EN BREF


le 3 février 2010

La volte-face tardive du PS 
en Languedoc-Roussillon

Le PS a intronisé, hier soir, Hélène Mandroux face à Frêche en Languedoc-Roussillon. Une décision jugée tardive pour prétendre rassembler toute
la gauche dès le 1er tour.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps  ? C’est en substance la question que l’on se pose du côté des écologistes comme au Front de gauche. « Nous estimons très positive la décision du PS de ne plus soutenir Georges Frêche, explique René Revol, tête de liste du Front de gauche en Languedoc-Roussillon, pour autant, avoir attendu dix jours avant le dépôt des listes pour s’en préoccuper ne nous paraît pas très sérieux. » Moyennant quoi le Front de gauche n’entend pas se retirer  : « Nous avons averti d’entrée que nous serions prêts à fusionner au second tour avec le PS et sans Frêche », expose-t-il. Du côté des écologistes la position ne diffère guère. Si elle déclare « ne pas fermer la porte » aux discussions, Cécile Duflot, responsable nationale des Verts, n’est pas prête à obtempérer  : « L’idée qui serait de dire  : maintenant il y a une nouvelle candidate socialiste et c’est tous derrière, sinon vous êtes des diviseurs, c’est quand même un peu invraisemblable comme situation. »

Réduits jusqu’ici à jouer les contorsionnistes, actant la candidature de Georges Frêche sans la soutenir officiellement, les dirigeants du PS peinent aujourd’hui à convaincre. L’enjeu est de taille. « C’est un moyen pour Martine Aubry de restaurer son autorité » en interne, juge Rémi Lefebvre. « Le PS est un parti féodalisé. Georges Frêche illustre jusqu’à la caricature le notable local, la personnalisation du pouvoir et le clientélisme. Martine Aubry mène ici une bataille symbolique tendant à démontrer qu’au PS le centre peut reprendre le pouvoir sur la périphérie », note encore le politologue. La volte-face du PS sur le cas Frêche tiendrait alors davantage du règlement de comptes en interne que du sursaut moral revendiqué  ? Pas uniquement  : en affichant de l’audace, Martine Aubry espère rattraper les électeurs socialistes qui ont voté Europe Écologie lors des élections européennes de 2009. Avec un message  : « Je suis prête à sacrifier une région pour vous prouver que le PS est prêt à se rénover en profondeur. »

Le bureau national devait investir officiellement, hier soir, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, face à Georges Frêche. « Plus on nous pourchasse, plus on nous victimise, et plus on gagne des voix. Au premier sondage, j’étais à 29 %, maintenant je suis à 33 % », plastronnait hier Georges Frêche. « Je ne gère pas le PS à coups de trique et de chantage, je le gère à coups de persuasion et de conviction », répondait en écho Martine Aubry

 

La droite adopte un redécoupage électoral très contesté

Lors d’un vote ultime au Sénat (167 contre 144),
la majorité vient d’adopter un redécoupage 
des circonscriptions législatives. Le gouvernement, 
tout en concevant le même nombre de députés – 577 –, supprime 33 circonscriptions, en redessine 22 et crée 
11 sièges pour les Français de l’étranger. La gauche dénonce « un tripatouillage électoral »  : celle-ci devra recueillir 51,4 % des voix pour obtenir 50 % des sièges. Le Conseil constitutionnel est saisi.

 

L’UMP protège l’Élysée

Les députés UMP ont décidé, hier, d’exclure explicitement l’Élysée du champ d’investigation de la commission d’enquête parlementaire sur les sondages de l’exécutif voulue par la gauche et qui doit voir le jour 
le 27 janvier. Un amendement en ce sens a été adopté en commission des Finances, par 38 voix contre 
25, dont l’ex-UMP Daniel Garrigue, et 3 abstentions
(les villepinistes François Goulard, Hervé Mariton et Marie-Anne Montchamp). « L’Élysée devient budgétairement irresponsable », a constaté le PS.

Villepin en campagne antisarkozyste

Alors que Nicolas Sarkozy rechigne désormais à se rendre en banlieue, l’ex-premier ministre, qui ne cache plus son intention de s’opposer au président en 2012, s’est rendu, mardi, à Bondy (Seine-Saint-Denis). 
« Je suis soucieux, dans la tradition politique qui est la mienne, à mon sens pas assez écoutée, d’assumer mes responsabilités et d’offrir un certain nombre d’alternatives politiques », a-t-il expliqué. 
Il entend défendre « une tradition gaulliste, sociale, républicaine ». Il a salué « la République vivante » s’opposant de fait au débat sur l’identité nationale et l’immigration qu’il a qualifié de « faux débat ». Reprenant les thèmes de son programme de politique générale de juin 2005, il a énoncé des priorités  : renforcer la compétitivité, la protection sociale, 
la lutte contre les déficits. Au passage, il a critiqué des mesures sarkozystes comme l’exonération des heures supplémentaires ou les dérogations à l’ouverture des magasins le dimanche

Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 04/02/2010