Quatre ans et demi de déclarations, de décisions, de situations amusantes, graves ou pitoyables ; compilées au fur et à mesure dans un but humoristique.
Les faits et dates indiqués ci-dessous proviennent d'articles publiés sur internet par des organismes de presse. Le travail de résumé effectué entraine forcément des imprécisions. Chacun devra faire des recherches sur internet afin d'obtenir des informations plus justes et plus complètes.
6 mai 2007 : Nicolas SARKOZY fête son élection au Fouquet's.
7 mai 2007 : Nicolas SARKOZY part en vacances à Malte en avion prêté par Vincent Bolloré, à bord d'un yacht prêté par Vincent Bolloré. Le 18 mai 2007, Valérie PECRESSE, fille du président de Bolloré télécom, est nommée ministre.
16 mai 2007 : Nicolas SARKOZY impose la lecture à l'école de la lettre de Guy MOQUET, un jeune résistant communiste exécuté en 1941.
28 juin 2007 : Patrick DEVEDJIAN traite Anne-Marie COMPARINI (modem) de salope.
4 août 2007 : Nicolas SARKOZY part en vacance à Wolfeboro dans une villa qui se loue habituellement 30.000 dollars par semaine.
21 août 2007 : La loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d'Achat) dite « paquet fiscal » est adoptée. D'un coût estimé à 15 milliards d'euros par an, elle comprend entre autre l'abaissement du « bouclier fiscal » à 50%. Grâce à cette mesure, un millier de contribuables parmi les plus fortunés vont toucher en moyenne un chèque de 260.000 euros.
22 septembre 2007 : François FILLON estime être « à la tête d'un état en situation de faillite financière ».
13 octobre 2007 : Nicolas SARKOZY déclare : « La croissance de 2007, je n'y suis pour rien, il faut la doper en 2008, et en 2009 ce sera la mienne ». Croissance 2007 : +1,9%, 2008 : +0,9%, 2009 : -0,4%.
16 octobre 2007 : A la gauche qui l'accuse, Christine LAGARDE répond qu'elle ne mène pas une politique de rigueur mais une « gestion rigoureuse des finances ».
29 octobre 2007 : Prétextant un alignement sur le « salaire » du premier ministre ou une volonté de transparence vis à vis d'anciennes pratiques obscures, Nicolas SARKOZY voit son « salaire » augmenter de 172%.
6 novembre 2007 : En déplacement au port du Guilvinec, Nicolas SARKOZY se fait traiter d'enculé par un marin-pêcheur. Entourés de garde du corps, Nicolas SARKOZY réplique : « descends un peu le dire ».
10 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY reçoit Mouammar KADHAFI, impliqué dans plusieurs attentats mortels, et signe des accords en matière d'armement et de coopération nucléaire. Rama YADE accuse : « notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits ».
16 décembre 2007 : Élections municipales : Jean SARKOZY dit à David MARTINON, candidat UMP à Neuilly : « On te soutiendra à mort », jusqu'à ce que ce dernier chute dans les sondages et soit remplacé par Jean-Christophe FROMANTIN, Marie-Cécile MENARD et … Jean SARKOZY. Le 20 février 2008, Jean SARKOZY déclare : « Je n'ai jamais trahi personne ».
20 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY emmène Jean-Marie BIGARD en voyage officiel au Vatican. L'auteur du « lâché de salopes » baise la main du pape.
20 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY déclare : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »
8 janvier 2008 : A une journaliste qui l'interroge sur la hausse du pouvoir d'achat des français, promesse de campagne, Nicolas SARKOZY répond « Qu'est ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ».
14 janvier 2008 : Michelle ALLIOT-MARIE annonce la création des « unités territoriales de quartiers » et refuse de les comparer à la « police de proximité », mise en place par la gauche en 1997, critiquée par Nicolas SARKOZY et supprimée par la droite en 2003
23 janvier 2008 : Christian ESTROSI devait se rendre en Amérique par un vol régulier mais les horaires de celui-ci lui aurait fait rater un pot à l’Élysée. Il loue donc un jet privé. Coût : 136 000 euros.
2 février 2008 : Marié puis divorcé deux fois avec des enfants de chaque union, Nicolas SARKOZY, qui veut « solder l'héritage de mai 68 » se remarie une troisième fois ; avec Carla BRUNI, ex-mannequin, que l'on peut voir nue sur internet, chanteuse, de 12 ans sa cadette, et ex-amante entre autres de Mick Jagger.
4 février 2008 : Nicolas SARKOZY promet de sauver l'usine ArcelorMittal de Gandrange. L'usine fermera un an plus tard
4 février 2008 : Nicolas SARKOZY « vole » un stylo en Roumanie
13 février 2008 : Nicolas SARKOZY veut que tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des enfants français victimes de la Shoah. Simone VEIL, ancienne déportée, déclare que son « sang s'est glacé » en entendant cette proposition.
20 février 2008 : Christine OCKRENT est nommée directrice générale de France Monde (France24, TV5 monde, RFI). Son compagnon Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères, avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale.
21 février 2008 : Emmanuelle MIGNON déclare : « Les sectes sont un non-problème en France ». Le 30 août 2004, Nicolas SARKOZY recevait le scientologue Tom CRUISE au ministère des finances.
23 février 2008 : Salon de l'agriculture. A un visiteur qui refuse de lui serrer la main en lui disant « touche moi pas tu me salis », Nicolas SARKOZY répond : « Alors casse-toi pauvre con ».
3 avril 2008 : Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale, n'arrive pas à faire une règle de trois.
16 mai 2008 : Nicolas SARKOZY critique un chômeur qui aurait refusé 67 offres d'emploi en un an (plus d'une proposition par semaine)
20 mai 2008 : Nicolas SARKOZY prend en exemple les grutiers de Barcelone et d’Anvers qui travaillent 4000 heures par an. 4000/52 = 77 heures par semaine ce qui est illégal.
4 juin 2008 : Carla BRUNI parle dans un livre de son mari Nicolas SARKOZY : « Il a cinq ou six cerveaux remarquablement irrigués ».
23 juin 2008 : Le gouvernement fait une campagne de pub à 4 millions d'euros pour ses mesures sur le pouvoir d'achat. « Vous êtes impatients ? Nous aussi »
24 juin 2008 : Nicolas SARKOZY « vole » un deuxième stylo, cette fois en Israël.
5 juillet 2008 : Nicolas SARKOZY déclare : « Désormais quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ».
11 juillet 2008 : Bernard TAPIE touche 45 millions d’euros au titre du préjudice moral subi dans l’affaire qui l’opposait au Crédit Lyonnais. Suite à une décision du ministère de l'économie, c'est un tribunal arbitral et non la justice qui a mis fin à la procédure en reconnaissant la culpabilité du Crédit Lyonnais. Bernard TAPIE avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale. Il retourne au parti radical de gauche en mai 2010.
13juillet 2008 : Nicolas SARKOZY organise le sommet de l'union pour la méditerranée. Coût du dîner de 200 convives : plus de 5000 euros par personne.
24 juillet 2008 : Afin de justifier la suppression de 54000 postes au sein de la défense nationale, François FILLON déclare : « le rôle de l'armée, ce n'est pas l'aménagement du territoire ». Août 2008, l'armée intervient à Hautmont pour nettoyer les dégâts causés par une tornade.
20 août 2008 : Christine LAGARDE déclare : « on a le gros de la crise derrière nous »
20 août 2008 : Nadine MORANO visite un supermarché et discute avec un consommateur content des mesures du gouvernement. On apprendra plus tard que ce consommateur est un élu UMP.
25 août 2008 : Au journal de TF1, Laurence FERRARI remplace Patrick POIVRE D'ARVOR, qui avait comparé Nicolas SARKOZY à un « petit garçon » lors d'une interview en 2007.
30 août 2008 : En Corse, des indépendantistes occupent pacifiquement pendant une heure la villa de Christian CLAVIER. Le 1er septembre, le coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse Dominique ROSSI est démis de ses fonctions. Avril 2009, la villa est toujours gardée par 15 gendarmes. Christian CLAVIER avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale.
10 septembre 2008 : Jean SARKOZY se marie avec la future héritière des magasins Darty. Leur premier acte de couple est un procès, contre des magazines qui ont publié des photos de leur mariage.
22 septembre 2008 : Crise des « subprimes ». Nicolas SARKOZY veut « que ceux qui sont responsables soient sanctionnés ». En 2007, il trouvait que les Français n'étaient pas assez endettés, proposait le crédit hypothécaire et voulait « mettre un terme » à la « pénalisation de notre droit des affaires ».
12 novembre 2008 : Jean-François COPE déclare un peu trop vite : « Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance ».
6 décembre 2008 : Malgré l'énervement de la Chine, l'Allemagne avait reçu le Dalaï Lama à Berlin, l'Autriche à Vienne, le Canada à Ottawa, l'Angleterre à Canterbury... Nicolas SARKOZY le rencontre en Pologne. En juillet il déclarait : « Ce n'est pas à la chine de dicter mes rendez-vous ».
15 janvier 2009 : Brice HORTEFEUX présente Fadela AMARA comme « une compatriote » et rajoute : « comme ce n'est pas forcément évident, je le précise ».
6 mars 2009 : Au Mexique, Nicolas SARKOZY et Carla BRUNI logent dans l'hôtel de Roberto Hernandez Ramirez, soupçonné de participer au blanchiment de l'argent de la drogue.
19 mai 2009 : Un homme est jugé pour avoir dit à des policiers qui effectuaient un contrôle d'identité : « SARKOZY je te vois ».
25 mai 2009 : Frédéric LEFEBVRE propose un amendement pour permettre aux salariés de continuer à travailler pendant un arrêt maladie ou un congé maternité.
7 juin 2009 : Reniant une promesse de l'UMP pendant la campagne, Brice HORTEFEUX, élu surprise aux élections européennes, refuse d'aller siéger au parlement.
22 juin 2009 : L'action étant désormais permise par la récente réforme des institutions, Nicolas SARKOZY s'exprime devant les députés et les sénateurs réunis pour l'occasion au château de Versailles. Coût approximatif de l'opération : 400.000 euros.
22 juin 2009 : Nicolas SARKOZY annonce le grand emprunt auprès des français et l'abandonne en décembre au profit d'un emprunt auprès des marchés financiers.
14 juillet 2009 : Le jour de la fête nationale, Johnny HALLYDAY, qui a quitté la France pour payer moins d'impôts, donne un concert gratuit payé par l'état. Coût : 1,9 millions d'euros, dont 30000 pour le chanteur.
26 juillet 2009 : Nicolas SARKOZY fait un malaise lors d'un jogging. Le 26 juin 2008, l'adepte du « travailler plus pour gagner plus » déclarait : « même pas fatigué ».
17 août 2009 : Luc CHATEL visite un supermarché où les clientes ont étés préalablement sélectionnées parmi des sympathisants UMP.
29 août 2009 : Eric WOERTH déclare être en possession d'une liste de 3000 noms de contribuables détenteurs de comptes en Suisse et les menace en cas de non-régularisation. Le 23 mars 2007, Eric WOERTH et Patrick DEVEDJIAN se rendaient en suisse pour récolter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas SARKOZY.
3 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY, en visite à l'usine Faurecia, fait sa déclaration télévisée entourés de personnes choisies pour leur petite taille.
5 septembre 2009 : Devant un jeune militant UMP présenté par une participante comme « notre petit arabe », Brice HORTEFEUX dit « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ».
13 septembre 2009 : Eric BESSON refuse de signer le décret d'application de la loi sur les tests ADN. Les députés UMP se fâchent. Nicolas SARKOZY soutient Eric BESSON en déclarant que les tests ADN ne servent à rien, alors qu'il était pour en 2007.
13 septembre 2009 : Eric BESSON fait un doigt d'honneur à des journalistes qui le filment.
18 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY visite l'hôpital Paul Brousse de Villejuif. Coût : 156.632 euros.
23 septembre 2009 : Enfreignant la loi sur la présomption d'innocence, Nicolas SARKOZY (avocat de profession) parle des « coupables » à propos des personnes mises en examen dans l'affaire clearstream.
23 septembre 2009 : A l’occasion de la visite de Nicolas SARKOZY à New York, le consulat organise une réception de la communauté française. Coût environ 400.000 euros.
23 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY annonce : « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est fini. »
28 septembre 2009 : Eric BESSON propose la « carte de séjour gold », qui s'obtient en échange d'un investissement de 10 millions d'euros ou la création de 50 emplois.
28 septembre 2009 : Frédéric MITTERRAND défend le cinéaste Roman POLANSKI, recherché par les états-unis pour le viol supposé d'une fille de 13 ans. Frédéric MITTERRAND avait écrit un livre en 2005 dans lequel il avouait être adepte du tourisme sexuel. En mars 2009 il se portait témoin de moralité de deux jeunes violeurs d'une fille de 16 ans, l'un des deux jeunes étant son filleul.
13 octobre 2009 : Nicolas SARKOZY déclare : « Ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est travailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur ». Dans le même temps, son fils Jean SARKOZY, 23 ans et seulement en 2ème année de droit, est pressenti pour devenir président de l'EPAD (Etablissement Public pour l'Aménagement de la Défense) le centre d'administration de l'un des principaux quartiers d'affaires européens.
23 octobre 2009 : Jean-François LAMOUR se trompe de bouton et vote pour la surtaxe envers les banques proposée par les socialistes. Jean-François LAMOUR avait lors des débats semblé être effectivement pour cette proposition. L'amendement, qui suscitait l'opposition de Christine LAGARDE, est adopté, mais le vote sera annulé.
2 novembre 2009 : Marie N'DIAYE reçoit le prix Goncourt. En 2007 elle avait déménagé en Allemagne avec sa famille car elle trouvait la France de SARKOZY « monstrueuse ».
4 novembre 2009 : Un homme est jugé pour avoir brandi une pancarte « casse-toi pov' con » au passage de Nicolas SARKOZY.
9 novembre 2009 : Sur sa page facebook, Nicolas SARKOZY raconte comment il s'est retrouvé à Berlin le 9 novembre 1989 pour la chute du mur. Mais les indices montrant un mensonge s'accumulent.
25 novembre 2009 : Henri PROGLIO est nommé PDG d'EDF. A cette occasion, le salaire de ce poste est augmenté de 45% pour être porté à 1,6 millions d'euros annuels. De plus, Henri PROGLIO continue de toucher 450.000 euros par an d'indemnités de la part de Véolia. Conflit d'intérêt, sommes importantes, Henri PROGLIO est contraint de renoncer à cette dernière somme pour calmer la polémique.
10 décembre 2009 : Les jeunes de l'UMP sortent un « lipdub » où plusieurs ministres dansent et chantent en playback. La musique ayant été utilisée sans l'autorisation de l'auteur, ils devront payer 29000 euros.
15 décembre 2009 : Oubliant qu'elle porte un micro, Rachida DATI téléphone à une amie et lui dit qu'elle n'en peux plus d'être au parlement de Strasbourg.
22 janvier 2010 : Après avoir comparé Ali SOUMARE (ps) à un joueur du PSG, Francis DELATTRE lui invente des actes de délinquance. Il s'agissait en fait d'un homonyme.
25 janvier 2010 : Nicolas SARKOZY annonce à tort « dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays ».
5 février 2010 : Nicolas SARKOZY réhabilite les « chasses présidentielles » : Petit-déjeuner, partie de chasse, cérémonie du « tableau de chasse » avec gardes républicains en grande tenue et flambeau à la main, puis repas au château de Chambord.
8 février 2010 : François FILLON met fin au grand débat sur l'identité nationale voulu par Nicolas SARKOZY et lancé par Eric BESSON qui annonçait en janvier que ce débat était « un immense succés populaire » et serait prolongé jusqu'à fin 2010.
23 février 2010 : Grèves chez Total. Alors que certaines stations service sont fermées et que les files d'attente s'allongent aux autres, Jean-Louis BORLOO déclare qu'il n'y a « pas de risque de pénurie »
6 mars 2010 : Après avoir fait le Grenelle de l'environnement, la taxe carbone et proposé la taxe pique-nique, Nicolas SARKOZY déclare devant les agriculteurs : « L'environnement, ça commence à bien faire ». Chantal JOUANNO, secrétaire d'état chargée de l'écologie, est « désespérée ».
21 mars 2010 : Elections régionales ; tous les ministres et secrétaires d'état engagés ont perdu.
22 mars 2010 : Alain JOYANDET se rend en Martinique à bord d'un jet privé au lieu de prendre un vol régulier. Coût : 116.500 euros.
29 mars 2010 : L'Elysée met à jour son site internet. Coût 100.000 euros.
31 mars 2010 : Thierry MARIANI boycotte la réunion des têtes de liste UMP à l'Elysée. « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses » dit-il.
7 avril 2010 : A propos de la rumeur attribuée à Rachida DATI concernant les infidélités de Nicolas SARKOZY et de sa femme Carla BRUNI, cette dernière déclare qu'il n'y a ni complot ni enquête. Elle contredit ainsi Pierre CHARON, conseiller de Nicolas SARKOZY qui affirme l'existence d'un complot, et le patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) qui a fait enquêter sur cette rumeur.
16 mai 2010 : Clotilde REISS, universitaire française accusée d'espionnage, est libérée et quitte l'Iran. Le 18 mai 2010, l'iranien Ali Vakili Rad, condamné à perpétuité pour assassinat, est libéré et quitte la France. Le gouvernement français conteste tout marchandage. Le 23 septembre 2009, Nicolas SARKOZY déclarait : « Est-ce que vous croyez que je suis un homme à échanger l'assassin de Chapour Bakhtiar contre une étudiante ? »
19 mai 2010 : On apprend que Christian ESTROSI loge sa fille dans un logement de fonction tout en bénéficiant d'un autre logement de fonction à Bercy.
25 mai 2010 : Réforme des retraites. Nicolas SARKOZY accuse : « Quand on pense à ce qu'a fait François MITTERRAND en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu ». Nicolas SARKOZY a pourtant défendu la retraite à 60 ans à plusieurs reprises.
26 mai 2010 : On apprend que Fadela AMARA fait profiter de son appartement et de son personnel des membres de sa famille.
27 mai 2010 : Pierre BACHELOT, fils de Roseline, la ministre de la santé, est nommé à la direction générale de l' Institut National de Prévention et d' Education pour la Santé. Pierre BACHELOT est diplômé en arts.
6 juin 2010 : Rama YADE critique l'hôtel de l'équipe de France de football avec ses chambres à 589 euros la nuit. Sa chambre à elle coûte 667 euros. Plus 5 chambres à 340 euros pour ses collaborateurs.
8 juin 2010 : On apprend que Christine BOUTIN a été chargée d'une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » payée 9500 euros par mois en plus de sa retraite de parlementaire de 6000 euros.
16 juin 2010 : On apprend que l'état à remboursé 12000 euros dépensés par Christian BLANC pour l'achat de cigares.
21 juin 2010 : Début de l'affaire WOERTH-BETTENCOURT et ses multiples rebondissements :
- Les enregistrements où on apprend l'existence de dons à WOERTH, PECRESSE et SARKOZY.
- L'Ile d'Arros dissimulée au fisc.
- Les deux comptes en Suisse non déclarés.
- Le témoignage de la comptable sur les enveloppes données aux politiques et les retraits de 50000 euros.
- La femme d'Eric WOERTH qui travaille dans le cabinet qui gère la fortune de Liliane BETTENCOURT.
- Les multiples voyages à Genève de Florence WOERTH "certainement pas pour voir le jet d'eau".
- La légion d'honneur donnée par Eric WOERTH au patron de sa femme.
- La légion d'honneur donnée par Eric WOERTH au comptable qui a validé ses comptes de campagne.
- Le rapport favorable de l'IGF, qui dépend du ministère des finances.
- Le juge COURROYE, cité dans les enregistrements, ami de SARKOZY, qui s'occupe de l'affaire.
- La découverte des micro-partis créés pour cumuler les cotisations.
- Liliane BETTENCOURT jamais contrôlée depuis 15 ans.
- Le chèque de 30 millions d'euros au titre du bouclier fiscal.
- Les mensonges d'Eric WOERTH, trahi par des lettres.
- L'hippodrome de Compiègne bradé par Eric WOERTH au club hippique auquel se rend sa femme.
- La succession arrangée du sculpteur CESAR.
- Le vol de lingots de Robert PEUGEOT minimisé pour éviter un contrôle fiscal.
- La DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) qui enquête sur les sources du journal le monde.
- Dominique DORD, le nouveau trésorier de l'UMP, successeur d'Eric WOERTH, qui travaillait chez l'Oréal.
- Le Monde, Le Point et Mediapart victimes de cambriolages d'ordinateurs.
28 juillet 2010 : Surenchère sécuritaire. Nicolas SARKOZY parle des « comportements de certains roms ». il veut déchoir de la nationalité française les assassins de forces de l'ordre. Brice HORTEFEUX veut étendre cette déchéance aux cas de polygamie. Christian ESTROSI propose de punir les maires laxiste. Le pape en personne intervient pour défendre les roms.
15 septembre 2010 : Bernard ACCOYER, en contradiction avec le règlement de l'assemblée, stoppe les débats sur la réforme des retraites et empêche ainsi les députés socialistes de s'exprimer.
27 septembre 2010 : On apprend que, contrairement aux déclarations de Nicolas SARKOZY, l'Allemagne n'a pas de bouclier fiscal. C'est la droite elle-même qui l'annonce en voulant prendre à nouveau l'Allemagne en exemple afin de supprimer le bouclier fiscal en même temps que l'ISF.
18 octobre 2010 : Après s'être moqué de Rachida DATI et de son lapsus (fellation/inflation), Brice HORTEFEUX parle d'empreintes génitales au lieu de digitales.
3 novembre 2010 : Stéphane GUILLON, licencié de France inter après avoir dit qu'Eric BESSON avait des yeux de fouine et un menton fuyant. Didier PORTES, licencié pour avoir dit "SARKOZY je t'encule". C'est au tour de Gerald DAHAN après avoir fait une chronique peu valorisante envers Michelle ALLIOT-MARIE.
15 novembre 2010 : Christine LAGARDE déclare que le remaniement est « totalement révolutionnaire » et ajoute qu'une révolution est « un tour complet à 360° »
15 novembre 2011 : En déclarant qu’il y a effectivement eu des retro-commissions pour la vente de sous-marins au Pakistan, Charles MILLON relance l’affaire Karachi, impliquant Edouard BALLADUR et Nicolas SARKOZY.
23 novembre 2010 : Pour démontrer que l’on ne peut pas accuser sans preuves, Nicolas SARKOZY traite de pédophiles les journalistes qui l'interrogent sur l'affaire Karachi. Et il conclue la conférence de presses par « Amis pédophiles, à demain »
8 décembre 2010 : Il neige. D'énormes bouchons se créent, des gens passent la nuit dans leur voiture. Brice HORTEFEUX déclare : « Il n'y a pas de pagaille ». François FILLON reproche à tort à météo france de ne pas avoir annoncé ces événements.
11 décembre 2010 : Brice HORTEFEUX soutient des policiers condamnés par la justice.
17 décembre 2010 : Brice HORTEFEUX est condamné pour atteinte à la présomption d'innocence.
21 décembre 2010 : Christian JACOB et Jean-François COPE déposent un amendement afin de supprimer la loi (votée le 8 décembre) permettant de punir les députés qui mentent sur leur déclaration de revenus ou de patrimoine.
11 janvier 2011 : François FILLON compare Christian JACOB à Rantanplan.
14 janvier 2011 : Le président-dictateur tunisien BEN ALI s'enfuit de son pays. Entre Noël et le jour de l'an, Michelle ALLIOT-MARIE avait profité du jet privé d'un proche de BEN ALI, le but du séjour était la signature d'un contrat par ses parents. Le 11 janvier, elle voulait proposer l'aide de la France pour le maintient de l'ordre. Le 12 janvier, l'envoi de grenades lacrymogène était autorisé.
18 janvier 2011 : Nicolas SARKOZY confond l'Alsace et l'Allemagne.
25 janvier 2011 : La révolte éclate en Egypte contre le président MOUBARAK. Pour ses vacances du jour de l'an, François FILLON a été hébergé et a pris un avion aux frais du gouvernement Egyptien.
25 janvier 2011 : La justice annule l'interdiction du sous-titre du livre sur le Mediator demandée par les laboratoires SERVIER. (Mediator, combien de morts ?). Le Mediator a été autorisé en France jusqu'en 2009, longtemps après les autres pays. Deux des collaborateurs de Xavier BERTRAND, quand il était ministre de la Santé en 2006, étaient rémunérés pour des travaux par les laboratoires SERVIER. Nicolas SARKOZY a été avocat de Jacques SERVIER et lui a remis la légion d'honneur en 2009.
26 janvier 2011 : La grève leur étant interdite, des CRS se mettent en arrêt maladie pour protester contre la fermeture de leurs compagnies. Brice HORTEFEUX annule très rapidement les fermetures.
31 janvier 2011 : Carla BRUNI « ne se sent plus de gauche » depuis qu'elle a entendu la gauche critiquer Roman POLANSKI et Frédéric MITTERRAND suite à leur affaires de moeurs.
9 février 2011 : Boris BOILLON, proche de Nicolas SARKOZY, est nommé ambassadeur de France en Tunisie. Pour sa première rencontre avec des journalistes tunisiens, il refuse de répondre à leurs questions qu'il qualifie de « débiles ». On peut voir Boris BOILLON en maillot de bain, dans une pose avantageuse, sur sa page internet copains d'avants.
20 février 2011 : Comme pratiquement tous les week-end, François FILLON se rend dans la Sarthe en avion alors que le trajet de 255km dure 1h20 en TGV.
22 février 2011 : Bruno LEMAIRE, ministre de l'agriculture, ne sait pas combien de mètres carrés font un hectare.
27 février 2011 : 3 mois après le remaniement destiné à mettre en place un « gouvernement de professionnels », Nicolas SARKOZY effectue un nouveau remaniement, le 4ème en moins d'un an et le 10ème depuis son élection.
2 mars 2011 : Le débat sur la place de l'islam en France, qui fait polémique avant même d'avoir commencé, est transformé en débat sur la laïcité.
8 mars 2011 : Chantal BRUNEL suggère de "remettre dans les bateaux" les immigrés "qui viendraient de la Méditerranée".
31 mars 2011 : Patrick DEVEDJIAN, traité de « looser aigri » par Isabelle BALKANY et alors que Jean SARKOZY voulait du « sang neuf », est réélu président de conseil général.
4 avril 2011 : Claude GUEANT multiplie les petites phrases. Après « les français ont le sentiment de ne plus être chez eux » ou la « croisade » menée par SARKOZY en Lybie, voilà « La hausse du nombre de musulmans pose problème »
4 avril 2011 : Frédéric LEFEBVRE confond « Zadig » de Voltaire, et « Zadig et Voltaire », une marque de prêt-à-porter.
7 avril 2011 : Jean-Louis BORLOO, suivi le lendemain par Rama YADE, quitte l'UMP.
12 avril 2011 : Nadine MORANO confond RENAUD le chanteur avec l'entreprise Renault.
13 avril 2011 : François BAROIN annonce la prime de 1000 euros. Fin juin, après de multiples annonces et contre-annonces, les critères de la prime sont tels qu'elle ne devrait toucher qu'une minorité de salariés, et son montant ne sera pas obligatoire.
20 avril 2011 : Claude GUEANT annonce la création des « patrouilleurs », mais refuse de les comparer à la police de proximité créée par Lionel JOSPIN et supprimée par la droite.
27 avril 2011 : Une vendeuse est licenciée pour faute grave. Elle aurait déclaré « Il y a Nadine MORANO dans le magasin, si quelqu'un veut aller lui casser la gueule. » La ministre a été, selon le communiqué de son ministère, « Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante ».
8 mai 2011 : Laurent WAUQUIEZ s'en prend aux bénéficiaires du RSA et à l'assistanat « cancer de la société française ».
19 mai 2011 : Nicolas SARKOZY annonce qu'il « ne cédera pas » à propos de la sécurité routière et approuve la décision du gouvernement de supprimer les panneaux annonçant les radars. 73 députés UMP écrivent une lettre contre cette décision. François FILLON confirme. Puis Claude GUEANT cède. Puis François BAROIN re-confirme. Finalement, les panneaux devraient être remplacés par des « radars pédagogiques » et l'interdiction des avertisseurs de radars serait abandonnée.
6 juin 2011 : Après Xavier DARCOS, son remplaçant à l'éducation nationale Luc CHATEL sèche lui aussi sur le règle de trois.
8 juin 2011 : On apprend que Luc FERRY, professeur d'université, n'a pas donné de cours depuis la rentrée 2010 tout en continuant à être payé.
11 juin 2011 : Le bouclier fiscal est abrogé. Le 31 mai, Nicolas SARKOZY prévenait ses ministres : « On ne touche pas au bouclier fiscal »
11 juin 2011 : Jacques CHIRAC annonce qu'il va voter pour François HOLLANDE.
17 juin 2011 : Eric BESSON, énervé par les questions du journaliste sur le nucléaire, quitte le plateau de l'émission « Capital » en disant : « Je vous laisse, je me casse »
4 juillet 2011 : En désaccord avec la position du parti sur la bi-nationalité, Lionnel LUCA démissionne de son poste à l'UMP.
14 juillet 2011 : Eva JOLY propose de remplacer le défilé militaire de la fête nationale par un défilé citoyen. François FILLON, premier ministre d'un président fils de Hongrois mariée à une italienne, qui a nommé une ministre naturalisée française en 1998 (Rama YADE), déclare : « cette dame n'a pas une culture très ancienne des valeurs françaises ». Eva JOLY vit en France depuis 50 ans. Lionel TARDY demande qu'elle « rentre en Novège ».
25 juillet 2011 : La cour des comptes révèle que l'avion de Nicolas SARKOZY est équipé de deux fours, montant : 75000 euros.
28 juillet 2011 : Des photos montrent Brice HORTEFEUX et Jean-François COPE en compagnie de Ziad TAKKIEDINE, un homme d'affaires dont le nom a souvent été mêlé à des scandales politico-financiers.
29 juillet 2011 : Eric CIOTTI veut un encadrement militaire pour les délinquants. Nicola SARKOZY est d'accord. C'était une proposition de Ségolène ROYAL pendant la campagne présidentielle.
30 août 2011 : Frédéric LEFEBVRE dit que le chômage en France est du à la plus forte natalité dans le pays. Carla BRUNI est enceinte.
1er septembre 2011 : Nicolas SARKOZY traite Jean-Pierre RAFFARIN d' « irresponsable ». Ce dernier s'énerve sur son blog et refuse dans un premier temps de se rendre aux réunions de l'UMP. Lionnel LUCA le traite de « ringard » et de « has been ».
3 septembre 2011 : L'UMP copie un slogan du PS « La gauche qui agit, la gauche qui protège », en remplaçant gauche par république.
6 septembre 2011 : Pierre CHARON, ancien conseiller de Nicolas SARKOZY à l'Elysée, se présente sur une liste dissidente aux élections sénatoriales. Il sera élu.
10 septembre 2011 : Nadine MORANO déclare que les vols de portables n'existaient pas avant que les portables n'existent.
11 septembre 2011 : Interrogé sur les racines de l'insécurité dans Marseille, Claude GUEANT déclare : « Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences »
19 septembre 2011 : 4 jours après avoir déclaré que « l'impunité des dictateurs, c'est fini ». Nicolas SARKOZY reçoit le président du Kazakhstan. Elu avec 90% des voix, dont l'opposant s'est suicidé de trois balles...
20 septembre 2011 : L'UMP veut que les jeunes majeurs ou les personnes récemment naturalisées prêtent "allégeance aux armes de la France"
22 septembre 2011 : Les témoignages d'ex-femmes de personnes suspectes font reparler de l'affaire Karachi. Deux proches de Nicolas SARKOZY sont mis en garde à vue. Brice HORTEFEUX est surpris en train d'en contacter un. L' Elysée déclare que Nicolas SARKOZY n'est cité nulle part, alors que personne à part la justice n'est sensé savoir ce qu'il y a dans le dossier. Le secret défense est toujours en vigueur sur cette affaire.
25 septembre 2011 : La gauche gagne les élections sénatoriales, ce qui n'était jamais arrivé depuis que la 5ème république existe.
26 septembre 2011 : Dans un interview, Carla BRUNI raconte ce qui l'a séduite chez son mari : ses connaissances botaniques.
27 septembre 2011 : Pour la première fois, une grève dans l'éducation rassemble service public et secteur privé.
3 novembre 2011 : Barack OBAMA trouve que c'est une bonne chose que Giulia SARKOZY hérite des traits de sa mère plutôt que de ceux de son père.
8 novembre 2011 : François BAROIN accuse les socialistes d'avoir pris le pouvoir par effraction en 1997.
15 novembre 2011 : Luc CHATEL compare Nicolas SARKOZY à Asterix et François HOLLANDE à Babar.
16 novembre 2011 : Au nom de l'équité public/privé, l'UMP décide de compter un jour de carence pour les fonctionnaires... Puis rajoute également 1 jour pour les salariés du privé.
17 novembre 2011 : Alors que Peugeot annonce 5000 suppressions de postes, Nicolas SARKOZY annonce : « Il n'y aura pas de plan social chez PSA »
23 novembre 2011 : En 2001 puis 2005, Nicolas SARKOZY se déclarait pour le droit de vote des immigrés. Au moment où le sénat (passé à gauche) s'apprête à voter la loi, il trouve que c'est une « proposition hasardeuse ».
5 décembre 2011 : Alors que Rachida DATI et François FILLON se disputent la 2ème circonscription de Paris pour les élections législatives, Nicolas SARKOZY déclare à des parlementaires UMP : « Il va falloir régler ce problème », évoquant « cette folle de DATI ».
6 décembre 2011 : Philippe COURROYE, procureur de l'affaire BETTENCOURT, ami de Nicolas SARKOZY, des mains duquel il a reçu la légion d'honneur, est déclaré avoir violé la loi sur le secret des sources par la cour de cassation.
30 décembre 2011 : Claude GUEANT décide d'affronter le vote des électeurs. Il choisit la circonscription de Boulogne-Billancourt, à droite depuis 40 ans, et fief de Nicolas SARKOZY.
Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.
C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques.
Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.
Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays. Est-ce alors aujourd'hui le retour au ticket de rationnement?
Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise.
Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public.
Le ministre de l’Éducation Luc Chatel fait-il de l'humour en annonçant, ce matin dans une interview au Parisien, qu'il souhaite rétablir les leçons de morale en classes de primaire ? Alors qu'une juge révèle les pressions que les protagonistes de l'affaire Bettencourt ont subit pour éviter qu'ils ne témoignent contre Nicolas Sarkozy, la suggestion de l'ancien cadre de l'Oréal ne manque pas de sel !
Hélas, pour le gouvernement c'est « faites ce que je dits et pas ce que je fais ». La vertu par exemple n'est pas une spécialité maison.
Toute la lumière doit être faite sur cette sordide affaire qui empoisonne la vie politique française. Que la justice passe enfin ! Voilà qui serait bien plus efficace pour les générations futures plutôt que de leur imposer de laborieuses leçons de morale par un gouvernement qui n'en n'a pas.
Après Thierry Gaubert proche de Nicolas Sarkozy, c'est au tour de Nicolas Bazire, l'ancien directeur de campagne d'Édouard Balladur, d'être mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux dans le volet financier du dossier Karachi. Ainsi va la vie en Sarkoland où c'est désormais dans les pages judiciaires que se chronique la fin de règne du pouvoir en place. Ces mises en examen s'ajoutent aux révélations en cascades sur les « combinaziones » de tout ordre : affaire Bettencourt, affaire Bourgi, etc. Elles en disent long sur la drôle de conception du pouvoir de la droite française. Mais la République n'est pas un cloaque ! Plus que jamais, dans cette affaire dramatique et malsaine, justice doit être faite pour déterminer les responsables et punir leurs actes.
Une perspective envisagée au nom de la convergence avec l’Allemagne. Le projet de budget 2012, annoncé hier, préconise de nouvelles économies sur la maladie et la retraite.
Lors de la remise d’un prix dit de l’audace créatrice, le Premier ministre a eu le culot hier d’ouvrir la perspective d’un nouveau recul de l’âge de la retraite. « Il faudra aller vers un âge de retraite commun » avec l’Allemagne, au nom de la « convergence » économique et sociale des deux pays, a-t-il déclaré. L’âge de la retraite doit passer progressivement de 65 à 67 ans outre-Rhin. En France, la dernière réforme le repousse de 60 à 62 ans. Matignon précisait, certes, que « le gouvernement n’envisage pas d’aller au-delà dans les prochains mois ». Mais, après les élections, une droite victorieuse pourrait donc mettre le cap sur la retraite à 67 ans. Et ce sans pour autant assurer le retour à l’équilibre de la Sécu.
Car, comme le montre à nouveau le rapport de la Commission des comptes publié hier, la santé de notre système de protection sociale repose avant tout sur la santé de l’économie et de l’emploi. Cette année, le déficit du régime général devrait diminuer sensiblement : 18,6 milliards d’euros, soit 5,3 milliards de moins qu’en 2010. Ce résultat a été obtenu avant tout grâce à une forte progression des rentrées et, au premier chef, d’une accélération de la masse salariale (+ 3,7 %), donc des cotisations, faisant suite aux années de récession 2008-2009. Outre quelques recettes fiscales nouvelles dégagées par la réforme des retraites, la « modération » des dépenses a aussi joué.
Et, alors qu’il se résout au ralentissement prévu de la croissance en 2012, c’est en pesant encore davantage sur les dépenses que le gouvernement compte diminuer le déficit l’an prochain, a indiqué hier la ministre du Budget, Valérie Pécresse, en présentant le projet de budget (PLFSS) 2012. Au menu, les mesures d’austérité déjà annoncées, telle la taxe de 1,1 milliard d’euros sur les complémentaires santé, des coupes supplémentaires à hauteur de 2,2 milliards dans les dépenses d’assurance maladie, et l’application de la réforme des retraites (138 000 départs en moins prévus, soit une économie de 1,3 milliard).
Le Premier ministre souhaite plus de « convergence » franco-allemande. D’un point de vue fiscal, on le savait, mais au niveau des retraites aussi. Et l’âge de départ à la retraite outre-Rhin passe à 67 ans en 2030…
C’est un souhait exprimé. Non une promesse de réforme. En tout cas pour l’instant : "la récente réforme des retraites est un élément de la convergence sociale et le gouvernement n'envisage pas d'aller au-delà dans les prochains mois." On tente de rassurer rapidement, car ce jeudi à Matignon, François Fillon, évoquant la "convergence" fiscale entre les deux pays, s’est livrer à un plaidoyer pour un rapprochement des durées de travail et de l'âge de départ en retraite entre les deux pays. "Il faudra aller vers un temps de travail commun, il faudra aller vers un âge de retraite commun, il faudra aller vers une convergence progressive de l'organisation économique et sociale de nos deux pays" a-t-il déclaré.
Un discours un peu hors contexte, lors de la remise du prix de l'audace créatrice à Matignon. L’argument invoqué est une fois encore : la compétitivité française.
L'ancien ministre de l'Ecologie a refusé un compromis avec le parti présidentiel
Le torchon brûle entre le Parti Radical de Jean-Louis Borloo et l’UMP de Jean-François Copé. Le PR menace d’assigner l’UMP en justice pour obtenir les 1,2 million d’euros qui lui sont versés annuellement.
« Notre assignation est prête, nous attendons une date de référé du tribunal de grande instance de Paris que l’on a saisi pour la faire parvenir à l’UMP », a assuré à l’AFP un cadre du Parti Radical.
Depuis 2002, le Parti Radical et l’UMP étaient liés par un « contrat d’association », le parti présidentiel s’engageait à reverser au PR « une dotation forfaitaire de 1 million d’euros ». Afin de participer au redressement financier de l’UMP, le PR renonçait à 200 000 euros chaque année. Jean-Louis Borloo a annoncé le 14 mai dernier que la Parti Radical porterait son propre projet à l’élection présidentielle de 2012. L’UMP a alors assimilé cet acte comme une rupture unilatérale de contrat. Les radicaux estime pour leur part que le parti présidentiel se rend coupable d’enrichissement sans cause en détenant des fonds publics qui ne lui appartiennent pas, et qu’il n’aurait jamais perçu sans les candidats et élus PR. Ils ont par ailleurs d’ores et déjà adressé une mise en demeure par huissier.
L’UMP qui a menacé de réclamer aux Radicaux la rétrocession des dotations versées depuis 2007, s’est finalement rétracté. Jean-François Copé a proposé cette semaine à Jean-Louis Borloo de reverser au PR une partie de la dotation due jusqu’à l’annonce de son départ de l’UMP le 14 mai, soit une somme comprise entre 360 000 et 500 000 euros (selon que la somme initiale serait d’1 ou 1,2 million d’euros).
Jean-Louis Borloo a refusé l’offre mais espère toujours trouver un accord à l’amiable.
Le plan d’austérité présenté dans l’urgence par Fillon est attaqué de partout dans son camp. Preuve s’il en est besoin de l’absence de concertation qui règne au gouvernement et de la puissance des lobbys.
Les parlementaires sont réunis aujourd’hui jusqu’à mercredi en session extraordinaire pour discuter du projet de loi de finances rectificative proposé par Fillon. Et ce projet est attaqué de toutes parts, notamment par la majorité. Soumis aux pressions de leurs intérêts et lobbys locaux, les députés UMP s’insurgent chacun contre leur petite mesure. Dernier en date, Le maire de Nice Christian Estrosi qui s’oppose avec virulence à la taxe de 2% sur les nuits passées en hôtels de luxe. Son répondeur doit déborder de messages des patrons de palaces de la Côte d’Azur et il s’est fait leur porte-parole à l’Assemblée. Ironie, cette taxe devait remplacer celle sur les celle sur les parcs d’attraction à thème, elle pourfendue par Jean Pierre Raffarin, lui-même élu de la Vienne qui accueille le Futuroscope.
Autre point de friction, la fin de l’exonération fiscale sur les plus-values immobilières effectuées sur la revente des résidences secondaires ou locative après 15 ans. Le lobby des agents immobiliers râle, et trouve facilement un écho du côté des nombreux députés concernés. La mesure, qui devait à l’origine être appliquée dès le 25 août, est repoussée au 1er février. Elle est aussi sérieusement allégée. L’exonération totale est maintenue mais après 30 ans, il ya en outre 2% d'abattement sur la plus-value entre 5 et 15 ans, 3% entre 15 et 25 ans et enfin 10% les cinq dernières années.
Optimiste, François Fillon a annoncé ce mardi : "Un accord a été trouvé sur tous les points, qui me convient parfaitement. " Avant d’insister : "Je demande que chacun assume cet accord". Le vote devrait avoir lieu mercredi après midi.
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