur une vraie question posée à l’humanité, mais surtout sur les résultats des élections européennes pour faire perdurer le capitalisme financier, badigeonné de vert, pourtant responsable de la dégradation de l’environnement. Tout en refusant le piège de ce consensus national, nous préconisons un vrai débat sur les moyens de changer les modes et les rapports de production afin de combiner progrès social, progrès démocratique et progrès écologique.

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La Poste : vannes ouvertes au privé

Privatisation . Le Conseil des ministres examine aujourd’hui le projet de loi transformant l’entreprise en société anonyme. Quatre syndicats annoncent une journée de grève pour septembre.

Top départ, aujourd’hui, pour le changement de statut de La Poste. C’est ce matin que le Conseil des ministres examine le projet de loi « relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales », qui sera déposé au Parlement à la rentrée pour être discuté à l’automne. Un texte qui, malgré sa brièveté - onze pages -, engage un tournant dans l’histoire de La Poste, tant pour ses personnels que pour ses usagers. Un texte à double détente, puisque, d’une part, il prévoit la transformation de La Poste, exploitant public, en société anonyme, au 1er janvier 2010, et d’autre part, organise la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008, qui libéralise totalement le marché du courrier au 1er janvier 2011. Le gouvernement essayant de faire croire que l’ouverture à la concurrence rend obligatoire le changement de statut de La Poste, pour lui permettre de se battre à armes égales avec les opérateurs privés qui vont arriver sur le marché.

Un faux rempart contre les capitaux privés

Depuis l’annonce du changement de statut, il y a un an, la ligne du gouvernement est restée constante : rassurer personnels et usagers, tenter de les persuader que l’avenir de La Poste n’est pas celui de sa « cousine » France Télécom, avec les dégâts bien connus sur les conditions de travail, le service rendu, les prix. Tenter de convaincre, donc, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une privatisation. « À aucun moment nous ne laisserons place à l’intérieur du capital à quelque acteur privé que ce soit », martelait ainsi le ministre de l’Industrie, Luc Chatel, le 16 juin dernier, lors de la présentation du projet de loi. Pour le ministre - depuis remplacé par Christian Estrosi -, le texte interdit toute privatisation puisqu’il stipule que le capital de la société anonyme La Poste « est détenu par l’État ou d’autres personnes morales appartenant au secteur public », sauf la partie détenue par le personnel (actionnariat salarié). Le hic, c’est que l’expression « secteur public » désigne les entreprises ayant plus de 51 % de leur capital détenu par l’État, autrement dit, jusqu’à 49 % de capitaux privés. Le plan du gouvernement est de faire entrer dans un premier temps la Caisse des dépôts, organisme 100 % public, au capital de La Poste aux côtés de l’État, pour un apport total supplémentaire de 2,7 milliards d’euros à l’entreprise. Mais par la suite, sous prétexte de besoins de financement de La Poste face à la concurrence, de nouvelles augmentations de capital ou la cession des parts de la Caisse des dépôts pourront à tout moment amener l’intervention de sociétés aux capitaux en partie privés. Sans compter qu’il suffira d’une nouvelle loi pour modifier à la baisse le caractère « public » du capital de La Poste. C’est l’histoire de France Télécom. la menace pèse de plus en plus sur le service public.

Toujours pour rassurer, le texte rappelle pour la forme que La Poste SA continuera de remplir ses quatre missions de service public (aménagement du territoire, transport et distribution de la presse, accessibilité bancaire et service universel postal), mais sans en préciser les modalités. Il stipule qu’après l’ouverture totale à la concurrence, c’est La Poste qui restera pendant quinze ans prestataire du service universel postal, que le Code des postes définit très modestement comme la levée et la distribution du courrier tous les jours ouvrables, pour tous les usagers, à un prix « abordable ». La Poste finance actuellement cette mission grâce à son reste de monopole sur les plis de moins de 50 grammes. Comme le 1er janvier 2011 marquera la fin de tout monopole, le financement du service universel sera assuré par un « fonds de compensation » auquel contribueront les opérateurs privés, « au prorata de leur chiffre d’affaires réalisé » sur les envois de moins de 2 kg, sans que la hauteur de cette participation ne soit précisée. Enfin, le gouvernement répète à l’envi que le statut des 151 000 postiers fonctionnaires sera « préservé ». Mais, selon le projet de loi, ils seront « rattachés à la société La Poste et placés sous l’autorité de son président qui dispose des pouvoirs de nomination et de gestion à leur égard ». Ce qui les sort clairement du giron et des règles de la fonction publique, tout comme l’ont été, après 1997, les agents de France Télécom, qui ont perdu la plupart de leurs garanties, sauf la sécurité de l’emploi.

Pour les syndicats, il s’agit bel et bien du lancement de la privatisation. Sur fond de multiplication des conflits locaux liés aux réorganisations et aux suppressions d’emplois, tant chez les facteurs que dans les centres de tri et les bureaux de poste, la CGT, SUD, FO et la CFTC annoncent déjà une journée d’action nationale « de grève et de manifestations » pour septembre. En parallèle, le Comité national contre la privatisation de La Poste, qui réunit ces syndicats plus 80 associations et partis de gauche, organisera le 3 octobre une consultation nationale pour permettre aux usagers de dire « non » au changement de statut.

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Ah ces socialistes!!

Décidément on bien du mal avec ces gens là, en ces temps de crise où de plus en plus de personnes n' y arrivent plus, où le chomage augmente chaque jour... N. SARKOSY a ressorti des tiroirs socialistes M. ROCARD déja tristement célèbre par ses mauvais coups portés contre la classe laborieuse de notre pays. Ce socialiste prone la création d' un nouvel impot! un impot pour l'écologie bien sur! (il pensent que vu la montée en puissance des C. BENDIT, BOVE et autres) la pillule sera certainement plus facile à digérer. Décidément on a pas du tout mais du tout la mème définition sur ce qu'est et doit étre le social. Alors comment voulez vous que l' o tombe d' accord? Ne me dite pas qu' il y a de bons et de mauvais socialistes. J'ai du mal à y croire. Ecooutez cette vidéo, vous verrez que la socociale démocratie sert bien le capital !!

 

 

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Travail du dimanche, un projet encore plus régressi

A gauche, les députés sont vent debout contre la nouvelle version de la proposition de loi UMP, à droite ça tangue malgré le silence que voudrait imposer l’Elysées.
À lire notre décryptage dans l’Humanité de mardi


Et de quatre. Depuis la fin 2008, c’est la quatrième fois que le gouvernement, sur injonction du président de la République Nicolas Sarkozy, tente de faire adopter à l’Assemblée nationale une proposition de loi sur le travail du dimanche. Et ce, malgré l’opposition très forte des élus de la gauche mais aussi, et c’est la raison des reculs successifs depuis 2008, de fortes réticences chez nombre d’élus de la majorité. L’entêtement vire à l’obsession chez Nicolas Sarkozy… Le président tente désormais de se montrer rassurant pour réussir à faire adopter un texte très controversé. Dimanche, Henri Guaino, conseiller spécial de l’Élysée, a juré qu’il ne fallait « pas laisser croire que l’on va faire travailler tout le monde le dimanche ». Il reprend ainsi la litanie de ceux qui expliquent que le texte présenté cette fois-ci aurait une portée « limitée », ce que toute la gauche et les syndicats contestent.

Députés convoqués à l’Élysée

Pour lui donner une chance de n’être pas une fois de plus repoussé, la proposition de loi visant à assouplir les règles du repos dominical est examinée en procédure accélérée (une seule lecture) et dans un temps limité, jusqu’à samedi (du fait du nouveau règlement lié au changement constitutionnel de juillet 2008 et combattu par la gauche). C’est Richard Maillé, député UMP des Bouches du Rhône, département ou se situe la zone commerciale de Plan de campagne championne des ouvertures dominicales illégales, qui a, au nom de son groupe, déposé cette énième version. Lors des débats préalables en commission des affaires sociales, il a tenté de masquer les aspects régressifs de son texte en affirmant contre toute évidence, « qu’il ne s’agit pas de remettre en cause le principe du repos le dimanche, ni de l’étendre à l’ensemble du territoire nationale ». Il a aussi insisté sur le renoncement du gouvernement à faire passer de cinq à huit le nombre de dimanches ou des ouvertures exceptionnelles peuvent être autorisés par les maires. La majorité espère ainsi rallier les suffrages de ses propres troupes. Il y a un mois, cinquante députés de droite signaient un texte s’opposant au travail du dimanche. Aujourd’hui certains d’entre eux co-signent pourtant la nouvelle version. C’est dire si les pressions sont fortes. L’Elysée veille au grain. Les responsables de la majorité sont convoqués aujourd’hui à l’Élysée. A droite, le tangage est toujours de mise. Ainsi Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales, considère que « faire croire que tous les salariés qui travailleront le dimanche seront payés double est une grosse bourde… ». Par ailleurs les députés de la majorité siégeant à la commission des affaires sociales semblent, pour certains, découvrir la pertinence des critiques des députés de gauche contre ce texte. Auraient-ils été trompés à l’insu de leur plein gré ?

Pire que les précédentes versions

De fait, les députés de gauche ont, au cours de ces réunions soulevé des lièvres. Martine Billard, députée Verts de Paris, fait le constat que « nombre d’élus de droite ont été trompés, ils n’ont pas vu que, la notion de repos par roulement étant de droit, c’était la fin du repos du dimanche, ils ont été déstabilisés ». Elle ajoute : « ce texte est bien pire que les précédentes versions » Ce que confirme pour sa part Christian Eckert, député (PS) de Meurthe-et-Moselle : « Nicolas Sarkozy a vendu à ses députés un texte à minima, nous démontrons que celui-ci risque de banaliser, à terme et sur tout le territoire, le travail du dimanche ». Pour lui sont touchés « non seulement tous les salariés du commerce mais ceux des transports et demain, qui pour favoriser les courses le dimanche, les crèches…. » et de conclure « c’est un véritable enjeu de société qui est posé ». Pour Roland Muzeau, député communiste, il s’agit « preuve à l’appui « de montrer » que, contrairement à ce que dit le gouvernement, « cette proposition supprime dans les zones touristiques le caractère volontaire du travail du dimanche, l’obligation du doublement du salaire et du repos compensatoire ». Cinq cent zones sont aujourd’hui concernées, elles pourraient être 5 à 6000 demain sur simple demande des villes et décision des préfets. Des millions et des millions de travailleurs pourraient alors être concernés. Un risque qui fait se mobiliser, à l’Assemblée nationale, les députés de gauche tout au long de la semaine.

Max Staat

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Retraites : le gouvernement va dans le mur… et klaxonne !

Tandis que la France traverse une crise économique sans précédent, Brice Hortefeux a évoqué un possible allongement de la durée légale du travail. Mais ce débat « n’engage en rien le gouvernement », a-t-il assuré.

C’est une « piste » qui fait figure de pavé dans la mare. Brice Hortefeux, Ministre du Travail, a souhaité qu’elle soit mise sur la table sans tabous, ni a priori. Il affirme que la question n’est pas encore tranchée, mais que la situation économique du pays exhorte le gouvernement à la prendre rapidement au sérieux. Si rien n’est encore acté, Nicolas Sarkozy avait fait du « travailler plus pour gagner plus » la pierre angulaire de son programme. Il avait déjà jeté les bases de cette réflexion, mais la crise l’amplifie, la relance, et pour le gouvernement, la légitime. Habile manœuvre.

« Comme on sait que si on ne fait rien on va dans le mur, il n’y pas aujourd’hui à ma connaissance trente-six solutions, il y en a trois : diminuer les pensions – est-ce que vous sentez aujourd’hui dans le pays les gens prêts à cela ? – ; augmenter la durée de cotisation ; reporter l’âge de départ à la retraite comme l’ont fait les Allemands sur une trentaine d’années jusqu’à 67 ans », a-t-il expliqué dans l’émission Dimanche soir politique sur I>Télé. Lundi matin, il précisait qu’aucune décision n’était encore prise, mais qu’un débat sera ouvert en 2010 lorsque le Conseil d’orientation des retraites rendra son rapport, courant février. Ce dernier « donnera un certain nombre d’indications, d’orientations, de suggestions », a-t-il conclu. Mais l’on a peine à croire que rien ne soit décidé, tant les ministres-godillots appliquent doctement des directives qui leur sont dictées. Comme pour l’audiovisuel public, l’avis du Président supplantera les rapports ou autres commissions.

Une réforme en signe de sacrifice

Le constat est simple : l’augmentation du chômage et le vieillissement la population creusent les déficits, le gouvernement propose donc une énième réforme. Balladur et Fillon s’y étaient déjà attelés, sans succès, l’équilibre financier n’étant jamais atteint. Et les dettes de l’Etat ne cessant de s’accumuler, dans un contexte de crise, le gouvernement et François Fillon affirment en chœur que « rien n’est tabou. » Ce recul envisagé n’est rien d’autre que le rappel des pistes dégagées par les experts, rappellent-ils, sans en souligner le caractère rétrograde. Depuis 1982, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Les réformes successives n’ont jamais osé modifier ce point. Xavier Bertrand, alors Ministre du Travail, avait lancé en 2007 des pistes qui avaient permis de relever l’âge auquel un employeur pouvait mettre un salarié d’office à la retraite. Il était passé, le 1er janvier, de 65 à 70 ans. Sous le précédent quinquennat, la durée de cotisation avait déjà été portée de 40 à 41 ans… dans le privé ! Une mesure qui sera mise en application dès 2012. Dans le même temps, la durée de cotisation des employés de la SCNF, de la RATP ou d’EDF-GDF était portée de 37,5 à 40 ans. La logique gouvernementale est claire : calquer le modèle du privé dans toutes les sphères de la société et du monde du travail.

Le gouvernement va dans le sens du Medef

Malgré une mobilisation en berne samedi dernier, pour la manifestation interprofessionnelle appelée par les syndicats, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a vitupéré les positions du gouvernement qui, dit-il, sont conforment en tous points à celles du Medef. Il a appelé à réfléchir à d’autres pistes que le relèvement de l’âge légal du départ à la retraite. D’autant que cette modification des règles n’envisage en rien la « pénibilité » des métiers. « Je pense qu’il va être très difficile, dans le contexte actuel, d’expliquer aux jeunes générations, désolé, il n’y a pas de place pour vous, parce que ceux qui sont au travail vont devoir y rester plus longtemps », a-t-il ironisé gravement. Le rapport de force entre syndicats et gouvernement ne fait donc que commencer, alors que ce dernier affirme sa volonté d’insérer les partenaires sociaux à part entière dans ce débat.

On n’ose imaginer la détermination du Président de la République, pour qui sa propre retraite est sans doute un sujet tabou.

Jérémy Collado

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L’HOMME QUI NE DONNE QU’AUX RICHES
« L’authenticité se lit sur mon visage. Je ne triche pas. Je ne truque pas ».
Pouvoir d’achat, crise, chômage et licenciements, libertés publiques, immigration… En deux ans de présidence, Nicolas Sarkozy a, de réforme en réforme, mis à mal les valeurs démocratiques et de solidarités.

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LES DÉGATS DE LA CARTE SCOLAIRE
La fin progressive de la sectorisation était présentée par Nicolas Sarkozy comme le grand remède à la « ghettoïsation » des établissement défavorisés. Deux ans plus tard, ce sont eux les premiers à payer la facture…

L’inventaire à la… Fillon

Le premier ministre a présenté le détail des projets du « plan de relance ». Une longue liste qui n’empêchera pas les Français de devoir se serrer la ceinture.

Plusieurs centaines de manifestants, à l’appel des syndicats et des partis de gauche, se sont relayés, hier midi, le plus près possible de la préfecture du Rhône, pour faire entendre leurs protestations au premier ministre. Mais les murs étaient épais et le préfet doit pouvoir dormir sur ses deux oreilles… François Fillon avait, en effet, fait le déplacement à Lyon, avec ses ministres et assuré sa conférence de presse avec Jean-Louis Borloo, Hubert Falco, Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, Christine Lagarde, Michel Barnier, Éric Woerth, Éric Besson et Alain Marleix pour son comité interministériel « d’aménagement et de compétitivité des territoires ». En bref, il s’agissait d’annoncer rapidement et concrètement les mille projets que le gouvernement a choisis pour son plan de relance de 26,5 milliards d’euros. N’ont été sélectionnés, d’après le premier ministre, que des projets qui pouvaient débuter tout de suite mais qui n’auraient été financés que dans cinq ou dix ans et qui ne sont absolument pas, a-t-il assuré, des investissements déjà prévus au budget 2009. Il s’agit de « soutenir l’activité économique en 2009 et en 2010, au moment où la crise la menace et, en même temps, d’améliorer la compétitivité de la France pour les prochaines années ». Pas question de financer des projets dont la mise en oeuvre prendra du retard, mais pas question, surtout, de penser pouvoir d’achat ou de soutenir la consommation. La seule mesure de soutien financier va à 3,8 millions de familles défavorisées, et c’est l’octroi majestueux d’une obole, une « prime de solidarité active », de 200 euros par foyer, qui sera versée en avril, pour attendre la mise en place du RSA au 1er juillet. Pour les autres, il faudra « se serrer les coudes » face à la crise et « croire en leur capacité de rebond ».

11,1 milliards d’euros seront consacrés aux investissements publics, dans les infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et portuaires, dans les équipements de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans la rénovation du patrimoine culturel et celle des établissements de la justice et de la défense. Dans cette enveloppe, il faut aussi mettre l’avance de 2,5 milliards d’euros qui auraient dû être versés en 2010 aux collectivités territoriales. Il n’est pas précisé si l’avance sera renouvelée l’année suivante ou si les collectivités devront se serrer la ceinture… Dépendent aussi de cette manne financière, le soutien à la construction et à l’accession sociale à la propriété, l’accélération du programme de rénovation urbaine qui avait été gelé, l’aide à l’amélioration de l’habitat indigne ou dégradé et la prime de solidarité active. Sachant que tous ces projets sont répartis sur les cent départements, il est effectivement facile de parler de saupoudrage, bien que François Fillon considère que, dans le cas présent, « ce n’est pas un défaut »…

11,4 milliards d’euros seront « remboursés » aux entreprises pour améliorer leur trésorerie (comme « l’amélioration du niveau des avances versées sur les marchés publics de l’État » ou « le paiement des dettes envers les fournisseurs du ministère de la Défense » - serait-il le seul à avoir des dettes ?). Sont prévus également la garantie de prêts supplémentaires aux petites et moyennes entreprises et des aides à l’embauche, c’est-à-dire une réduction des charges patronales, pour les très petites.

Enfin, les grandes entreprises publiques sont chargées, pour quatre milliards d’euros, de moderniser et développer les infrastructures ferroviaires et énergétiques et les services postaux. Rien dans ce plan n’est prévu pour l’industrie, mais il suffit d’attendre un peu le plan pour l’automobile, a assuré François Fillon, car « sans industrie, il n’y a pas d’espoir d’un développement durable ». Quant au plan de relance, il donnera peut-être le sourire aux entreprises du bâtiment et de l’immobilier, mais guère au-delà, puisqu’il n’est même pas à la hauteur des besoins en logement… Un coup de pouce qui va laisser les manifestants de jeudi dernier sur leur faim.

* Après le comité interministériel, François Fillon a rencontré les élus rhônalpins. À cette occasion, André Gerin, député et maire de Vénissieux, l’a entretenu de la situation de Saint Jean Industrie, qui entend délocaliser sa fonderie d’aluminium en Croatie. Dans le courrier qu’il lui a remis, il fait appel au futur plan de relance de l’automobile pour permettre « d’inscrire ce secteur d’activité dans une reconquête industrielle… » Le premier ministre, qui avait déclaré quelques heures auparavant que « sans industrie, il n’y a pas de développement durable », a promis d’examiner le dossier. Il devra faire vite. C’est jeudi que tranche le tribunal de commerce.

Émilie Rive

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Dernière mise à jour de cette page le 09/02/2010