La santé

  le 31 Juillet 2010

L’exemple de la Creuse pour défendre les hôpitaux

Les maires du département de la Creuse viennent de produire un acte de résistance salutaire. Ils ont décidé de rompre leurs relations avec L’Etat tant que le ministère de la santé ne sera pas revenu sur sa décision de fermer le service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret. Cette inadmissible décision s’incrit dans le plan gouvernemental de suppression de plusieurs centaines de services de santé publique, survenant après la fermeture de centaines de maternités et de services d’urgence.

Ces décisions antisociales sont prises sans la moindre concertation avec les élus locaux et les personnels de santé. Elles n’ont strictement rien à voir avec les besoins humains de santé, mais tout avec les critères de l’argent-roi. Selon des normes uniquement comptables, ce pouvoir de droite décide autoritairement de fermer des hôpitaux de proximité sans tenir compte ni de la géographie, ni des besoins d’équilibre des territoires, ni des temps réels d’accès des populations aux services de santé.  Ajoutons que, même en prenant en compte le critère de l’économie, il n’est pas prouvé que la concentration hospitalière en cours soit efficace. Elle ne l’est pas non plus du point de vue de la qualité sanitaire. Ce qui est sûr c’est que dans  nos campagnes, qui ont souvent une population vieillissante, les risques d’aggravation de l’état de santé de nombreux habitants, voire de mortalité s’accentuent. La concentration éloigne les patients des centres médicaux. Cela les conduit à consulter moins. L’inégalité devant la santé s’aggrave donc. La fermeture de services hospitaliers accompagne ou accélère les difficultés de la médecine générale parce qu’il y a de plus en plus de difficultés à trouver des médecins pour s’installer dans de telles conditions. Au bout du compte, les déserts médicaux risquent de s’amplifier avec les conséquences humaines que cela engendrera inévitablement. Composante essentielle de l’accès de toutes et tous aux soins, les petits hôpitaux de proximité permettent en effet de dispenser les premiers soins, les premiers secours qui souvent sauvent des vies. Ceux-ci travaillent déjà en réseau avec des structures plus importantes dans les plus grandes villes. C’est cette voie qui devrait être privilégiée au lieu de la casse du service public en cours.

A force de déstructurations, de réductions de personnels, le pouvoir cherche à décrédibiliser le service public hospitalier comme d’autres services publics pour accréditer l’idée de la supériorité du privé. C’est un terrible piège. Dans le cas de la santé l’objectif est de porter des coups à l’hôpital public et à la sécurité sociale pour aller vers un autre système combinant clinique et assurances privées. Ce serait l’accès à  la médecine selon ses moyens financiers, au détriment de la solidarité et de la santé de l’immense majorité. Mais le pouvoir applique par anticipation les normes établies par l’Organisation Mondiale du Commerce, notamment ce qui a été baptisé accord général sur le commerce des services (AGCS).

L’acte de résistance des élus de la Creuse doit  être  soutenu. Leur mouvement devrait s’élargir. Les conseils régionaux, dont la grande majorité est animée par les forces de gauche, devraient utiliser leur droit à définir des politiques de santé que leur confère le code des collectivités locales pour soutenir et appuyer les élus locaux contre les décrets préfectoraux.

Seul le rapport de force peut faire reculer le pouvoir Sarkozyste. Les  tribunaux administratifs de Nimes et de Nantes ont récemment suspendu les décisions de fermer la maternité de Valréas et la chirurgie ambulatoire de Saint-Calais dans la Sarthe. Toutes les actions sont utiles.

Quant à l’argument de l’argent ! On aurait pu en sauver des hôpitaux  avec les cent millions qu’a reçus Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal et le milliard gaspillé prétendument pour lutter contre la grippe porcine. Enfin la mise à contribution des revenus financiers - qui s’élèvent à 270 milliards d’Euros -permettrait de dégager plusieurs milliards d’Euros pour la santé et les retraites. Les manifestations du sept septembre dans tout le pays qui s’annoncent déjà importantes seront un moyen de le réclamer avec force.

La santé n’est pas un coût. Elle n’a pas de prix. Avec les élus de la Creuse et d’ailleurs défendons-la

 

le 5 Août 2010

Grippe A : les sénateurs accablent le gouvernement

Dans un rapport publié jeudi, la Commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la grippe A, présidée par François Autain (Parti de Gauche), le gouvernement s'est "empêtré" dans des contrats "déséquilibrés", au grand profit des laboratoires.

L'Humanité met à disposition l'intégralité du rapport des sénateurs. Téléchargez-le ici. Selon les sénateurs, les contrats signés en juillet-août 2009 pour la production de 94 millions de doses de vaccin « se caractérisent par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses ». Ils relèvent « l'absence de clause de révision » et « le transfert à l'Etat de la responsabilité des laboratoires du fait des produits défectueux ». Ils s'étonnent aussi de la « confidentialité des contrats », levée suite à la demande de journalistes. Le gouvernement n'a pas bénéficié non plus de certaines garanties, notamment sur l'efficacité et la sécurité du vaccin, et ne disposait que de calendriers de livraison « purement indicatifs », notent les sénateurs.

La commission estime que la stratégie du ministère de la Santé était « figée par les contrats passés avec les fournisseurs de vaccins », et, estime le rapporteur, « le gouvernement français n'a pas eu beaucoup de choix », se trouvant « enfermé dans une situation dont il n'a pu sortir que par la résiliation des contrats ». Des clauses « aux considérations excessivement commerciales » n'auraient pas dû être acceptées. Le rapport révèle que les contrats établis avec les fournisseurs de vaccins (Sanofi, Novartis, GSK et Baxter) n'ont pas rendu possible une réduction des commandes. La résiliation fut alors la seule issue possible, engageant d'importants dédommagements (de l'ordre de 48,5 millions d'euros). « Il n'est pas admissible que des autorités chargées d'assurer une mission de service public d'une importance vitale soient à la merci des fournisseurs de vaccins ».

Le rapport, rédigé par l’UMP Alain Milon, se félicite cependant que la France semble « avoir payé moins cher que d'autres » la résiliation partielle des contrats. Il estime d’ailleurs que les décisions prises en mai et juin d'achat massif de doses pour « parer à toutes les éventualités » étaient « justifiées ».

Une approche contredite par les membres de la commission appartenant au Groupe communiste et au Parti de gauche, qui ajoutent au rapport un commentaire critique : le gouvernement n’a « pas su prendre les bonnes décisions au bon moment » et n’a pas su procéder en temps utile aux « révisions nécessaires ».

Dès les premiers cas de grippe A, « la pandémie annoncée est devenue la pandémie attendue », note le rapport. Il faut dire que la communauté scientifique, par ses prédictions, donne l'impression de souhaiter la propagation massive du virus, reflétant une sorte de « désir de pandémie ».

« Les scénarios les plus pessimistes ont été privilégiés », notent les sénateurs d’opposition, parlant de « déni de réalité ». « Pourquoi certains gouvernements ont-ils cédé au chantage de l'industrie pharmaceutique alors que d'autres ont tenu bon ? », demandent-ils. Pour eux, il y a eu « surestimation constante du risque par le gouvernement ». Il est clair que, méconnaissant le principe de précaution, le gouvernement est tombé au plus profond du précautionnisme, ce nouveau populisme dénoncé dans L’inquiétant principe de précaution par Géral Bronner, interrogé ce matin sur France Inter. Dans le cas présent, cela a impliqué une « stratégie vaccinale surdimensionnée », une « dramatisation infondée de sa communication » et un grave « gaspillage des fonds publics ». La gestion de la grippe A (vaccins, antiviraux, communication...) aura coûté en tout 993 millions d'euros. Initialement estimé à 1,5 milliard d'euros, ce montant demeure incertain, selon le propre aveu de la Commission.  

Les sénateurs notent que « les généralistes ont particulièrement bien géré la réponse à apporter à la pandémie, et ils ont su rassurer leurs patients, évitant un engorgement du système de soins ». Mais « l'expertise française n'a pas su mesurer l'ampleur d'un phénomène qui s'est avéré bien plus limité que ses évaluations ne le laissaient penser ». A ce sujet, la Commission avance 38 recommandations. Elle préconise notamment une réforme du Haut Conseil de la santé publique ainsi qu’un élargissement du panel des experts aux « sciences humaines ».

 

L'OMS mise en cause

L’Organisation mondiale de la santé est quant à elle mise en cause pour son « opacité » et « son incapacité à gérer les conflits d’intérêts » entre ses experts et l’industrie pharmaceutique. « L'influence des laboratoires sur les recommandations de l'OMS apparaît dans le rôle donné à la vaccination comme réponse à une pandémie grippale », note la commission. Le rapport estime aussi qu'il est « difficile de comprendre » qu'une aussi vaste entreprise de santé publique « ait pu être organisée et préparée sans que les professionnels de santé soient étroitement associés à cette préparation ». Enfin, il s'est étonné que l'OMS ait modifié sa définition du mot pandémie peu avant la crise : « le critère de gravité », qui stipule qu'un grand nombre de décès doit être constaté, aurait été effacé « un mois avant le passage en phase 6 le 11 juin 2009 ». Les sénateurs ont toutefois préférer ne pas dénoncer explicitement une fausse pandémie

Le dépeçage sur ordonnance de l’AP-HP

Le plan de casse des hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a été présenté aux syndicats mercredi. Malgré la mobilisation, la direction générale passe en force sous la pression du gouvernement.

Le couperet est tombé. En plein été, presque en catimini. Le plan stratégique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), signant le regroupant de 37 hôpitaux en 12 pôles, a été présenté mercredi à la CGT, SUD, FO, la CFDT et le SNCH au comité technique central d’établissement (CTCE). Après huit heures de discussions, les syndicats réunis au sein de l’instance consultative ont rejeté à l’unanimité ce projet, qui prévoit 5 000 suppressions de postes d’ici à 2014. Chiffre que les organisations ont calculé elles-mêmes face au mutisme de la direction.

Balayant d’un revers de main l’occupation du siège de l’AP-HP en mars, les mobilisations syndicales dans les hôpitaux, les menaces de démission des professeurs du plus grand CHU de France, la direction générale a quasiment présenté la même mouture qu’en janvier, ajoutant au passage 1 000 suppressions de postes d’après les syndicats. « On a vraiment le sentiment d’avoir perdu notre temps en négociant. Je suis dégoûtée de participer à cette mascarade », constate Annie Pivin, secrétaire générale adjointe CFDT. « La voie des économies est tracée. On s’y attendait depuis le conseil de surveillance du 3 juillet, les ordres viennent de là-haut, du ministère de la Santé, de l’Élysée », commente Gilles Ibanez, secrétaire adjoint au syndicat FO. Le déficit de l’AP-HP, près de 100 millions d’euros en 2009, doit être stabilisé en 2010. Des chiffres à prendre avec des pincettes étant donné que l’EPRD (l’état prévisionnel des recettes et des dépenses), le budget de l’année en cours, n’a toujours pas été voté !

Flou artistique  sur les restructurations

Avec ce tour de vis imposé par le gouvernement, des transferts de services et des saignées dans les emplois sont au menu. L’Hôtel-Dieu, plus ancienne structure de la capitale, conserverait seulement ses urgences et ses lits d’aval. Le reste des activités irait à Cochin. Ce même hôpital céderait son centre de grands brûlés à Saint-Louis. Le centre d’IVG de Tenon (20e arrondissement) est quant à lui définitivement enterré. À Saint-Antoine (12e arrondissement de Paris), la maternité ferme fin 2011, transférée vers Trousseau et Tenon. « Ils ne savent pas comment ils vont accueillir les patientes. On ne parle même plus de qualité des soins à ce niveau-là », constate Anne Bonini, sage-femme. Un tiers du personnel ne serait pas assuré d’un reclassement sur ces deux sites. Le seul élément « positif » de ce plan concerne le maintien des lits de soins de suite et rééducation (SSR) sur l’hôpital Joffre-Dupuytren (Essonne). Quant à la mise en pratique de ces restructurations, c’est le flou artistique. « On devrait faire plus d’actes avec moins de personnels et moins de services, une totale utopie », tranche Marie-Christine Fararik, secrétaire du syndicat SUD à l’AP-HP. Les sujets sensibles, comme le cas de Trousseau, seront directement évoqués au directoire. « Nous ne sommes pas dupes. On a obtenu le maintien de trois hôpitaux pédiatriques avec la mobilisation, on doit rester vigilants pour la suite », explique le docteur Daniel Annequin, médecin et président du Collectif pour un nouveau Trousseau. Le directeur général, que les syndicats disent sur le départ, peut dire merci à sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot. Le coup de rabot dans les emplois devrait passer comme une lettre à la poste en septembre, grâce aux nouvelles instances de la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), qui donne plus de pouvoir au directeur. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), les priorités sont devenues celles du gouvernement. Exit les soins pour tous, place aux économies drastiques.

 

 

ARS. Points de vue

« Le directeur d’hôpital devient exécutant de l’ARS »

Jean-Michel toulouse, directeur du centre hospitalier intercommunal robert-ballanger à aulnay-sous-bois.

« Avec cette réforme, les directeurs 
d’établissement sont nommés et évalués 
par le directeur de l’Agence régionale de santé. Quelle va être leur liberté d’action dans ces conditions  ? Aucune. Avant, en cas de désaccord avec le préfet, 
ou le ministère, on pouvait avoir une certaine 
influence en s’appuyant sur le président du conseil d’administration (CA) de l’hôpital, qui était un élu, 
la seule instance démocratiquement élue. Maintenant que le CA a disparu au profit d’un conseil 
de surveillance qui n’a plus de pouvoirs, ce ne sera 
plus possible. Les directeurs deviennent 
des exécutants des ARS, n’ont plus aucune possibilité d’être les garants de la satisfaction des besoins de santé publique sur nos territoires. Tout le pouvoir passe 
aux ARS. Tout cela ne me paraît pas très conforme 
à la démocratie sanitaire. »

« Il n’y aura plus de contre-pouvoir à l’hôpital public »

Professeur André Grimaldi, président du mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP)

À la base, ce n’est pas une mauvaise idée d’envisager la santé de manière territoriale. Mais on assiste à une politisation extrême de la gestion de l’hôpital public. 
Avec l’ARS, il n’y aura plus que 4 échelons décisionnels entre Nicolas Sarkozy et le médecin chef de pôle hospitalier. Le directeur de l’ARS est directement nommé et révocable en conseil des ministres. Lui-même 
désigne et peut révoquer le directeur d’hôpital, qui nomme et révoque le chef de pôle. Dans le directoire prévu par la loi Hôpital patient santé territoire, 
les médecins ne pourront pas voter. Il n’y aura plus 
de contre-pouvoirs à l’hôpital public. Maintenant, 
c’est « vous obéissez  ! », comme on a pu le voir avec 
le plan de réorganisation de l’AP-HP. Or l’hôpital, 
c’est un lieu complexe qui a besoin de concertation 
et de confrontation avant la décision. Plusieurs directeurs et médecins se préparent à quitter l’AP-HP.

« Je crains pour l’avenir 
des centres médicaux de santé »

Pierre Gosnat, député PCF du Val-de-Marne

Avant la mise en place de l’ARS, il n’y a pas eu 
de réel échange avec les élus et les médecins. 
Ce qui me dérange, c’est cette mainmise de l’État 
sur les politiques de santé. Je crains pour l’avenir 
des centres médicaux de santé de ma commune. L’objectif de l’ARS étant de faire un maximum d’économies, elle pourrait décider de les transformer 
en maisons pour personnes âgées dépendantes 
(Mapad) privées.

Qui dirige les ARS ?

Parmi les 26 directeurs des nouvelles agences régionales de santé (ARS), nommés mercredi en Conseil des ministres, on trouve 
un ancien ministre socialiste de la Santé, Claude Évin, plusieurs anciens préfets et sous-préfet, un ancien dirigeant de cliniques privées du groupe Générale de Santé, un ex-patron du groupe minier et métallurgique Eramet, le directeur général de la Mutualité, Daniel Lenoir, nombre d’anciens directeurs des agences régionales d’hospitalisation (ARH), remplacées par les ARS. Mais très peu 
de gestionnaires d’hôpitaux publics

Plan de casse aux Hôpitaux de Paris

Le conseil exécutif de l’AP-HP vient de valider les modalités de regroupement des 37 établissements franciliens.

Bienvenue dans la modernité, vue par la direction de l’AP-HP  : celle d’une peau de chagrin hospitalière. Selon une révélation du quotidien les Échos, hier, le conseil exécutif de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris vient de valider des orientations remodelant en profondeur la carte hospitalière en Île-de-France. Comme annoncé l’été dernier, les 37 établissements de l’AP-HP en Île-de-France seraient regroupés en douze groupes hospitaliers, au sein desquels les activités seraient centralisées par transferts et fermetures de services. Ainsi, les hôpitaux Beaujon et Bichat fusionneraient, les activités les plus lourdes de l’Hôtel-Dieu partiraient à Cochin, tandis que les services de pédiatrie spécialisée de l’hôpital Trousseau seraient transférés à Necker ou Robert-Debré, voire tout simplement fermés. « Cette décision est d’une gravité extrême », a déclaré aux Échos le professeur Albert Bensman, chef du service de néphrologie pédiatrique de Trousseau, qui dénonce une « double peine pour les enfants atteints de maladie grave, que d’entrer dans des logiques comptables ». La restructuration vise en effet une réduction des coûts, le directeur général de l’AP-HP ayant annoncé en novembre 2009 l’objectif de supprimer, d’ici à 2012, 3 500 emplois sur un effectif de 90 000. « L’AP-HP doit se moderniser, mais là, cette restructuration signifie destructions d’établissements, baisse de l’activité et de l’offre de soins », dénonce le professeur Bernard Granger, du Mouvement de défense de l’hôpital public.

Haro sur l’hôpital et les remboursements à 100%

Face au déficit record de l’assurance-maladie, le gouvernement veut tailler encore dans l’emploi à l’hôpital et réduire le champ des ALD.

Le Parlement a adopté définitivement hier le budget 2010 de la Sécu (PLFSS), marqué par un déficit record de 30,6 milliards d’euros. Bien que ce déséquilibre soit surtout le résultat d’un affaissement des recettes, le PLFSS ne contient aucune mesure significative sur ce volet. Le gouvernement a repoussé la plupart des demandes des parlementaires visant à dégager de nouvelles ressources, comme celles, avancées par les députés communistes, visant à limiter les exonérations de cotisations patronales et à taxer les stock-options. En revanche, dans la droite ligne des nombreuses mesures qui ont provoqué une augmentation de 40 à 50 %, en moyenne, depuis 2001, des coûts directs de la santé pour le budget des ménages (selon une étude du cabinet Jalma), le PLFSS frappe les assurés sociaux au porte-monnaie, en augmentant le forfait hospitalier (à 18 euros) et en déremboursant une nouvelle vague de médicaments. Ce double choix – ne pas augmenter les recettes, au prétexte de ménager la compétitivité des entreprises, et accroître régulièrement la part des dépenses restant à la charge des malades – ne relève évidemment pas du hasard. « À force de dérembourser, on décrédibilise le système, et on prépare, sans le dire, le terrain à l’assurance privée », relève le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss).

De récentes déclarations officielles donnent à penser que le gouvernement compte accélerer la mise en oeuvre de ce projet. « Nous n’augmenterons pas les recettes », indiquait le 18 novembre, au Forum économie santé des Échos, le conseiller social de l’Élysée, Raymond Soubie. Il y aura, en revanche, « un effort continu » pour faire « baisser progressivement » la croissance des dépenses d’assurance maladie remboursées (l’Ondam). Étant sous-entendu que le reste à la charge de l’assuré pourra continuer de croître… Dans une interview au Monde, daté d’hier, le ministre du Budget Éric Woerth précise vouloir « ramener la progression » de l’Ondam « sous la barre des 3 % » (contre un rythme actuel de 4,1 %). Pour cela, « il y a deux questions centrales », selon Raymond Soubie. L’emploi à l’hôpital : il s’agit, explique-t-il, de profiter de la vague de départs à la retraite annoncée (220 000 entre 2008 et 2015) pour mener ce qu’il appelle « des actions d’optimisation ». Les soins des affections de longue durée (ALD), remboursés à 100 %: « Il y a des gens qui nous disent : “On peut modifier les périmètres, il y a des affections qu’on pourrait peut-être ne pas mettre dans les ALD”. »

Sarkozy n’est pas le bienvenu à Paul-Brousse

Santé . La visite du chef de l’État à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif aujourd’hui est vécue comme une provocation pour les personnels débordés.

Comme dans la plupart des établissements de santé, la tension est quasi permanente au sein du service de réanimation hépatobiliaire de l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif, Val-de-Marne). Hier, de l’aveu de l’une des - infirmières de l’équipe d’après-midi, c’était carrément « la crise ». « Nous ne sommes que cinq infirmières sur une équipe de douze, et les aides-soignantes sont trois au lieu de six », témoigne Delphine Garcia-Jimenez. Dans ce contexte, la visite de Nicolas Sarkozy, prévue aujourd’hui pour y célébrer la 2 500e greffe de foie réalisée dans cet établissement de renommée internationale, est très mal vécue par le personnel.

Un personnel qui, face à la multiplication des départs et des absences non remplacées, a déposé un préavis de grève pour aujourd’hui et demandé à la CGT, syndicat majoritaire au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), de déposer un avis de danger grave et imminent pour dénoncer la mise en danger au quotidien des professionnels de l’établissement et par voie de conséquence des patients. « Notre situation est en l’état depuis maintenant six mois (…). Nous ne pouvions laisser croire, à l’occasion de la venue du président de la République, que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes », ont alerté une dizaine d’infirmières et d’aides-soignantes dans une lettre ouverte.

Les syndicats de l’AP-HP n’ont pas manqué de souligner l’indécence de cette visite présidentielle en cette période de disette financière et de dégradations des conditions de travail dans les établissements de santé. Dénonçant « l’état de siège imposé à l’hôpital Paul-Brousse » pour l’occasion, SUD santé déplore les multiples contrôles de sécurité et pointe surtout

le coût de cette virée, qu’il estime à 200 000 euros, soit « l’équivalent de huit - infirmières sur un an ». « Alors qu’il est demandé aux hôpitaux de ne plus recruter, de supprimer des emplois, avec un plan de - redressement financier drastique, la rigueur n’est plus de mise pour celui qui nous l’impose », raille pour sa part la CGT.

Un rassemblement pour la défense du service public de santé est prévu aujourd’hui, à 12 heures, devant la mairie de Villejuif, à l’appel des syndicats CGT, SUD santé et FO ainsi que des fédérations PCF et PS du Val-de-Marne avant la visite du chef de l’État.

Alexandra Chaignon

Jacqueline Fraysse sur la réforme de l’hôpital

lundi 29 juin 2009

 


Jacqueline FRAYSSE
Députée communiste, républicain, parti de gauche
Département des Hauts-de-Seine
Groupe de la gauche démocrate et républicaine

Réforme de l’Hôpital – CMP - mardi 23 juin 2009 – 1ère séance

Question préalable

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, rarement réforme de l’hôpital aura suscité autant de mobilisation contre elle. Personnels hospitaliers, médecins, associations d’usagers, militants du secteur médico-social : ce texte ne satisfait ni ne convainc personne. Pourtant, vous persistez dans votre obstination à le faire adopter, et l’on comprend pourquoi : il parachève et donne sa cohérence à l’entreprise de démantèlement de notre système sanitaire accessible à tous initiée par vos prédécesseurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il suscite autant d’oppositions.

Vous avez déclaré l’urgence sur ce texte, ce qui prive les députés d’une seconde lecture. C’est très regrettable pour la démocratie en général et plus particulièrement sur un texte de cette importance.

Certes, notre organisation sanitaire mérite d’être revisitée et adaptée aux besoins nouveaux ainsi qu’aux conditions d’exercice de la médecine moderne. Nos concitoyens se heurtent à nombre de difficultés que ce texte aurait dû s’attacher à surmonter.

Ces difficultés, vous les connaissez :

- Une insuffisance criante en matière de prévention et d’éducation à la santé, alors que nous assistons notamment à la montée de nouveaux fléaux tels que l’obésité ;

- Un accès aux soins de plus en plus problématique, en particulier du fait des déremboursements, des franchises et des dépassements d’honoraires sans limite ;

- Une pénurie de soignants, accentuée dans certaines régions ou certaines villes par la fermeture des hôpitaux et maternités de proximité, ce qui, évidemment, augmente les charges de transport de patients que vous jugez précisément trop onéreuses et que vous voulez maintenant réduire ;

- Une permanence des soins de moins en moins bien assurée, ce qui retentit notamment sur les urgences hospitalières, à la fois débordées et en difficulté pour prendre en charge correctement les urgences vitales ;

- Un déficit financier chronique des hôpitaux public qui conduit nombre d’entre eux à l’asphyxie.

Face à tout cela, quelles réponses ce texte apporte-t-il ?

En matière de prévention, il ne dit pas un mot sur l’éducation à la santé – la santé scolaire ou la santé au travail – ni sur les pesticides ou les antennes-relais, et se garde bien de fâcher l’industrie agroalimentaire en s’attaquant à la « malbouffe ».

Il ne prévoit aucune limitation des dépassements d’honoraires, qui constituent pourtant un des principaux obstacles à l’accès aux soins. Quant aux quelques points positifs, que j’avais tenu à saluer lors de l’examen de ce texte en première lecture à l’Assemblée nationale, le Sénat les a supprimés.

Vous avez ainsi reculé sur la lutte contre les refus de soins, en supprimant l’inversion de la charge de la preuve et la possibilité de réaliser des testings. Vous avez également reculé concernant les zones sous-médicalisées. Dans les deux cas, vous avez cédé aux pressions des plus libéraux des syndicats de médecins. Il faudra pourtant bien, un jour, que vous ayez le courage d’aborder avec eux les obligations liées à leur métier, au service des patients et de l’ensemble de la collectivité qui a financé leur formation et qui, avec la sécurité sociale, assure la solvabilité de leurs patients.

La grande majorité des médecins libéraux assume ces obligations, mais au nom du dogme de l’exercice libéral, vous refusez de vous attaquer à la minorité dont les conduites inqualifiables rejaillissent sur l’ensemble de la profession, qu’il s’agisse de la discrimination à l’encontre des bénéficiaires de la CMU, de l’aide médicale d’État, ou encore du refus d’assurer la permanence des soins, partie intégrante du métier de médecin.

Dans le secteur médico-social, ce texte supprime les comités régionaux de l’organisation sociale et médico-sociale – les CROSMS –, seule instance transversale de concertation couvrant les différents aspects de l’action sociale et médico-sociale. Vous créez une procédure systématique d’appel à projets qui va inévitablement favoriser les grands opérateurs et les projets formatés, « clefs en main », au détriment des projets innovants partant des besoins constatés sur le terrain.

Concernant le secteur hospitalier, votre objectif est de réduire encore le nombre d’établissements publics de santé dans le pays et, ce faisant, la charge que leur financement représente pour l’État.

Dans ce but, vous mettez en place, avec ce texte, tous les outils vous permettant d’imposer vos choix. Même l’organisation régionale de la santé, qui aurait pu être une bonne chose, est conçue, du fait du fonctionnement des ARS tel que défini par le texte, comme une instance centralisatrice et autoritaire.

Avec à leur tête un directeur aux pouvoirs exorbitants, qui sera nommé et révoqué par le conseil des ministres, les ARS ne sont rien d’autre que l’instrument dont s’est doté l’État pour décider envers et contre tout.

Dans la même logique, vous organisez une concurrence généralisée entre les établissements publics et privés, ces derniers partant avec un avantage certain puisqu’ils ne sont lestés par aucune obligation de service public, et entre les établissements publics eux-mêmes.

Cette mise en concurrence a commencé avec l’instauration de la tarification à l’activité et de la convergence tarifaire qui entend financer de la même façon hôpitaux publics et cliniques privées. Avec ce projet de loi, cette distinction n’existera même plus puisque l’on parlera dorénavant, et indistinctement, d’établissements de santé. Une différence subsiste pourtant et elle est de taille : les premiers sont soumis à des obligations de service public qui n’incombent pas aux secondes.

Toujours dans le but affiché de favoriser la concurrence, ce projet de loi organise également la vente à la découpe des missions de service public, ce qui devrait permettre aux cliniques privées d’en remplir certaines, celles, tout naturellement, qui sont les plus intéressantes pour leur développement, comme l’accueil et la formation des internes. Sous l’autorité d’un directeur aux pouvoirs renforcés, que les sénateurs n’ont que légèrement atténués, l’hôpital sera dorénavant géré comme une entreprise. Le directeur se verra ainsi contraint d’appliquer des impératifs d’équilibre financier et de rentabilité qui s’imposeront à toute décision, quelle qu’en soit la nécessité.

Le directeur de l’hôpital sera lui-même sous les ordres du directeur de l’agence régionale de santé, lui-même nommé directement en conseil des ministres. Cette structure hiérarchique empreinte d’autoritarisme est la condition nécessaire pour que votre politique de rigueur budgétaire et de maîtrise comptable des dépenses de santé ne rencontre pas trop de résistance.

Tout cela est conforme, en tous points, à l’esprit du traité de Lisbonne, qui prône le démantèlement des services publics au nom de la concurrence « libre et non faussée ».

On peut au passage s’interroger sur la concurrence qui subsistera quand il n’y aura plus que quelques grands opérateurs pour se partager ce qui sera devenu un marché, le marché de la santé. La Générale de santé, cotée en bourse, est en bonne voie avec quelques autres… Ce projet de loi constitue donc une nouvelle étape décisive vers la privatisation du service public hospitalier. Assez rapidement, il devrait connaître des applications concrètes que l’on peut facilement imaginer.

Il pourra ainsi permettre la nomination, à la tête d’un hôpital public, d’un manager qui ne sera pas un fonctionnaire issu de l’école de santé publique de Rennes, mais qui pourrait être, par exemple, un ancien directeur de supermarché plus connu pour ses qualités d’entrepreneur que pour son dévouement au service du public et sa connaissance des problématiques de la santé.

Si les sénateurs ont limité ses pouvoirs, c’est cependant toujours lui qui aura le dernier mot face aux médecins. Ainsi pourra-t-il, contre l’avis de la CME et du conseil de surveillance, qui remplace le conseil d’administration, prendre des décisions qui ne manqueront pas d’affecter le fonctionnement de l’hôpital et la façon dont il remplit ses missions de service public. Il pourra, par exemple, décider de fermer certains services qu’il juge insuffisamment rentables, comme la gériatrie ou la diabétologie.

Certains sur ma droite parlent de caricature : messieurs, je vous rappelle que ce texte supprime l’obligation pour les directeurs d’hôpitaux de sortir de l’école publique de santé de Rennes. Tous les managers pourront donc poser leur candidature. Je n’ai rien dit d’autre. Je ne caricature pas : je reprends les dispositions contenues dans votre texte. Ayez au moins le courage de les assumer !

Votre projet ne contient aucune mesure pour revaloriser les conditions d’exercice et les rémunérations des médecins hospitaliers. Mais vous autorisez les directeurs à embaucher sous contrat des médecins dont les salaires pourront être très supérieurs à ceux des praticiens exerçant depuis longtemps à l’hôpital. Ainsi, aux disparités salariales déjà importantes entre les hôpitaux publics et les cliniques privées, vous ajoutez des disparités entre praticiens au sein même de l’hôpital public. Quoi que vous en disiez, toutes ces dispositions sont convergentes.

Elles portent en germe la disqualification de l’hôpital public face au privé et, ce faisant, l’instauration de graves inégalités d’accès à des soins de qualité pour tous. Inégalités d’autant plus graves que vous avez refusé notre amendement tendant à encadrer les dépassements d’honoraires. Vous le voyez, mes chers collègues, non seulement ce texte ne résout aucun des problèmes auxquels nous sommes confrontés, mais il porte un coup très grave à l’hôpital public, véritable pilier de notre système de santé, à la fois en termes de soins de qualité, de formation des soignants et de recherche. Réfléchissez bien avant de le voter. Voilà toutes les raisons pour lesquelles je vous demande de voter la question préalable.

 

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SOIGNANTS EN SOUFFRANCE, NOTRE ENQUÊTE
Tous les soignants le disent et le répètent : leurs conditions de travail se dégradent et ils peinent à prendre en charge les patients dans de bonnes conditions.
Tour d’horizon de la situation avec des personnels de l’Assistance-publique-Hôpitaux de Paris.

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HÔPITAL : LES DÉRIVES DE LA T2A
Actuellement en débat au Sénat, le projet de loi Bachelot n’aborde à aucun moment le système de financement qui pousse à privilégier le « soin rentable ».La santé qui rapporte. Le choix du président!! Avec tous les effets pervers de tarification à l'activité.
 

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LA LOI BACHELOT SOUS LE BISTOURI DES SÉNATEURS
Le Sénat s’apprête à lifter en surface le projet de loi sur l’hôpital, mais la colère des soignants persistent. Pour Guy Fisher (PCF), vice-président du Sénat, « la logique reste la marchandisation de la santé ».

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LA GROGNE DES SAGES-FEMMES
Cinq à six milles professionnels et étudiants ont manifesté pour voir reconnu leur statut de profession médicale ainsi que l’intégration de leur formation dans un cursus universitaire.

HÔPITAUX, UNIVERSITÉS, MÊME COMBAT
Désengagement de l’État, suppression d’emplois, menace sur les statuts… Les réformes de l’hôpital et de l’université répondent à un même objectif : la privatisation. Ils manisfesteront ensemble contre cette casse du service public. Notre décryptage.
Portraits d’un prof de médecine et d’un prof d’italien.
À lire également une tribune du sénateur de Seine-Saint-Denis, Jack Ralite sur les inégalités sociales de santé en France.

UNE MÉDECINE À VISAGE HUMAIN
Plongées dans une cité précaire du Nord d’Angers et au centre municipal de santé d’Aubervilliers (93) en compagnie de médecins qui ont choisi d’exercer dans ces quartiers populaires pour soigner ceux qui en ont le plus besoin. Notre enquête.

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La loi Bachelot est globalement nocive pour la santé publique, pour l’offre de soins et la santé en général, pour la démocratie et pour l’aménagement du territoire...
La COORDINATION NATIONALE DE DÉFENSE DES HÔPITAUX ET MATERNITÉS DE PROXIMITÉ en demande le retrait pur et simple depuis l’automne 2008. Divers mouvements se dessinent avant l’ultime débat au Sénat
Nous les soutenons quant ils mettent en avant la défense et la promotion de l’hôpital public et quand ils défendent un droit d’accès à une santé de qualité pour toutes et tous et partout sur le territoire. Lire le communiqué de la coordination.

Coordination nationale, jeudi 16 avril 2009

LA COORDINATION NATIONALE DE DÉFENSE DES HÔPITAUX ET MATERNITÉS DE PROXIMITÉ, qui fédère 200 comités sur toute la France, apporte son soutien à tous les personnels de l’hôpital et aux médecins.

Elle s’oppose :

- aux suppressions d’emplois hospitaliers, de lits, d’activités, de services et d’hôpitaux imposées au nom d’une vision purement comptable,

- au tout-pouvoir des Agences régionales de santé,

- à la privatisation rampante de l’hôpital public,

Elle dénonce :

- l’opacité des données relatives à l’activité médicale et aux dépenses de santé,

- les abus de droit et l’arbitraire des actuelles Agences Régionales de l’Hospitalisation

- l’application déjà en cours, et avant le vote final ( !), de biens des points du projet « Bachelot » notamment les concentrations accélérées, et donc les suppressions de services, sans réelle prise en compte des personnes et des territoires, c’est-à-dire sans respecter l’aménagement équitable du territoire ni la démocratie.

Elle demande, AU NOM DU DROIT À L’ACCÈS AUX SOINS POUR TOUTES ET TOUS, SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL :

  • que toute réforme générale de l’organisation des soins ou toute modification du tissu hospitalier soit précédée d’une étude systémique contradictoire, associant réellement les personnels de santé, les élus et les usagers,
  • que soient respectés les délais nécessaires à la concertation et à la conduite des changements
  • qu’une réelle démocratie sanitaire soit garantie par la loi.

ELLE EXIGE, POUR TOUTES CES RAISONS, LE RETRAIT DE LA LOI « BACHELOT »

 

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Commentaire (1)

1. Bernard MILLET Le 12/10/2009 à 20:12

LA SANTE EN DANGER

Pendant sa campagne électorale, SARKOZY affirmait qu’il ne laisserait personne sur la touche. Il a tenu promesse pour ses amis, pas pour les autres.

Dans le domaine de la santé, par Mme BACHELOT interposée, il entreprend une destruction systématique de notre système de santé considéré comme le meilleur au monde pour imposer le système américain, très juteux pour les grands groupes d’assurance (Paradoxe, OBAMA veut introduire aux Etats-Unis notre système créé en 1945 et mis en place par le ministre communiste, Ambroise CROIZAT).
Les conséquences de cette destruction sont graves pour des millions de français qui ne peuvent même plus assurer les soins les plus élémentaires
TU AS DE L’ARGENT, TU TE SOIGNES
TU N’EN A PAS, TU CREVES
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Dernière mise à jour de cette page le 06/08/2010