LUTTE AU FIL DES JOURS

Découvrez la playlist la commune avec Jean Ferrat

 


 

le 29 Août 2010

Rentrée offensive pour la gauche

Retour sur les universités d'été qui ont marqué ce week-end à gauche, la rentrée politique sous le signe de l'opposition à Nicolas Sarkozy avec les deux rendez-vous forts des 4 et 7 septembre..

Dans l'Humanité de lundi,retour en reportages et analyses sur un week-end de rencontres et d'universités d'été à gauche. La question du jour : Quelles sont les conditions d'un succès de la gauche en 2012 ?

"La gauche doit faire ses preuves dans la pratique des luttes immédiates - les retraites, l'école, les libertés publiques, les salaires. - et permettre aux citoyens d'être coauteurs des projets politiques", écrit Patrick-Apel Muller dans l'éditorial.

Martine Aubry a promis sur un ton offensif une "alternative crédible" à Nicolas Sarkozy, en clôture de l'université d'été du parti, requinqué par l'unité affichée. "Nous serons prêts pour 2012 et nous ne décevrons pas", a affirmé la numéro un du Parti socialiste, dans un discours visant à bâtir "Une autre France". Elle aussi proposé l'élaboration d'un plan sur la sécurité face "à l'échec complet" de la politique menée par le gouvernement, promettant que dans ce domaine les socialistes seront "efficaces". Ce "plan pour rétablir la sécurité", qui sera annoncé le 2 octobre, fondé sur la "prévention", la "dissuasion", la "sanction", car "pour avoir des résultats, il faut une autre politique".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a clot l'université d'été du parti en appelant à se mobiliser les 4 et 7 septembre prochains face à la "stratégie de pousse-au-crime" de Nicolas Sarkozy, qui en "petit frère des riches" n'ayant "depuis des semaines, plus un mot pour l'emploi, mène une "guerre sociale contre l'ensemble du monde du travail". Il a aussi rappelé qu'un "pacte d'union populaire", sorte de "programme partagé" à gauche, serait lancé à la Fête de L'Humanité. "Pour remettre au centre de gravité de la gauche les défis dont elle n'aurait jamais dû se détourner", pour obtenir une "majorité de gauche" en 2012.

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche en Isère au "rassemblement des forces de l'autre gauche" et souhaité faire de la journée d'action du 7 septembre sur les retraites "le plus grand rapport de force que le pays n'a jamais vu". "Oui, nous voulons la retraite à 60 ans (...) Nous voulons et si nous osons nous l'aurons", a déclaré de son côté Jean-Luc Mélenchon dans son discours de clôture des Rencontres d'été de son parti, baptisées "Remue-méninges", à Saint-Martin-d'Hères (Isère). "Nous avons le devoir de nous rassembler. Et le premier rassemblement c'est la fête de l'Humanité. Ce jour-là commence la discussion d'un programme partagé entre le parti communiste, le parti de Gauche et les formations qui veulent bien se joindre à la discussion de ce programme", a-t-il souligné


Un front solidaire avec le PCF débarque sur la plage de Berck

Plus d’un millier d’habitants de l’Oise se sont retrouvés à Berck-Plage, à l’initiative de la fédération communiste picarde. Un moment populaire de détente et de combativité en attendant la rentrée sociale.

Berck (Pas-de-Calais),

envoyé spécial.

Comme un symbole. Sur l’esplanade Parmentier, trône un barnum. Au sommet, des drapeaux du PCF claquent fièrement au vent marin. Face à l’hôpital de Berck (Pas-de-Calais), les militants communistes de l’Oise, en ce samedi matin, sont à pied d’œuvre et se préparent à accueillir, pour ce rendez-vous annuel, près de 1 600 personnes. Vingt-huit cars ont quitté dès 9 heures les quatre coins du département picard. « Devant la casse des retraites et des services publics, il est important d’être à la riposte », prévient Thierry Aury, responsable du PCF de l’Oise. Et cette journée de solidarité s’inscrit comme un contre-pied à la politique du gouvernement. « Cette initiative est en somme de “l’anti-sarkozysme” par excellence. Il joue la division, et ne défend que les riches. Nous offrons un acte concret de rassemblement de la France populaire », explique le responsable communiste.

À la descente des cars, premiers rires d’enfants et regards d’émerveillement. « Enfin, souffle une discrète mère de famille, des mois que l’on attend ça. » À ses côtés, ses deux enfants trépignent à l’idée « d’aller se baigner », eux qui « n’ont jamais vu la mer », glisse-t-elle avant de rejoindre le sable. Pour Hélène Masure, de Crépy-en-Valois, « il y a une aspiration à couper avec les soucis quotidiens, une aspiration à être comme tout le monde ». Une opportunité, hélas, peu fréquente, voire impossible. « C’est mon unique occasion dans l’année de voir la mer et de prendre le soleil », raconte Bernard Fossé, retraité à Compiègne.

« Que voulez-vous, nous n’avons pas tous les moyens d’aller à Cannes ou à Nice », fait remarquer Sophia Barbier. L’important, ici, est qu’«  on puisse discuter et rencontrer des gens », se réjouit cette retraitée de Beauvais. Paul Lefèvre, venu de Pont-Sainte-Maxence, est pour sa part plus amer. « On ne part pas parce que nous n’en avons pas les moyens. Tout simplement », fait valoir ce retraité de l’industrie et habitué de cette journée à la mer : « C’est ma treizième participation. » Pour lui, « cette fois, il y en a ras-le-bol. Tout augmente : les loyers, le gaz, l’électricité et, pour les salaires et les retraites, rien ». Et de remarquer : « Toujours les mêmes qu’on sacrifie. Il va falloir se bouger et y aller franchement à la rentrée. »

C’est cela aussi, cette journée à la plage, un espace de « détente mêlé de combativité. Un premier acte de rébellion », assure Hélène Masure.

Un point de vue partagé par les sans-papiers de Creil, en grève depuis dix mois, venus pour « se baigner mais aussi défendre nos revendications », témoigne Arouna Bahe, responsable du collectif. En voisins, les jeunes communistes du Pas-de-Calais sont là également. Depuis la mi-juillet, ils arpentent les plages du littoral où ils ont diffusé plus de 8 500 tracts sur « le droit à une retraite à 60 ans et à taux plein ». En cette escale berckoise, l’occasion était belle « d‘accompagner les camarades de l’Oise », se réjouit Simon Poudroux, les bras chargés d’Avant-garde, le journal des jeunes communistes, et de Liberté 62, l’hebdomadaire départemental. « Pour ne pas laisser retomber la pression et mobiliser pour la manif du 7 septembre. » Rendez-vous pris

Lait : Stickage en grandes surfaces

Les producteurs montrent du doigt les produits à boycotter en magasin.

Des opérations de « stickage » des produits laitiers élaborés par les grands groupes de la transformation laitière se poursuivent depuis plusieurs jours dans les rayons des grandes surfaces à l’initiative de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs. Elles dénoncent auprès des consommateurs les groupes laitiers qui refusent d’appliquer l’accord du 3 juin 2009 qui devait se traduire par une hausse du prix du lait de 10 % en juillet 2010 après une baisse moyenne de 20 % en 2009, quand il y avait une surproduction de beurre et de poudre dans certaines laiteries.

Producteurs de lait dans les Hautes-Pyrénées, Guy Doléac indique que Danone a respecté l’accord, ce qui n’est pas le cas de Lactalis et Bongrain. Alors qu’elles produisent surtout des produits frais et du fromage, ces entreprises ne payaient que 287 euros pour 1 000 litres de lait en juin et ne veulent pas appliquer les 323 euros que prévoyait l’accord de 2009 pour le troisième trimestre de 2010 dans le cadre d’un assainissement du marché du beurre et de la poudre. Elles s’en tiennent à un prix compris entre 305 et 310 euros. D’où l’appel au boycott de leurs produits dans tout le pays pour leur faire changer d’attitude.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, les produits de Lactalis, dont le lait Lactel et les produits Président, ont également été la cible principale des producteurs de lait. Car Lactalis tient le rôle du meneur le plus déterminé à faire baisser le prix du lait. Bien que positionné sur des produits à forte valeur ajoutée en de nombreuses régions, Lactalis semble considérer aujourd’hui que la part de ces produits dans son chiffre d’affaires est trop négligeable aujourd’hui pour qu’ils soient maintenus. Les autres marques « stickées » chez les Ch’tis étaient Bongrain, Sodiaal et Bel. Demain des délégations iront forcer la porte de ces entreprises

 

Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité


Stop aux procès politiques !


Cinq militants du Collectif du Haut-Rhin pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens sont assignés en correctionnelle pour distribution d’un tract appelant au boycott de certains produits des colonies israéliennes illégales. Il soulignait que les produits israéliens n’ont pas de traçabilité permettant de distinguer les produits israéliens stricto sensu des produits des colonies vendues sous le faux label « Made in Israël » ce qui constitue une grave fraude à l’origine.

L’importateur de « Soda club » en France vient, par exemple, de fournir une pièce officielle de cette entreprise indiquant que ses produits « Soda Club » sont bien fabriqués dans une colonie israélienne et qu’il est donc en conformité avec la loi et l’arrêt dit Brita de la Cour européenne de justice en vendant ces produits sous le label « Product of Israël » ! Ce sont des produits « made in Palestine » et il serait légal de les vendre sous une autre origine ! C’est tout simplement faux.

Et au lieu de faire appliquer la loi et réprimer ces faux la justice, sur ordre express de la Garde des sceaux, attaque les militants du droit et de la paix. Non seulement le gouvernement viole ses propres lois mais il accable et poursuit en justice celles et ceux qui s’en indignent ! C’est le monde à l’envers. Ce sont ceux qui nous gouvernent qui devraient être poursuivis d’autant qu’ils ne peuvent pas dire qu’ils ne « savent pas » : M. Woerth puis M. Baroin, responsables des douanes, ont reçu pas moins de trois lettres de notre association dénonçant cette imposture et cette fraude en leur demandant d’agir pour y mettre un terme.

Pourtant ces cinq militants sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre.

Nous exigeons que la justice – la vraie – soit rendue et que non seulement nos cinq amis du Haut-Rhin soient relaxés mais que tous les fraudeurs soient eux, et eux seuls, poursuivis comme il se doit !

Le soutien aveugle du gouvernement Sarkozy-Fillon aux dirigeants extrémistes d’Israël ne peut conduire à violer le droit en France en faveur de l’Etat israélien et à inculper ceux qui, à l’inverse, défendent le droit et la justice.

Ce procès est clairement un procès de nature politique. Et quand la politique entre dans les prétoires la justice en sort. C’est pourquoi, outre notre soutien total à ces militants innocents – comme à tous les animateurs de la solidarité avec le peuple palestinien « ciblés » par la répression du pouvoir -, nous accusons les gouvernants de notre pays qui entretiennent la haine, le mensonge et qui bafouent la loi. Nous demandons que la justice passe là où elle doit passer : importateurs, vendeurs, et ministres ainsi que hauts fonctionnaires qui laissent faire tandis que rien ne les oblige, doivent être poursuivis ! C’est notre exigence politique, et elle est conforme au droit !


Paris, le 31 juillet 2010

Le Bureau national de l’AFPS

  le 26 Juillet 2010


   le 3 Août 2010

Prix du lait : les industriels auront-ils carte blanche ?

Alors que les industriels font pression pour faire baisser les tarifs, l’inquiétude monte chez les éleveurs.

La colère des producteurs de lait est-elle à nouveau sur le point de déborder ? Elle n’en est pas loin, en tout cas, alors que les éleveurs redoutent qu’on les oblige à brader leur lait. Les actions se sont multipliées, ce week-end, sans qu’aucun mot d’ordre national n’ait été lancé. Dans l’Orne, les syndicats ont appelé les grandes surfaces à boycotter les produits Lactalis. Idem en Rhône-Alpes, où les articles Bel et Bonduel étaient également visés. Plainte symbolique déposée contre les laiteries dans la Sarthe, fumier déversé devant les usines en Seine-Maritime ou opération de stickage (ré-étiquetage des produits en rayon visant à afficher leur « juste prix ») en Loire-Atlantique… Des mobilisations étaient envisagées dans une trentaine de départements. Personne ne parle encore ni de grève ni d’épandage de lait comme on a pu en voir à l’automne dernier. N’empêche. Entre producteurs et industriels, la guerre du lait est bel et bien relancée.

La hache a été déterrée voilà dix jours, après l’échec des négociations (lire notre édition du 27 juillet) visant à établir le prix du lait pour le troisième trimestre 2010 (juillet, août, septembre). La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), affiliée à la FNSEA, réclame qu’il augmente proportionnellement aux cours du beurre et de la poudre de lait, lesquels ont grimpé, cet hiver, de près de 11 %. Payée actuellement moins de 300 euros, la tonne de lait passerait ainsi à plus de 325 euros.

Les industriels ne refusent pas frontalement, mais demandent d’inclure, dans le calcul, les indicateurs allemands, pays plus productif où le lait vaut moins cher. « La tonne de lait ne nous serait alors payée qu’entre 310 euros et 315 euros, ce qui est intolérable », explique Henri Brichard, président de la FNPL, qui relève que les charges, pour les éleveurs, ont elles aussi augmenté cette année. Et qui rappelle, surtout, qu’un accord avait été signé le 3 juin 2009 entre la FNPL, la FNSEA et les industriels. Ratifié en pleine crise et alors que les producteurs exigeaient un minimum de 310 euros la tonne de lait, cet accord admettait un prix relativement faible (entre 269 euros et 289 euros la tonne) mais censé augmenter en même temps que les cours du marché. « Nous avons accepté d’être payés moins cher cet hiver avec la promesse d’une hausse des prix en été », rappelle Rachël Quiquerro, responsable du dossier lait au syndicat Jeunes Agriculteurs (JA). « Les industriels ne peuvent pas, aujourd’hui, exiger la qualité française et le prix allemand. »

Accord scélérat ? Le mot vient facilement chez ceux qui, dès le départ, l’avaient dénoncé. « Aucun producteur de lait n’aurait dû le signer, note Yves Sauvaget, responsable de la commission lait de la Confédération paysanne. Nous fonçons dans un système totalement libéralisé, dont l’État se désengage pour laisser faire les marchés. »

Le fait est que Bruno Lemaire fait preuve, cet été, de discrétion. Depuis le début de cette nouvelle crise, le ministre de l’Agriculture n’est intervenu qu’une seule fois, pour demander aux industriels et aux organisations majoritaires de trouver un arrangement. Les bordereaux de facturations du lait de juillet, qui n’arriveront dans les fermes qu’aux alentours du 15 août, diront ce qu’il en est. Les éleveurs ne sauront qu’à ce moment à quel prix ils ont travaillé cet été. Une question sur laquelle le gouvernement semble désormais laisser carte blanche aux laiteries.

General Motors. La CGT séquestrée

Huit militants CGT de General Motors Strasbourg ont été retenus dans leur local, vendredi, après leur refus de signer l’accord de reprise proposé par GM Company.

Après le chantage à l’emploi et les reculs sociaux, l’atteinte à la liberté syndicale fait son entrée à General Motors Strasbourg. Vendredi dernier, huit militants de la CGT ont été retenus pendant plusieurs heures par une cinquantaine de salariés qui voulaient les contraindre à signer l’accord de reprise proposé par la direction de GM Company. Le projet préserve l’emploi pour trois ans en contrepartie d’une diminution de 10 % des coûts salariaux et avait été approuvé par référendum interne par plus de 70 % des salariés.

La CGT s’est refusée, depuis le début des négociations, à céder au chantage à l’emploi et à entériner le gel des salaires pour deux ans et la suppression de jours de RTT. En outre, la tentative de la direction de modifier le projet après le référendum en y ajoutant l’annualisation du temps de travail, qui n’avait jamais été négociée avec les syndicats, puis son retour en arrière devant la colère des salariés, n’

a pas facilité les négociations…

Les tensions étaient déjà palpables jeudi, lors du vote du CE et des délégués syndicaux, puisqu’une trentaine de cadres se sont rassemblés devant les locaux de la CGT pour la pousser à signer l’accord le lendemain. Vendredi matin, la CFDT, majoritaire parmi les 1 150 salariés, ainsi que FO et la CFTC ont finalement approuvé la proposition de la direction de GM Company. Après 14 heures, une soixantaine de personnes ont bloqué huit délégués de la CGT dans leur local puis dans les ateliers.

Une pratique digne d’une dictature

Selon Robert Roland, responsable du syndicat, ils étaient composés de cadres, de chefs de service et de techniciens envoyés par la direction pour faire plier la dernière organisation réticente. Jean-Marc Ruhland, responsable CFDT, assure que de nombreux ouvriers étaient également présents, et que le mouvement était spontané.Les délégués CGT auraient été invectivés et même menacés de mort, et certains d’entre eux se seraient trouvés au centre d’une bousculade. Le syndicat dénonce une pratique digne d’une dictature et tient à rappeler ses droits : « On est en démocratie, on a tout à fait le droit de ne pas signer ! » Cinq syndicalistes ont d’ores et déjà porté plainte.

Un représentant de la direction de GM Strasbourg a signalé que l’offre de reprise de GM Company requérait la signature de tous les délégués syndicaux. Selon Robert Roland, le groupe veut s’assurer la paix sociale : « Il cherche à casser toute forme de contestation, et veut des syndicats godillots aux ordres du patron. »La direction a repoussé la date butoir de la signature, prévue le 23 juillet, au 28, et la CGT redoute de nouvelles tentatives de pressions. Si elle persiste et refuse de signer, GM Company devra se prononcer sur le maintien de son offre

 

.



À gauche, un ton combatif

À gauche, le cortège des réactions donnait à entendre l’injustice de la réforme. Beaucoup estiment que la question du financement n’est pas résolue.

« Irresponsable », le mot a été lâché par Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, hier après-midi. « Le report de l’âge de départ à 62 ans est une mesure idéologique qui ne règle pas les problèmes du financement des retraites », a-t-elle poursuivi. Aussitôt, Martine Aubry a annoncé que le PS continuerait de combattre cette réforme « aux côtés des organisations syndicales », notant que le gouvernement s’apprêtait à puiser dans le fonds de réserve des retraites « destiné aux jeunes », créé sous l’ère Jospin. Jean-Marc Ayrault, président du groupe à l’Assemblée nationale, a estimé que ce projet constituait un « signe aux marchés financiers qui font la loi ». Le recul de l’âge de la retraite toucherait en premier lieu « ceux qui commencent jeunes, ceux qui travaillent dur ». Ce que le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone traduit ainsi : le gouvernement va « transformer de jeunes retraités en vieux chômeurs ». Au nom du PCF, Pierre Laurent a fustigé « le coup de force du gouvernement » et a dénoncé une réforme qui va frapper plus durement les salariés précaires, les femmes sans résoudre les problèmes de financement, car elle ne s’attaque pas aux gâchis financiers ni au chômage. Le PCF va mener campagne tout l’été et soutiendra la proposition de loi communiste.

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, s’est montré combatif  : « Aujourd’hui est jour de tristesse et de colère. La fin de la retraite à 60 ans, c’est la fin d’un monde. Le moment venu, au pouvoir, la gauche devra annuler toutes ses mesures injustes et rétablir la retraite à 60 ans. » De son côté, le NPA se projette : pour « exiger le retrait de ce projet de loi », il faut « réussir la journée de grève et de manifestations du 24 juin comme première riposte d’urgence ».

Enfin, selon les Verts, les plus modestes « subiront la double peine : à la fois recul de l’âge légal à 62 ans et en même temps allongement de la durée à 41,5 ans ».

PARIS

Exaspérés,

les Kinés montrent leur détermination !

6
A l’appel de toutes les organisations syndicales, UNION (Objectif Kiné + SNMKR) et  FFMKR,  ce 28 mai a été la toute première journée d’action nationale dans les départements.

Certains seront allés jusqu’à Paris rejoindre nos amis d’Ile de France devant la CNAMTS. Un grand merci aux consœurs et confrères qui se sont déplacés  à Paris pour exprimer leur exaspération en bloquant la CNAMTS pendant 3 heures et le périphérique pendant 20 minutes au risque de se voir bousculés par les CRS !

Ce sit-in a permis, à  une  délégation de L’UNION présente devant les grilles de la CNAMTS,  d’être reçu par le Frédéric VAN ROEKEGHEM,  Directeur Général de L’UNCAM, et lui a remis  une motion (ici). Afin d’essayer de sortir de l’impasse conventionnelle imposée par l’Assurance Maladie. Le Directeur Général,  nous promet une réponse pour le 2 juin.

7

4

En attendant, restons mobilisés si nous ne voulons pas que la kinésithérapie libérale s’asphyxie totalement !

Certains d’entre vous l’ont  déjà compris et si la réunion du 2 juin ne débouche sur aucune avancée significative préparons nous pour la manifestation nationale du jeudi 10 juin  14H30 organisée par l’UNION et la FFMKR qui se déroulera entre Montparnasse et le Ministère de la Santé pour défendre NOTRE profession.

Hasard du calendrier, ce 28 mai aura également vu la publication des premiers référentiels au journal officiel, pour une application dès aujourd’hui. (JO ici). Ces référentiels sont un des motifs de notre combat et s’il en était besoin leur publication ne fait que renforcer notre détermination.

 

 

 

Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :

Dernière mise à jour de cette page le 30/08/2010