10-11-12 SEPTEMBRE
Fête de L’Humanité 2010
Paris, 1er Mai 2002. La place de la République accueillait une foule mobilisée contre le lepénisme.
Le climat nauséabond développé par Nicolas Sarkozy impose une riposte. Une semaine après la manif du 4 septembre,
la Fête de l’Humanité s’inscrit dans
les valeurs de
la République, la solidarité au cœur.
La République vacille. Depuis son accession au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de fouler les valeurs républicaines. Un pas supplémentaire a été franchi par son discours dit de Grenoble le 30 juillet dernier. Sans vergogne, le pensionnaire de l’Élysée chasse désormais à grandes foulées sur les terres du Front national. Immigration, jeunesse, banlieue, délinquance sont savamment amalgamées par les caciques de l’UMP depuis l’Élysée. Depuis de nombreuses voix politiques, associatives, syndicales et citoyennes s’élèvent à travers le pays. L’Humanité et l’Humanité Dimanche s’associent pleinement à la mobilisation en cours pour la manifestation du 4 septembre. « Il veut détourner ce cuisant échec en axe politique permanent en attisant les peurs, les divisions et les diversions. Ses propos suintaient une telle puanteur qu’ils ont sali d’une boue noire les belles valeurs de notre République et des principes constitutionnels »,
dénonçait Patrick Le Hyaric, dans un éditorial de l’Humanité du 2 août dernier. Et le directeur du quotidien fondé par Jean Jaurès d’appeler : « Que tous les démocrates, les républicains s’unissent dans une riposte large. » Traversée par quatre-vingts ans de solidarité et lutte, la Fête de l’Humanité s’inscrira donc dans ce rassemblement contre ce racisme d’État et le respect des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Les valeurs de la Fête
Sur le thème de la « République des solidarités », un débat se déroulera samedi 11 septembre à 14 heures à l’Agora de l’Humanité. Jean-Paul Nunez, délégué national de la Cimade, décortiquera le projet de loi Besson sur l’immigration soumis dès le 27 septembre prochain à l’Assemblée nationale. Serge Portelli, magistrat et vice-président du tribunal de Paris, s’efforcera de démontrer les limites du système Sarkozy. Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme, sera également présent pour expliquer en quoi le discours de Grenoble s’inscrit en porte-à-faux par rapport aux débats nécessaires à une démocratie. Une intervention que viendra compléter Nicole Borvo qui s’attardera sur la rupture du principe d’égalité auquel se livre le gouvernement. La sénatrice de Paris (PCF) pointera également le développement constant de l’arsenal répressif comme un outil pour annihiler la contestation sociale. Érigés en boucs émissaire, les Roms trouveront une écoute par la participation d’Eugène Daumas, président de l’Union française des associations tsiganes. Le responsable associatif témoignera de la stigmatisation dont souffre une communauté trop souvent caricaturée.
Solidarité toujours, indissociable des valeurs de la Fête, le soutien aux peuples cubain et palestinien sera renouvelé. L’occasion de rappeler que Marwan Barghouti et Salah Hamouri demeurent prisonniers des geôles israéliennes. Alors que les plans d’austérité menacent l’ensemble des peuples européens auxquels est présentée la facture de la crise du capitalisme, le Fête se voudra un lieu de solidarité européenne et de convergences des luttes. D’autant que 2 010 a été reconnue année européenne de lutte contre la pauvreté, à cette occasion le Secours populaire, la Fondation Abbé-Pierre feront état le leur travail quotidien contre ce fléau de la misère.

Préférez les transports en commun ! Cela vous évitera les bouchons dans les environs de La Courneuve. Vous pourrez ainsi profiter de la Fête en toute sérénité. Si, toutefois, vous deviez venir en voiture, réservez dès maintenant votre place de parking !
EN TRANSPORT EN COMMUN
RER B : station Le-Bourget puis navette RATP.
Métro : ligne 7, station La-Courneuve-8-Mai-1945, puis navette RATP.
Tramway : Ligne T1, station La-Courneuve-8-Mai-1945, puis navette RATP.
Horaire des navettes/bus Entre le RER ou le métro et la Fête
Vendredi : 14h00 > 00h30
Samedi : 9h00 > 00h30
Dimanche: 9h00 > 21h
EN VOITURE
Nationale 2, depuis la porte de La Villette en suivant le fléchage ou autoroute A86, sortie La Courneuve centre puis suivre le fléchage.
Privilégiez le covoiturage avec nos partenaires:
123envoiture.com
Covoiturage.fr
Cette année les parkings publics se situeront sur la zone du Parc des Expositions de Villepinte afin de supprimer les bouchons interminables aux abords de la Fête. Ils sont surveillés et ouverts de 8h à 3h. Des navettes/bus assureront la liaison (en 12mn).
Le forfait 3 jours sera en prévente à 20€
PARKING
Réservez votre place de parking !
Les Vosges à la fete de l'HUMA
Cette année encore, nous organisons un car pour la Fête de l’Huma, la plus grande fête de France vous attend : festive, culturelle, politique elle donne à chacun confiance et espoir en l’avenir.
Aller et Retour en bus et Vignette (bon de soutien) donnant droit à l'accès de la fête pendant les deux jours
60 € personnes - 53 € (chômeurs, étudiants, sans ressource)
HEBERGEMENT :
Selon l’emplacement de notre stand quelques places peuvent être disponibles derrière celui-ci
Mais le Camping de la fête est à votre disposition: voir sur place à l’arrivée.
RDV pour le départ : Samedi 11 septembre
Ramassage :
Fraize 4 H 00….. devant la gare routière
Gérardmer 4H 30….. place du marché
Remiremont 5 h….. devant la gare
Epinal 5h 30..... parking du cimetière, parc des expos
Charmes 6h…..parking 1001 Etoiles
Retour dans la nuit du 12 au 13 septembre.
L'expérience des années précédentes nous incite à vous conseillez de ne pas attendre le dernier moment pour vous inscrire !
Contacts pour renseignements et inscriptions :
Fédération du PCF Téléphone : 03 29 82 37 85 (Y compris sur répondeur car on vous rappellera)
Fede-pcf-88@wanadoo.fr
Votre inscription ne sera définitive qu'à réception de votre chèque à l'ordre de : Fédération PCF 88
UN APERCU DU PROGRAMME
Agnès Bihl et ses invités seront sur la scène Zebrock vendredi soir
The Popopopop's, Agnès Bihl et ses invités, Dee Nasty, Juan Rozoff, Volo... ils seront sur la Scène Zebrock de la Fête de l'Humanité vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre !
On attaque ce week-end de musique et de découvertes avec un vendredi tout en chanson, en verbe et en verve. Les 4 garçons de The Popopopop's, nouvelles coqueluches de la scène rock française, viendront ouvrir la scène avec fougue et impétuosité. Ce sera le tour de Cécile Hercule, jeune chanteuse du Coach, de nous dévoiler ce qui se cache derrière ses mélodies pop et cette voix fluette. Agnès Bihl nous préparera un joli plateau d'invités pour finir en beauté ce vendredi soir.
Samedi, place au funk, au groove, au slam et aux pointures du 93 et d'ailleurs ! Mamienco et Ell, finalistes du Grand Zebrock 2010, seront sur scène dès 14h. Push Up !, tribu funk-soul-groove attaquera le début d'après-midi à coup de déflagrations rock et grooves incandescents au travers d'un superbe hommage à la Great Black Music. Place ensuite à un nouveau défi artistique d'envergure de D' de Kabal : l'interprétation du rap le plus long du monde... ouf.... On l'appelle le prince du funk, Juan Rozoff a permis à une génération entière de s'emparer de cette musique. Artiste inclassable, il n'a cessé de naviguer de la funk pure à l'électro fusion et n'hésite pas à colorer le tout de teintes de flamenco, salsa ou afro-beat. Il sera sur la Scène Zebrock dès 20h. Dernière grosse surprise... Dee Nasty clôture la soirée ! Grand frère des IAM, Assassin ou NTM, Dee Nasty est surtout le pionnier du hip hop en France (années 80). Vinyles et platines sous les bras, il débarque en 2010 sur notre scène pour un DJ set de feu !
Dimanche à 14h, ce sera au tour de Boogie Balagan de vous faire danser. Ce duo de frères de coeur joue un rock sans frontières et dérangeant, Zebrock aime ! Aschehoug, finaliste Grand Zebrock 2010, attaquera ensuite entre chansons décalées et brit pop. Pour se quitter, Volo, duo des ex-Wriggles, nous baladeront entre chansons engagées et instants mélancoliques du quotidien.
(J-57) Maître des dancefloors des années 1980, Madness débarque à la Fête de l’Humanité pour un concert qui promet. À ne pas rater, le samedi soir, sur la Grande Scène.
Sept musiciens. Un nombre atypique pour un groupe, qui n’a pas toujours été celui qu’il est. Avant de devenir le band au succès fulgurant des années 1980, Madness était The Invaders avec Mike Barson au clavier, Chris Foreman à la guitare, Lee Thomson au saxophone et le chanteur/trompettiste Chas Smash. Apparue en 1976, la formation s’adonne déjà au ska, fortement inspirée des rythmes de Prince Buster, et se paye trois ans en tournée dans les clubs londoniens. Après quoi, seulement, le chanteur Graham « Suggs » McPherson, le bassiste Mark Bedford et le batteur Daniel Woodgate la rejoignent. Ensemble, ils se trouvent une nouvelle identité : Madness est né, et le ska éclate au grand jour en Grande-
Bretagne.
Seule formation entièrement composée de blancs, le groupe s’inscrit dans la mouvance colorée tracée par The Specials, The Selecter ou encore Bad Manners. Dès les années 1980, après avoir effectué une tournée triomphale en première partie de The Specials qui le révèle au grand public, Madness s’impose en maître du ska et de ses contretemps marqués par la guitare autant que par les claviers et parfois, même, par les cuivres.
Forts de ce succès, les sept gars de Camden Town signent leur premier 45 tours, The Prince, un énième hommage à Prince Buster, à qui ils doivent leur imagination, leur identité mais aussi leur énergie débordante. Malgré le succès de la chanson-titre, c’est surtout la face B, une version quasi instrumentale d’un vieux titre rocksteady des années 1960, renommé One Step Beyond, qui imposera Madness dans le milieu du ska.
Très vite, sa folie douce fonctionne. Le groupe enchaîne les tubes. Absolutely (1980) sera disque de platine, suivi de près par l’album Seven disque d’or. Madness est à son apogée. Quatre ans après sa formation sort le premier best of, Complete Madness. Cette même année sera aussi, aux yeux des fans, celle du dernier grand album du groupe, The Rise and Fall.
Dès 1984, Madness doit faire face aux premières défections avec le départ de son principal compositeur, Mike Barson, suivi, en 1986, par celui du chanteur Suggs. En 1992 néanmoins, la compilation Divine Madness rencontre un tel engouement auprès du public que le groupe se reforme, le temps d’un concert au Finsbury Park. Cinq ans plus tard, les membres créent le buzz en se retrouvant pour la sortie d’un album, Wonderfull, renouant avec l’esprit nutty sound. Mais ce n’est qu’en 2001 qu’ils décident de se reformer définitivement pour fêter leurs vingt-cinq ans de carrière. En 2006, ils sortent leur titre Sorry, une ballade plus pop mais avec des sonorités ska encore prononcées, et entament l’écriture d’un album concept. Bref, depuis un quart de siècle, la « folie » (1) suit son chemin. Son explosion, le samedi, sur la Grande Scène, promet d’être un des grands moments de la Fête.
La Fête : une soif d'idéal intacte depuis quatre-vingts ans
Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, a dévoilé mercredi soir les grandes lignes de la fête 2010, 80e du nom, qui aura lieu les 10-11-12 septembre.
En préambule à son intervention devant « les artisans de la Fête », ceux qui la construisent, au siège du journal à Saint-Denis, Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, également député européen, a évoqué, non sans émotion, « l’attaque meurtrière des forces armées israéliennes » contre la flottille de paix des humanitaires de la campagne Free Gaza.
Puis, en présence de Silvère Magnon, directeur de la Fête de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction, André Ciccodicola, rédacteur en chef de l’Humanité Dimanche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF (pour ne citer qu’eux), il a voulu saluer d’abord ces constructeurs qu’il souhaite vouloir associer encore plus à son élaboration.
« Nous célébrerons cette année le 80e anniversaire de la Fête. Marcel Cachin, alors directeur de l’Humanité, a pris l’initiative, le 7 septembre 1930, de créer simultanément la Fête et les comités de défense de l’Humanité, parce que l’Humanité était alors asphyxiée financièrement, les militants communistes étaient pourchassés, traduits devant les tribunaux, emprisonnés pour certains d’entre elles et eux. C’est cette double mobilisation des diffuseurs militants, avec la création des CDH et la Fête dans la foulée, à Bezons, qui font de l’Humanité ce journal original, qui dispose d’un atout dont ne dispose aucun autre journal : une force militante qui le porte, une force communiste qui le fait vivre. L’origine de la Fête est pour une part essentielle liée à la nécessité pour le journal de trouver des fonds pour survivre. » La fête 2010 est, de ce point de vue aussi, dans cette continuité. Les coûts de production en hausse contraignent à augmenter le prix du bon de soutien. Pour marquer ce 80e anniversaire, l’édition d’un livre retraçant l’histoire des Fêtes de l’Humanité sera en vente fin août, la grande expo lui sera consacrée.
Puis Patrick Le Hyaric a rappelé que la préparation de la Fête et la Fête elle-même vont se tenir dans une période très particulière, décisive à bien des égards. La contre-réforme réactionnaire des retraites à la veille de la discussion au Parlement du budget de superaustérité. Dans ces conditions, a-t-il souhaité, « la Fête doit constituer un grand et puissant rassemblement de résistance et de riposte à ces politiques ultralibérales destructrices ».
Parmi de multiples initiatives sur lesquelles nous reviendrons, une grande soirée « banlieue » sera organisée. Comme chaque année, la Fête sera aussi une manifestation de solidarité internationale portant haut et fort l’exigence de paix, de sécurité et de démocratie au Proche-Orient. Temps fort du débat à gauche, la Fête est aussi un grand moment culturel et festif. Le village du livre va accueillir une conférence musicale autour de Louis Aragon en collaboration avec le Festi-Val-de-Marne et la maison Elsa-Triolet-Louis-Aragon, une rencontre avec des auteurs d’Haïti et un débat autour de la naissance de la République espagnole, il y a quatre-vingts ans.
Un grand hommage à Jean Ferrat avec une soirée à l’espace des Amis de l’Humanité, lors d’un spectacle sur la grande scène, et l’exposition qui lui avait été consacrée en 2004, « Jean des encres, Jean des sources », sont prévus. « Une avenue de la Fête à son nom sera inaugurée », a annoncé Patrick Le Hyaric.
Côté musical, sont annoncés le groupe britannique de musique électro-rock The Prodigy, sa seule date dans un festival français, Jacques Dutronc, venu en 1969, Alain Souchon sur la grande scène. « On a soif d’idéal », a soufflé Patrick Le Hyaric.
Parmi les autres artistes (la liste n’est pas close) sont annoncés Raggasonic, compagnon de route de NTM, Caravan Palace, Danakil, une soirée autour d’Agnès Bihl, Juan Rozoff, Dee Nasty, le groupe Volo (ex-Wriggles) et l’ensemble de cuivres de l’Orchestre philharmonique de Radio France
10, 11 ET 12 SEPTEMBRE
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Dernière mise à jour de cette page le 02/09/2010