le 30 Avril 2012
Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de porter plainte cette semaine contre Mediapart. En cause, la publication ce weekend d’un document montrant le soutien financier qu’aurait apporté Kadhafi au futur président français en 2007. Ce que l’intéressé dément avec vigueur.
"Nous déposerons plainte contre Mediapart", a déclaré le président candidat sur France 2, en dénonçant comme un faux le document publié par le site - une note de 2006 présentée comme émanant des services secrets libyens dans laquelle le régime de Tripoli déclarerait avoir choisi d'appuyer la campagne de Nicolas Sarkozy pour un "montant de cinquante millions d'euros". Lire à ce propos : Une note confirmerait le financement de la campagne de Sarkozy en 2007 par Kadhafi.
"Ce document est un faux grossier (...) tout simplement parce que les deux personnes en Libye censées avoir envoyé ce document et le recevoir l'ont démenti", a-t-il ajouté en accusant une nouvelle fois Mediapart d'être une "officine" de la gauche.
Et passant soudainement au registre de langage cour de récréation, et au mépris de toute cohérence chronologique : "Vous croyez vraiment qu'avec ce que je lui ai fait, M. Kadhafi m'a fait un virement ? Pourquoi pas un chèque endossé, c'est grotesque". En 2006 et 2007, à l’époque qui intéresse Mediapart, on rappelle que les échanges entre le camp Sarkozy et Kadhafi sont nombreux plus que cordiaux, si ce n’est obséquieux à l’image de Michèle Alliot-Marie dans cette vidéo où elle reçoit Saadi Kadhafi, troisième fils du dictateur, venu faire des emplettes d’armes en France.
Démenti en Libye
Un des responsables libyens mis en cause, Bachir Saleh alors directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, a fait savoir dimanche via son avocat qu'il exprimait "les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart". Il a ajouté "n'avoir jamais été le destinataire d'un tel document et dément catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d'un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ".
Dans un communiqué, Edwy Plenel, directeur et cofondateur de Mediapart, a indiqué dimanche que le démenti "tardif" de Bachir Saleh était "contredit par l'ensemble de nos révélations, qui sont à la disposition d'une justice indépendante". Ajoutons que Ziad Takieddine trouve cette note « crédible ».
Nicolas Sarkozy a encore indiqué qu'il y avait "une partie de la presse, une partie des médias, notamment le site en question dont je me refuse à prononcer le nom, qui sont prêts à bidonner des documents". "Honte à tous ceux qui vont l'exploiter", a-t-il dit, en précisant que sa plainte serait déposée "avant la fin de campagne" présidentielle.
Nicolas Sarkozy avait chargé Gérard Larcher l'ancien président du Sénat d'un rapport sur la formation. Or sa présentation à la presse a été annulée pour cause de divergences profondes avec les idées du Président candidat !
En février 2012, Nicolas Sarkozy fidèle à son adage : « les droits ne vont pas sans devoirs » proposait, afin de lutter contre le chômage, de soumettre à référendum l'obligation pour les chômeurs de suivre une formation qualifiante, puis d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé.
Bien que, faisait remarquer le blog Question(s) Sociale(s) les contours de cette obligations soient mal définis puisque : « (...) définie par un mystérieux "comité national" (?) qui, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, identifiera les secteurs d'avenir créateurs d'emplois (...) » et que de nombreuses voix s'élevaient pour expliquer que la formation n'est pas la panacée contre le chômage, l'idée continuait de faire son chemin, tant dans le discours du Président candidat que dans celui de l'UMP.
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy chargeait Gérard Larcher l'ancien Président UMP du Sénat, d'un rapport : « (...) sur une refonte « radicale » de la formation professionnelle, en vue de réorienter vers les chômeurs une partie des 30 milliards dépensés chaque année (...) »
Rapport qui a été remis le 6 avril dernier à Nicolas Sarkozy et qui porte le nom de : « La formation professionnelle : clé pour l'emploi et la compétitivité »
Et là, surprise : La présentation à la presse a été annulée !
Selon le secrétaire général de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) devant laquelle devait être présenté le rapport : « cette annulation serait due à un désaccord entre Gérard Larcher et le chef de l’État sur les mesures préconisées »
La Gazette des Communes nous donne quelques explications sur cet escamotage médiatique
« (...) le rapport Larcher ne reprend pas du tout les principales propositions du candidat Nicolas Sarkozy pour un éventuel prochain mandat (...) Gérard Larcher n’évoque à aucun moment la question d’un référendum sur l’indemnisation et la formation des demandeurs d’emploi. Il ne propose pas non plus d’obliger ces derniers à accepter une offre d’emploi après avoir suivi une formation (...) Personne ne doit être pénalisé si une formation dûment suivie ne débouche pas sur un emploi faute d’emploi effectivement disponible (...) L’ancien président du Sénat ne semble pas non plus penser que la formation soit la solution miracle face au chômage (...) »
Bilan : « le sénateur prône simplement « une meilleure coordination des acteurs » et « une simplification des structures »… Et la Gazette des Communes de conclure : « Nul ne sait ce que va devenir cet énième rapport. Mais tout ça pour ça… »
En clair, une proposition mal fagotée, ayant abouti à une perte de temps pour plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, qui, s'ils elles ont échappé provisoirement à un dispositif incohérent, n'ont toujours pas de solution en vue à court ou moyen terme.
Chapeau les artistes conseillers du « Président courageux et qui protège » !
Crédit et copyright photo
Rue89
le 6 Avril 2012
« Nicolas Sarkozy perd les pédales ». La réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ne s’est pas fait attendre. Vendredi matin, sur RTL, le candidat de l’UMP, qui n’en est pas à son coup d’essai, s’en est une fois de plus pris au secrétaire général de la CGT, l’accusant de mener campagne contre lui parce qu’il serait « membre du bureau politique du parti communiste comme chacun le sait ».
Celui qui se présente comme « le candidat de la vérité » vient de lâcher un triple mensonge : le Bureau politique du PCF est une instance qui n’existe plus depuis 15 ans ; Bernard Thibault n’a jamais été membre l’instance qui l’a remplacé, le Bureau national. Il a participé, entre 1997 et 2001, aux réunions Conseil national, organe qu’il a quitté peut après être devenu secrétaire général de la CGT, précisément pour marquer l’indépendance de son syndicat vis-à-vis des partis politiques et du Parti communiste.
L’attaque est d’autant plus injuste, que la redéfinition des liens entre le syndicat et les partis politiques, est un des chantiers les plus sûrement mené par Bernard Thibault depuis qu’il est à la tête de la centrale syndicale. Le 17 juillet 2001, lors d’une rencontre avec le PCF, il avait présenté à Robert Hue, secrétaire national du PCF, un texte de six pages, invitant à « réévaluer » leurs rapports. Il invite à redéfinir des relations basées « sur le respect mutuel et la franchise », affirme que le syndicat exclut « toute attitude de soutien ou de co-élaboration d’un projet politique » mais que cette orientation ne signifie pas neutralité. Il est normal, explique Bernard Thibault, que « se manifestent des convergences et aussi des divergences entre organisations qui n’ont pas la même vocation ».
Des divergences, il semblerait qu’il n’y en ait pas qu’un peu entre la CGT et le bilan économique et social du président sortant. Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT ironise : « la seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publique et pas seulement dans les meetings de la CGT ». Il juge aussi que l’attitude du président de Nicolas Sarkozy « à l’égard du premier syndicat du pays n’est pas digne du président de la République d’un pays démocratique. » Le candidat de l’UMP tombe bien bas.
le 5 Avril 2012
Le soi-disant projet présenté par Nicolas Sarkozy pour les cinq prochaines années se résume en une nouvelle cure d’austérité. Son but : un retour à l’équilibre en 2016, en coupant notamment dans le budget des collectivités locales
Les collectivité locales devront "réduire" leurs effectifs et leurs dépenses".
"Les départements et les communes de plus de 30000 habitants devront engager la réduction de leurs effectifs comme l'Etat l'a fait et diminuer leurs dépenses de fonctionnement au même rythme que l'Etat, soit une économie de 2 milliards et demi sur cinq ans".
Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il ferait voter la "règle d'or" budgétaire "dès l'été 2012", en cas de réélection à la présidence. Il s’est par la même occasion permis un beau mensonge historique : jusqu’à aujourd’hui les Etats ont toujours payé leurs dettes, la gauche pour la première fois de l'histoire, nous mènerait vers la faillite. Les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont pourtant comptabilisé 138 cas de pays qui ont fait défaut dans le seul 20ème siècle, de l’Allemagne à l’Argentine. Ils estiment par ailleurs que le premier cas de défaut français remonte à 1558…
Quant au chômage, la préoccupation première des Français : la principale annonce étant qu’il ne fera pas d’engagement chiffré, contrairement à 2007 où il avait assuré qu'il ramènerait le chômage à 5% à la fin de son quinquennat.
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a annoncé également que la France demanderait le gel de sa contribution au budget de l'Union européenne s'il était réélu, une économie annuelle selon lui de 600 millions d'euros. "Je vous annonce que la France demandera à ce que sa contribution au budget européen soit gelée, ce qui représentera une économie de 600 millions d'euros par an".
La défiscalisation liée aux délocalisations : "Je proposerai qu'on supprime la possibilité de déduire de ses impôts les frais qu'une entreprise engage pour se délocaliser en dehors d'Europe". Il a également promis que dès juillet, les retraites seraient versées au 1er jour du mois et non plus le 8 comme aujourd'hui.
Au final pour la drite : "les trois quarts" des efforts devront porter sur la réduction des dépenses. "Le quart restant" se fera "par la hausse des recettes", a ajouté le président-candidat, d'après qui le manque à gagner pour revenir à l'équilibre budgétaire en 2016 représente "115 milliards d'euros", auxquels il faut ajouter le coût de ses propositions, qu'il a chiffrées à "9,5 milliards", soit un total de 124,5 milliards. Le détail des propositions sera exposé dans une lettre envoyée prochainement aux Français.
Le Point révèle donc que Courroye, le procureur qui semble de plus en plus avoir voulu torpiller le volet du financement illicite de la campagne électoral de Sarkozy et qui est toujours mis en examen pour l'affaire des fadettes du Monde, était au courant des transferts illégaux de fonds depuis la Suisse vers la France pour Bettencourt sous l'égide de Maistre.
L'information ici : Les transferts d'argent liquide qui relancent l'affaire Bettencourt étaient connus de la justice depuis l'automne 2010. Effectués entre la Suisse et la France, ces mouvements - dont la justice soupçonne que certains seraient liés au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 - avaient été évoqués par l'avocat genevois de la famille Bettencourt au cours d'un interrogatoire conduit par un juge suisse en présence du procureur Philippe Courroye et de deux policiers parisiens.
Ni ces révélations ni les documents bancaires saisis à l'époque n'ont entraîné d'investigations particulières par la suite, jusqu'à ce que le juge bordelais Jean-Michel Gentil relance cette piste. Dans cette audition datée du 1er octobre 2010 - dont Le Point révèle la teneur dans son édition du jeudi 5 avril, l'avocat René Merkt, qui supervisait les avoirs des Bettencourt dans les banques genevoises, racontait qu'il avait été requis par l'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, pour organiser des transferts d'argent liquide.
Comme vous allez le voir, il ne s'agit pas seulement de l'audition mais aussi de pièces comptables : Le procès-verbal de son audition atteste que des "pièces bancaires" avaient été saisies ainsi que des "relevés et ordres client" remis par l'avocat. S'il ne figure pas dans le compte rendu de l'audition, le nom de la société chargée des remises d'argent liquide était donc connu il y a dix-huit mois. Il s'agit de la SA Cofinor, dont les statuts mentionnent qu'elle a pour objet "toutes opérations financières en Suisse et à l'étranger, notamment gestion de tous biens mobiliers et immobiliers ainsi que toutes opérations de change". Interrogé récemment en Suisse par le juge Gentil, le directeur de cette société a précisé que Cofinor "organise la mise à disposition en toute confidentialité de sommes d'argent liquide à l'étranger, notamment en France, pour des clients ayant des comptes en Suisse".
Par ailleurs ce système (n'oublions pas que la femme de l'Immaculé Eric travaillait avec Maistre pendant que celui-là était tout à la fois trésorier de l'UMP (ayant été trésorier de la campagne de Sarkozy) et ministre du budget !) a permis des transferts impressionnants par leur montant : La trace de sept opérations relatives à la famille Bettencourt figurait dans les archives de Cofinor : 400 000 euros le 5 février 2007 ; 400 000 euros encore le 26 avril 2007 ; puis deux fois 1 million d'euros les 2 et 8 décembre 2008 ; enfin, trois fois 400 000 euros les 18 novembre, 27 novembre et 7 décembre 2009.
Rappelons au passage que Sarkozy a rencontré (il a dû reconnaître que c'était probable) André Bettencourt le 24 février 2007 et madame Bettencourt le 27 avril 2007 soit 19 jours et 1 jour après l'arrivée des fonds. Claire Thibout a déclaré que maistre devait rencontrer Woerth pour verser 150 000 € pour la campagne de Sarkozy et que Maistre lui avait dit que la Suisse était bien pratique, c'était le 18 janvier selon les agendas de Claire Thibout et de Maistre.
Toute l'affaire ici, 30é version mise à jour le 4 avril 2012 : Les petites affaires de l’Immaculé Eric
On se demande bien quand la justice va s'intéresser de plus près de Courroye dans l'affaire Bettencourt où tout concourt à prouver qu'il semble avoir voulu faire obstacle à la vérité et à la justice.
Enfin nous apprenons que dans l'affaire Karachi la Cour de Cassation, contre l'avis du parquet (qui dépend du pouvoir), a validé le droit aux familles des victimes de se porter partie civile dans l'affaire de Karachi pour le volet financier qui a pu aboutir au financement occulte de la campagne de sa suffisance je-vous—demande-de-vous-arrêter avec souvenons nous l'autorisation de Sarkozy, alors ministre du budget, pour la constitution de la société Heine au Luxembourg. Deux dossiers qui devraient si la France était un état de droit, si les électeurs français avaient un peu, un minimum de décence et de morale, faire que Sarkozy ne passe même pas le premier tour le 22 avril prochain. Libération : La Cour de cassation a jugé mercredi que les familles des victimes de l'attentat de Karachi pouvaient se constituer parties civiles dans le volet financier qui concerne des soupçons de corruption et d'abus de biens sociaux sur un contrat d'armement franco-pakistanais conclu en 1994.
A cela s'ajoute les menaces de Takieddine (Le NouvelObs) : Vous avez déclaré " Je les tiens tous dans ma main ! Je peux tous les faire tomber !" en octobre dernier dans l'émission "Complément d'enquête". De qui parlez-vous et que cela signifie-t-il ?
- Les noms, je vous les donne 1. Nicolas Sarkozy. 2 Claude Guéant. 3. Bernard Squarcini. 4. Alexandre Djouhri. Les trois derniers constituent un triumvirat qui gère les relations extérieures et les affaires commerciales de la France. Il est à l'origine de la captation de l'appareil de l'État par des intérêts personnels. Alexandre Djouhri s'est vu installé auprès des groupes du CAC 40, il accompagne le président dans tous ses déplacements à l'étranger. A chaque voyage, on annonce des contrats mirobolants, mais il ne se passe jamais rien. Parce que la France est devenue un partenaire commercial corrompu depuis 2007. Nicolas Sarkozy devra répondre à toutes les questions. Toutes les questions.
Il nous reste 17 jours pour nous débarrasser de ce pouvoir. Souvenons-nous à chaque instant de cette campagne qu'Eric Woerth a été mis deux fois en examen dont une pour recel de financement illégal de parti ce qui est une forte suspicion de l'illégalité de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et donc l'illégalité de son élection et que Sarkozy lui-même est supposé avoir touché de l'argent liquide en avril 2007, et oeut-être en février 2007, de la part de Bettencourt et qu'il a fait, toujours en 2007 (mars), une fausse déclaration sur l'honneur de patrimoine.. Trouvez aussi ici la vraie timeline de Sarkozy (journal Facebook). Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible. Et votez en conscience après avoir lu ce livre des méfaits du clan Sarkozy Le Sarkozyland et ses méfaits(epub) ou Le Sarkozyland et ses méfaits(issuu)
N’oublions jamais :
Lundi sur France Info, le Président de la République en campagne pour sa réélection s'est livré à une inadmissible provocation, qualifiant les soldats de Montauban lâchement abattus par Mohamed Merah de « musulmans d'apparence ». Cette expression, en plus d'être d'une bêtise insondable, est clairement raciste ! Comment le Président de la République arrive-il confondre, si ce n'est en le faisant volontairement, affaire de foi et couleur de peau ? En France et dans le monde, il y a des gens athées et il y en a de toutes les couleurs ! Les préjugés racistes du candidat de l'UMP n'y changeront rien. Au moment ou Marine Le Pen, dont la campagne bat de l'aile, cherche à exciter les plus bas instincts d'une opinion publique ébranlée par la terrible tuerie de Toulouse et Montauban, Nicolas Sarkozy a le devoir d'éviter de se rouler dans la même fange que la candidate FN. Le débat à tout à y gagner.
L'essence à deux euros, cauchemar annoncé pour le portefeuille des automobilistes, est devenue pour la première fois une réalité. Un an après la prédiction du Pdg de Total, Christophe de Margerie, nous y sommes. Le litre de super sans plomb a dépassé les 2 euros, mardi 13 mars dans une station-service parisienne. Que répond le gouvernement face à cette attaque directe au pouvoir d'achat des Français. Rien. Juste de changer de station service. On croit rêver devant un tel niveau d'incapacité !
Le PCF et ses alliés du Front de gauche proposent de constituer un pôle public de l'énergie. Total doit être nationalisé ; ses 12,5 milliards de profits en 2011 ne doivent plus servir à alimenter la folle spéculation sur les marchés financiers. Il faut un prix maximum à la pompe, la diminution de 5% de la TIPP sur les produits pétroliers. Le financement de ces mesures est possible en taxant les profits des compagnies pétrolières.
le 12 Mars 2012
C'est ce qu'annonce le site d'information Médiapart à partir de notes issues d'un document versé au dossier d'instruction de l'affaire Karachi. Une note de synthèse qui précise que le marchand d'armes Ziad Takkiedine aurait mis en place les"modalités de financement" de la campagne présidentielle de Nicolas sarkozy en 2007 par Mouammar Kadhafi, en relation avec Brice Hortefeux et Saïf al-Islam, fils du dictateur lybien.
A la source de cette révélation, une note rédigée par un témoin du dossier, l'ancien membre de l’équipe de Balladur en 1995, Jean-Charles Brissard. Il a recueilli les confidences de l’ancien médecin personnel de Ziad Takieddine (ZT dans le document), Didier Grosskopf (DG), en lien avec Brice Hortefeux (BH). Dans la note apparait également les références du compte bancaire suisse de la soeur de Jean-François Copé, l'actuel patron de l'UMP.
Le verbatim du document (source Médiapart) :
MEMO DG
SUISSE
20.12.2006
CAMP07
MODALITES FIN CAMPAGNE NS REGLEES LORS DE LA VISITE LIBYE NS + BH 06.10.2005
PLUSIEURS ENTRETIENS PREALABLES ENTRE ZT ET SAIF AL ISLAM
ZT CHARGE DU MONTAGE
ZT INTERV CONTRATS COMM SEC ARMEES ET CARTES ID A PUCES
FIN LIB 50 ME
MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND)
FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE
Selon les journalistes de Médiapart Fabrice Arfi et Karl Laske, Ziad Takieddine s'est rendu une dizaine de fois en Lybie pour la seule année 2005 souvent accompagné par Didier Grosskopf qui pour "y soigner des membres de la famille kadhafi". Le 6 octobre 2005, toujours selon Grosskopf, le "financement de la campagne" de Nicolas Sarkozy (NS) a été "totalement réglé" lors d'une visite officielle de ce dernier, alors ministre de l'Intérieur. Les 50 millions d'euros auraient transité par une banque suisse non déterminée, ainsi que par une société panaméenne de Brice Hortefeux, qui accompagnait le ministre.
Le soupçon d’une participation libyenne au financement de Nicolas Sarkozy avait été alimenté par les déclarations spectaculaires de Mouammar Kadhafi et de son fils, Saïf al-Islam, qui avait confié à la chaine Euronews, deux jours avant l’intervention militaire occidentale, en mars 2011 : "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler", rappelle Médiapart.
Prélever une goutte d'eau dans un océan de bénéfices. Une fois décryptée, c'est ce que donnerait la nouvelle mesure de Nicolas Sarkozy de taxer les grosses entreprises cotées en France. Son ministre des Finances a chiffré ce vendredi matin entre 2 et 3 milliards le produit de cette taxe. Une broutille par rapport aux 73 milliards de bénéfices engrangés par les groupes du CAC 40 pour 2011.
Et encore, ce ne sont pas seulement ces multinationales du Cac 40 qui seraient touchées par cette taxe, mais, comme le calcule ce vendredi matin Reuters, 104 entreprises cotées en France qui avaient une capitalisation boursière supérieure à un milliard d'euros, soit l'assiette annoncée de cette "mesure phare". La broutille se transformerait donc en peccadille.
ArcelorMittal y échapperait
Les modalités de cette "taxe Sarkozy" sont d'autre part bien floues. François Baroin a précisé que son taux taxe n'était pas encore fixé, qu'elle porterait plutôt sur le chiffre d'affaires mondial que sur le bénéfice. De surcroit, en expliquant que les entreprises visées sont celles qui "ont leur siège en France", le ministre des Finances admet que cette taxe ne touchera pas des groupes cotés à Paris, mais dont le siège social se trouve hors de l'hexagone. Ainsi, ArcelorMittal, qui ferme ses hauts fourneaux à tour de bras en Lorraine, passerait entre les mailles de ce filet troué.
Le candidat Sarkozy se tire une autre balle dans le pied avec cette taxe brandie comme une arme pour combler les déficits. Son rendement faiblard de 2 à 3 milliards d'euros laisse un avenir radieu au dérapage des comptes publics.
1. 07/04/2012
ripostes aux voyous du mensonge
Ah! le FIGARO !
Remise en mémoire d'un débat entre René Andrieu et D'Ormesson, l'écrivain.
Octobre 1941, les communistes - les plus engagés dans la résistance - passent à l'offensive en exécutant des nazis. Des rafles font suite qui rejoignent ceux déjà enfermés. Dans les colonnes du FILOU un certain d'Ormesson oncle de 'écrivain, appelle les nazis à fusiller les terroristes! un choix sans ambiguité du côté de la droite extrême, du côté du capital et de l'internationale du fric.. C'est Chateaubriand, Nantes, le Bois de Boulogne, on y fusille... c'est l'honneur de ces patriotes..c'est une part de liberté qu'ils nous restituent
La famille Sark.0, en Hongrie selon certaines sources, répétitives, est fortement liée à un certain Ortiz tout puisssant fascsiste et bien sûr très lié à Hitler, étrange, étrange....
Où comment cette frange de l'extrême droite ripolinée en droite (quelques uns sont même au gouvernement français actuel) agit et veut continuer à le faire pour leurs mandants ceux de la haute finance...
N'est-il pas vrai aussi qu'un certain BUSH (grand père de l'ex-président des USA) aurait été un des principaux banquiers d'Hitler
Quelles familles accrochées aux privilèges du fric!!!!!!!
Avec intelligence, et sans pitié, c'est la guerre avec eux, qui n'hésitent pas à utiliser les moyens de l'état (comme tous les fascistes) y compris le mensonge les plus énormes, et même le crime, pour maintenir leur système pourri et si meurtrier
Bon courage, et à bientôt la victoire, JL M élu au premier tour... Quelle fête, celle de l'espoir humain pour tous
Par majewski, le 06 avril 2012 à 15:01
2. 08/03/2012
Sarkozy se défroque (interdit aux mineurs)
Le meilleur tartuffe de France est laïc. Il préside à nos destinées jusqu’en mai. Il a pour nom Sarkozy. Grâce à lui, l’enfer ne nous guette plus… nous y sommes ! Ce Moise de la finance nous a conduit nous, son peuple d’électeurs larbins, au bord de l’abîme économique. Depuis le traité MES nous avons fait un grand pas en avant. Sans crédit ni sursis, nous barbotons dans la voie lactée décrite dans le Livre des Morts, comme nos ancêtres du temps de pharaon.
Sarkozy incarne Janus, le dieu romain des portes. A double face, il colle recto-verso au pouvoir et fait songer à Beate Klarsfeld. Présentée le 27 février par le parti Die Linke (sorte de Front de Gauche allemand) à la Présidence de la République fédérale d’Allemagne, elle déclare le 29 février son soutien à la candidature de Sarkozy. D’aucuns disent, que le Président sortant risquant moult procès, elle assure ainsi le chiffre d’affaire d’Arno son fils lequel, avocat sympathique, a collaboré, en tant que Médiateur, depuis 2005 avec Sarkozy.
C’est connu, depuis le salon de l’agriculture, le chef du gang UMP cultive la litote. Ces hérauts ne sonnent plus ses louanges sans d’horribles contorsions. Ainsi le discours de Bordeaux de ce boulimique du pouvoir défend la laïcité et l’indivisibilité de la citoyenneté.
Une langue nouvelle ? Sans doute ! Une nouveauté rhétorique ignorée de la déclaration de 1789 et de la Constitution, surement ! L’indivisibilité de la citoyenneté est née du fantasme de l’identité nationale qui agita l’esprit du Chanoine, touché par la grâce du cardinal Ruini, au nom prédestiné, en décembre 2007. Cette brillante création fut l’objet d’un débat national, un flop dont tout le monde connaît la conséquence sur les Roms dans cet état totalitaire que construisent en empilant brique après brique Nicolas Sarkozy et ses lieutenants Hortefeux et Guéant, sans parler de Fillon.
L’état totalitaire dont Adolf Schiklgruber et Josef Djougachvili furent les champions incontestés, est un truc du genre « une nation, un peuple, un guide » censé rassembler tous les « Prolètes » du pays comme dit Merkel. Ce que le Président sortant, d’origine gréco-hongroise traduit pas : « Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale ! »(Discours du Latran).
De quelle racine est-il question ? Celle qui le lie à Patrick Balkany ? C’est quoi le ciment de l’identité nationale, la propagande UMP ou celle de J.M. Le Pen reprise par Marine ?
Comment cet être, après une génération, peut-il revendiquer ou prétendre assumer le passé de la France. Assumerait-il l’Inquisition, la Saint Barthélémy, la Terreur de Robespierre, l’assassinat du Duc d’Enghien, la Commune du petit père Thiers, l’exécution des poilus de 14 et la rafle du Vel d’Hiv ?
Lui qui, hypocrite et irresponsable, voulait faire porter la honte de nos pères à nos petits enfants ?
Lui à qui l’honorable et digne Simone Veil a refusé sa commande de bouleverser le préambule de la Constitution pour balayer la déclaration de 1789 et le préambule de la Constitution de 1946.
Il n’était pas né lors de ces evénements et la suite des géniteurs et génitrices qui le précèdent n’étaient pas encore Français. Comble cette responsabilité n’est pas partie du mandat que nous lui avons confié. Elle est usurpée…Cette manie tout de même !
Sacré Chanoine ! Ce malotru qui méprise son mandat, étouffe la séparation des pouvoirs qui garantit la démocratie, serait un bon chrétien bien de chez nous ? Non ! Pas plus qu’il n’est démocrate. La démocratie est un concept qui, depuis des lustres, n’entre plus à l’Elysée. Il s’arrête, dans la cour d’honneur, au bas des marches du Perron que foule sa bande et ses serviteurs.
Quant à sa laïcité, elle évolue selon le parterre ou le motif pour lequel le Président l’aborde.
Il est tantôt l’apôtre de la morale.
Le Président au Latran : « il n’est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd’hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d’en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l’administration en fonction de sa croyance. ..
Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
Dans la bouche d’un fils d’immigré qui prône l’identité nationale et dont le père intégra pour quelques mois la Légion avant d’être réformé, nous apprécions cet irrespect pour les membres du Corps enseignant, morts pour la France.
Cette apologie du sacrifice de la vie prôné par le Jésus de Luc « Celui qui conservera sa vie la perdra. Celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera » (Luc 9-22,25) stigmatise la guerre sainte. Ceci est contraire à loi du 29 juillet 1881 et entre dans le champ d’application du code pénal. Mais le président est au-dessus des lois, madame Alliot-Marie, en son temps Garde des sceaux avant d’être remerciée, nous l’a confirmé.
Le Chanoine de Saint Jean de Latran va plus loin : c’est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée
Universelle.
Il faudrait interroger Descartes, Voltaire et Beaumarchais sur cette affirmation.
Enfin le Chanoine juge : « La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. » Cet homme d’avenir et de réformes est nostalgique d’un passé qui n’est pas le sien. Il s’en distancie avec courage : « Je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture.. »
C’est sûr la république et la démocratie sont immorales. Le divorce, la pilule, l’avortement, les homosexuels… Tout ça n’est pas acceptable. Jack Lang, Frédéric Mitterrand et Roger Karoutchi devraient comprendre que seule la morale religieuse compte et que ces saloperies républicaines sont répugnantes pour un esprit saint. Carla Bruni Sarkozy devrait comprendre que son mariage, irreligieux, n'existe pas pour la religion du Chanoine.
Et, quand Monsieur le Chanoine se défroque, il devient défenseur émérite de l’ordre républicain et de la partouze politique sur les divans de la Pompadour.
Le candidat à Bordeaux :
« La laïcité, c’est notre façon à nous les Français de distinguer le spirituel et le temporel. Nous ne voulons pas vivre dans un pays où on ne distingue pas le spirituel et le temporel. C’est une affaire de civilisation, la nôtre !
Et c’est le devoir de chacun dans la République, c’est son devoir d’adapter la pratique de sa foi à cette exigence civilisatrice, la nôtre, parce que cette exigence civilisatrice permet à chacun d’entre vous d’être libre, libre de croire ou de ne pas croire comme vous l’entendez."
En quoi la laïcité est-elle une exigence civilisatrice ? Par essence la laïcité naît de la civilisation, qui distingue la forme civile de l’organisation sociale, de l’organisation sociale religieuse ou militaire. La laïcité est le produit de la démocratie. La civilisation se différencie ainsi de la culture issue du rayonnement des cultes. Ces derniers ont toujours eu pour objet de légitimer le pouvoir et les lois pour asservir les hommes.
La laïcité n’est donc pas une exigence civilisatrice mais la conséquence de l’indépendance de la société civile vis-à-vis des autres régimes. Elle matérialise l’aboutissement de la démocratie où le peuple souverain légitime les pouvoirs et les lois en lieu et place de la divinité créée et entretenue par les prêtres de tout bord et les monarques de droit divin sacrés par l’onction du prêtre.
« La République protège toutes les religions. Mais nul dans la République, nul, ne peut imposer aux autres ses modes de vie, ses traditions au nom de ses convictions religieuses. Nul, nul, nul ne peut nous demander de renoncer à notre mode de vie au nom de ses convictions religieuses. Nous ne l’accepterons pas, pas parce que nous ne respectons pas ses convictions mais parce que nous sommes attachés à nos valeurs qui sont le produit de siècles et de siècles. Nul ne peut nous demander de renoncer à notre mode de vie. »
De quoi s’agit-il ? d’un bla-bla insignifiant. Si nul ne peut imposer aux autres ses modes de vie au nom de ses convictions religieuses, pourquoi imposer Noël et Pâque aux juifs et aux musulmans ? Pourquoi exprimer un attachement laïc aux valeurs religieuses de la chrétienté ? Où est la cohérence d’un tel discours où conduit une telle vision de la laïcité ?
Le sermon de Bordeaux censé remettre les pendules à zéro a été salué par l’édile de la cité, un certain Juppé. Réintégré dans la bande à Fillon, ce condamné pour prise illégale d’intérêts dans une affaire d’emplois fictifs, n’en est pas à son premier égarement. Il s’est félicité, selon son habitude, d’avoir introduit devant le public girondin le discours exprimant les vraies valeurs de la République du candidat.
Des valeurs parmi lesquelles la laïcité est soutenue par Fillon, personnellement. Ce grand personnage de la république peau de chagrin de son maître invite, sur le ton du consensus et de la raison électorale, les uns et les autres à abandonner une tradition désormais obsolète puisqu’il n’y a plus grand-chose à manger : l’abattage rituel… Ce qui bien entendu fait bondir les clercs et les croyants de toutes confessions convaincus du bien-fondé de leur mythologie respective. Règle qui guide leurs actes quotidiens tel un code civil et pour beaucoup prime sur les lois de l’état.
Voici les pensées confuses et contradictoires de celui qui, incapable de respect pour quiconque, loin de garantir la continuité de l’état par sa sagesse, le divise… Que dis-je ? Le brise et nous conduit au chaos. Les lecteurs et les électeurs apprécieront les valeurs louées par le Maire de Bordeaux et l’intégrité de ce personnage considérable.
Alors ! Continuez à causer Sarkozy ! Pour la majorité silencieuse du corps électoral qui ne veut plus de vous ni de votre bande, les procédés misérables qui jalonnent votre mandature ont eu définitivement raison de votre crédibilité.
3. 13/11/2011
Sarkozy et le jour national de mémoire : une manipulation
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lors de son discours du 11 novembre 2011, sous l’Arc de Triomphe, le prochain dépôt d’un projet de loi visant à faire de ce jour « la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France ».
Ce projet de loi est une insulte à tous les morts de 14-18 mais aussi à leurs familles qui sont les nôtres aujourd’hui.
La guerre de 14-18 ne doit pas être diluée dans un jour de commémoration générale de tous les morts pour la France. Et puis, que veut dire « mourir pour la France » ?
La singularité et l’horreur de la première guerre mondiale méritent sans conteste le maintien d’un jour de mémoire particulier.
En effet, pas une Commune, pas un village, pas une famille de France n’a été épargné directement ou indirectement par cette boucherie qui a broyé une génération de jeunes gens qui n’avait rien demandé à personne et qui est partie au combat, confiante et la fleur au fusil.
Bien entendu, je pense aussi aux ressortissants de nos anciennes colonies d’Afrique et d’Asie, qui ont participé à l’effort de guerre et qui ont aussi payé un bien lourd tribut.
Aujourd’hui, on veut mettre, par exemple, sur le même plan, des soldats français tués en Afghanistan et des combattants de la Grande Guerre.
Loin de moi l’idée de minorer la douleur des familles des premiers, mais je pense néanmoins qu’ils n’ont pas leur place sur des monuments aux morts.
Je m’explique.
Ces soldats ne sont pas morts pour la France, c’est-à-dire pour défendre l’intégrité menacée du sol national. Ces soldats sont morts en mission – sur mandats divers : ONU, OTAN, ou sur ordre du pouvoir exécutif français, etc. – dans des régions du monde qui n’étaient pas en conflit direct ou indirect avec la France.
En outre ces soldats étaient des militaires professionnels. Il ne s’agissait pas ultra-majoritairement d’appelés du contingent comme en 14-18. La plupart d’entre eux savait, en signant un contrat avec l’armée, qu’ils prenaient éventuellement le risque de mourir au combat. Leur signature valait adhésion à ce possible destin.
4. 12/10/2009
Les Cireurs de bottes ET L’INFORMATION
D’un côté, un groupe restreint avec un personnage porteur du politique ( le roi ) et de l’autre la consommation de spectacles qui ouvrent sur tout et sur du fugace.
Lors du voyage présidentiel en Espagne, les questions politiques, économiques, l’avenir de l’Europe, tout cela est passé au second plan.
Par contre, tous les projecteurs médiatiques, à de rares exceptions ( L’HUMANITE ) se sont braqués sur les robes de Carla BRUNI SARKOZY et ses rencontres avec la famille royale d’Espagne..
L’image n’est pas oubliée non plus.. La majorité s’est focalisée sur la photo de Letizia ORTIZ ET Carla BRUNI, vues de dos, montant un escalier, dans des conditions avantageuses pour leur plastique.
C’est vraiment grotesque et cela tue la politique. C’EST DE LA PIPOLISATION.
Le but poursuivi est malheureusement atteint en partie : détourner les travailleurs des problèmes sociaux et politiques.
Dénonçons ces pratiques et exigeons une information objective, formatrice, démocratique au service du peuple.
Bernard DEGOIS