Le « OUI » en Irlande : le PCF dénonce un déni de démocratie !
Mis en ligne : 5 octobre
Après le résultat du référendum en Irlande sur le Traité de Lisbonne les dirigeants européens ne sortent pas grandis.
“Win the Yes needs the No to win against the No”... Parce que les irlandais ont refusé une première fois le traité de Lisbonne, les partisans du « oui » ont jugé nécessaire de les faire revoter. Ne serait-ce pas là un déni de démocratie ?
On se souvient encore du cynisme et du mépris de Nicolas Sarkozy, lors de la présidence française de l’union européenne, à l’égard des Irlandais qui avaient choisi de résister au Traité antisocial et antidémocratique.
Ce résultat est le fruit d’une manipulation du peuple irlandais, d’un chantage à l’isolement au moment où la crise frappe plus fortement l’Irlande.
Le peuple est victime des effets dévastateurs du libéralisme, on l’a vu particulièrement avec la délocalisation du groupe Dell de l’Irlande vers la Pologne, laissant sur le carreau des milliers d’emplois. Ce qui a permis au président de la Commission européenne, l’ultra-libéral Barroso de faire des promesses et de créer des illusions avec une prime à la braderie industrielle, au lieu de s’attaquer au fond des raisons de la crise : la concurrence et la course à la rentabilité financière.
Après ce référendum, plus que jamais la question d’un changement profond de la politique européenne est posée pour répondre aux exigences sociales et démocratiques des peuples européens.
La nécessite d’un nouveau Traité est à l’ordre du jour et reste plus que jamais d’actualité.
Agir pour une Europe sociale, démocratique, solidaire, féministe, écologique et pacifique, c’est ce à quoi s’attelle le PCF en mobilisant les forces sociales et citoyennes en France et en Europe avec le PGE.
Communiqué de presse de la délégation française "front de gauche" du groupe GUE
Election du président du Parlement européen:
Alors que l'Europe est frappée de plein fouet par la crise, que les populations espèrent et attendent de l'Europe des décisions pour changer les choses. Alors que les dogmes ultralibéraux ont fait la démonstration de leur nocivité. Rien ne bouge au Parlement Européen!
M. Busek candidat à la présidence présenté par le PPE et soutenu par les autres groupes du Parlement de droite, socialistes et verts qui à l'exception du Groupe GUE/NGL n'ont pas présenté de candidat a été élu.
Seule candidate alternative, Mme Eva-Britt Svensson présentée par la GUE/NGL portait les couleurs de la gauche. Ses 10 propositions pour l'Europe ont montré la possibilité de changer vraiment pour peu que la volonté politique soit au rendez vous. Elle a représenté le vote de gauche. Avec 89 suffrages, son score va bien au delà du nombre des députés de notre groupe. Un signe que le groupe GUE/NGL est au service de tous ceux qui veulent faire avancer la gauche.
Avec 555 voix sur les 644 députés ayant voté (sur 713 députés), M. Jerzy Buzek est élu au premier tour de scrutin. Ce résultat obtenu grâce à la coalition de la droite, des socialistes et des verts est d'autant plus lamentable que le président nouvellement élu du parlement européen n'avait rien caché de ses orientations libérales.
Nous comprenons le sentiment des électrices et des électeurs qui ont voulu voter à gauche en choisissant les listes écologistes ou socialistes et se sentent floués dès le premier jour de session.
Dans cette situation qui montre une fois de plus la déroute de la gauche européenne, les peuples d'Europe peuvent compter sur les députés du "Front de gauche" et de la GUE/NGL pour résister à ces politiques désastreuses et les aider à intervenir pour imposer d'autres choix
Il n'y aura que deux candidats à la présidence du parlement européen. L' ancien ministre polonais Jery Buzek, représentant la droite conservatrice, et pour la gauche Eva-Britt Svensson.
- Comment expliquez vous l'accord entre le Parti Populaire Européen et le Parti Socialiste Européen pour l'élection de J. Buzeck?
« On a vécu en France une campagne où tout le monde était sur la ligne le plus à gauche. Et c'est reparti de plus belle. Après tous les beaux discours électoraux, dans les faits les partis qui font la majorité du parlement continuent les transactions. Le PSE négocie deux ans et demi de présidence, à tour de rôle avec le PPE. Les verts ne présentent pas de candidat. La gauche Unitaire présente une candidate pour clarifier la situation. »
A-t-elle obtenu publiquement d autre soutien au-delà de la Gauche Unitaire?
« Nous espérons que ceux qui se disent à gauche choisirons leur candidat. J. Buzeck se vente d' avoir fermé dans sa région 22 mines sans que cela pose problème; il reconnaît les bienfaits des privatisations qui permettent d' apporter de l'argent dans l'économie de son pays; qu'il y a un lien direct entre immigration et délinquance …. Ce n'est pas ce qui a été défendu par le front de gauche et au-delà. Il a là une occasion unique pour ceux qui se réclament de la gauche de faire leur choix.
Est-ce que cette élection préfigure la nomination du président de la commission?
« J'ai lu les déclarations de Daniel Cohn-Bendit. On sait que les socialistes français sont entrain de discuter un certain nombre de places. La sociale démocratie vient de se prendre une place mémorable dans l'ensemble de l' Union Européenne et elle continue comme si de rien n'était. »
LE VOTE EN ATTENDANT… BARROSO ET LISBONNE Au sortir du Conseil européen, l’UE est suspendue au vote du Parlement sur le président de la Commission, et au vote des Irlandais sur le traité de Lisbonne. Explication. José Manuel Barroso est toujours en lice. Portrait d’un farouche opportuniste politique. Les droits des travailleurs ignorés.
L’EUROPE SOCIALE EST EN MARCHE Après Madrid et avant Prague et Berlin, nouvelle manifestation à Bruxelles où des dizaines de milliers de personnes ont défilé pour l’emploi.
MADRID AUX COULEURS DE L’EUROPE SOCIALE Succès pour la première euromanifestation qui a réuni plus de 50 000 délégués syndicaux dans la capitale espagnole. Secrétaire général des Comissions Ouvrières, principale confédération syndicale d’Espagne, Ignacio Fernandez Toxo parle d' un véritable suucés qui ne sera pas sans lendemain.
LE SMIC EUROPÉEN N’EST PLUS UNE UTOPIE À la faveur du 1er mai, les manifestations dans les 27 pays de l’UE pousseront-ils l’avantage à exiger un salaire minimum européen ? Entretien avec la syndicaliste allemande, Karin Vladimirov, l’une des animatrices d’un comité pour un « salaire minimum légal ».
Après tout, c'est peut-être le droit des rédactions de TF1 et de France2 de considérer que plus de 6.000 personnes réunies un dimanche après midi au Zénith est un non événement. Après tout, si Evo Morales, Aminata Traoré, Oskar Lafontaine, Lothar Bisky, Leïla Shahid... prennent le soin d'envoyer leur soutien, c'est leur affaire, pas celle de Claire Chazal et de Laurent Delahousse. Et pourquoi serait-on obligé de s'intéresser à l'arrivée de militants et responsables du NPA qui rejoignent, dans ce Front de Gauche, le Parti communiste et le Parti de Gauche ?
Hostile à ce texte qui sacralisait l’orientation politique et économique poursuivie jusqu’alors- « hors du libéralisme, point de salut ! »-, l’Humanité fut le seul quotidien français qui le publia dans son intégralité. Paradoxe ? en aucun cas. Nous avons tout simplement accompli notre mission : informer les citoyens.
Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire un autre monde en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.
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Commentaire (1)
1. LACOUR Le 15/07/2009 à 08:21
Bonjour,
Je m'en doutais et peut être naïvement je n'osais y croire. Eh oui une fois de plus (car décidément)cela devient une triste habitude les socialistes ont bien voté avec la droite. Résultat une homme de droite (la droite pure et dure) qui affiche clairement ses positions a été élu à la tête du parlement européen. Merci les socialistes et les verts!! où sont les beaux discours de M. AUBRY? c' est toujours difficile de tenir un double langage. La dernière leçon des européennes ne leur a pas servi.
Comment voulez vous aujourd'hui que nous décidions de partir avec de telles formations pour les élections régionales?
Il y a encore un sacré bout de chemin à parcourir!! Oui l'union à gauche est un long combat mais d' autre part je pense que par moment il faut se poser des questions Qu'elle union voulons nous? Sur un programme clair, un programme social! dans lequel les femmes et les hommes sont au coeur de nos préoccupations, et non pas la rentabilité financière, la course aux profits.