Nous sommes à 72 heures du 1er tour de l'élection présidentielle. Nous allons vivre, mobilisés, l'espoir au cœur, ces heures décisives d'une campagne qui aura été de bout en bout exaltante.
Je veux dire, ce soir, à toutes celles et à tous ceux qui font la force de cette campagne, sa belle et magnifique énergie, je veux leur dire bravo. A tous du fond du cœur, je vous dis bravo.
Comme président du Conseil national de campagne et aussi au nom des communistes dont j'ai l'honneur d'être le secrétaire national, je veux dire, bravo à toi, Jean-Luc, bravo pour cette campagne qui, j'en ai la conviction, marque l'entrée de notre combat émancipateur dans une nouvelle séquence de l'histoire.
Oui, nous avons déjoué les scénarios préfabriqués, nous avons ranimé l'espoir qu'ils voulaient maintenir étouffés.
Dimanche, grâce à notre campagne, une campagne d'idées, de propositions, de convictions, une campagne de réflexion, d'argumentation, de raison et d'action, vous irez voter en femmes et en hommes libres.
Fini le temps où vous alliez aux urnes en laissant la moitié de vos idées aux portes du bureau de vote,
fini le temps des calculs tactiques sur injonction des sondages,
fini la peur d'être à gauche pour rassurer le centre – ce génial argument qui a fait perdre toutes les présidentielles à la gauche depuis 25 ans...
Oui, fini le vote téléguidé avec une main liée dans le dos !
Allez voter tels des citoyens libres et égaux en droits.
Allez voter pour vos idées !
Allez voter pour reprendre le pouvoir.
Allez voter, libres, en femmes et en hommes libres, dimanche pour Jean-Luc Mélenchon.
Avec le bulletin de vote du Front de gauche, vous serez libres de dire clairement et avec force, la tête haute, ce que vous pensez de ce monde absurde et injuste,
libres de dire à tous les profiteurs de la finance : « La récréation est terminée ! Fini de vous gaver en pillant notre travail, en polluant la planète ».
Avec ce bulletin de vote, en femmes et en hommes libres, vous allez congédier Nicolas Sarkozy et son club de patrons milliardaires. Du Fouquet's au Crillon, pour eux, la boucle est bouclée. Eh bien pour nous aussi : messieurs de la haute finance, votre temps est révolu. Partez ! Partez ! Partez et qu'on ne vous revoie plus piller les richesses du pays.
Oui, vous tous ici et toutes celles et tous ceux qui dans le pays sont avec nous ce soir rassemblés dans leur ville, dans leur quartier, dans les campagnes, vous serez libres, dimanche, de dire que la France c'est l'égalité, pas la discrimination ! Que la France c'est la liberté et la fraternité, pas la haine ! Que la France du mouvement ouvrier, c'est la solidarité, celle qui clame « Français, immigrés, même patron, même combat ! », la France qui dit l'ennemi, ce n'est pas l'immigré, c'est le banquier.
Vous l'avez remarqué. Marine Le Pen est revenue ces jours-ci en odeur de sainteté médiatique. Nous ne croyons pas aux miracles. Donc, nous avons compris. En vérité, les privilégiés, fidèles à leur triste tradition, préfèrent le FN au Front de gauche.
Alors, je vous le dis, relevez ce défi, ne vous laissez pas impressionner, restez libres, libres de votre vote.
Rassemblés le 6 mai, nous battrons Sarkozy. Et pour bien préparer cette victoire, pour libérer la démocratie de cette épée de Damoclès, dès dimanche, femmes et hommes de gauche, démocrates, placez le Front de gauche le plus haut possible, loin devant Le Pen et ses discours racistes.
***
Le 29 juin dernier, en lançant notre campagne place Stalingrad, je vous avais lancé un appel : « Ne vous laissez pas voler 2012, entrez en scène, prenez la parole, prenez le pouvoir ! »
Oui, prenez le pouvoir, nous l'avons voulu, vous l'avez fait.
Et aujourd'hui, grâce à vous, tout a changé.
Une à une, nous avons ouvert les portes à des propositions que les autres candidats voulaient ignorer. Des propositions que pourtant la grande majorité des Français met en tête de leurs priorités. C'est vous qui avez imposé l'ordre du jour de cette campagne !
Dès le début, nous avons refusé de mener le débat présidentiel sous la dictée des experts en austérité. « La règle d'or, vous la voulez tout de suite, en 2013, en 2015 ? Pour un an, pour deux ans, cinq ou 10 ans ? »
Nous avons refusé de plier d'entrée de jeu et mis en débat, argumentation à l'appui, la possibilité et la nécessité d'une autre politique.
Nous leur avons tenu tête, seuls, sur le SMIC à 1 700 euros, le salaire de 1 à 20, et le relèvement de tous les salaires. Et les salariés nous ont compris, eux qui souffrent tous les jours avec des paies de misère quand les actionnaires se gavent.
Aujourd'hui, nous avons brisé le tabou. Et voilà le candidat socialiste qui parle enfin d'un « coup de pouce » au SMIC.
Mais pour nous, ce n'est pas d'un petit coup de pouce dont les salariés ont besoin, mais d'un grand coup de poing sur la table des négociations salariales pour dire, avec le monde du travail : « Maintenant, messieurs les profiteurs, ça suffit ! On augmente les salaires et on taille dans les dividendes ! »
Nous avons rencontré les syndicats. Nous avons écouté les syndicalistes au meeting de la CGT sur les retraites, le 31 janvier. Et nous les avons entendus nous rappeler les revendications du grand mouvement que Sarkozy a méprisées.
Nous avons rouvert avec eux le débat sur un engagement clair : le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous ! Cette porte-là, nous ne la refermerons pas !
Nous avons alerté sur les traités d'austérité Sarkozy-Merkel.
Nous avons appelé tous les parlementaires de gauche à rejeter le MES qui était la première pièce de cette machine infernale. Demain, nous tiendrons ferme sur cette question centrale et la majorité de gauche ne pourra plus s'abstenir.
Pour nous, c'est clair. Jamais nous n'accepterons la ratification du Pacte budgétaire et fiscal !
Et nous n'avalerons pas plus la pilule de l'austérité, enrobée de bonnes intentions vides de sens sur la croissance.
Tout nouveau traité européen, renégocié ou pas ! doit être soumis au vote des Français. Là encore, si quelqu'un cherche à la refermer, nous maintiendrons la porte du changement grande ouverte. Et je le dis à mes amis européens, à tous ceux qui luttent en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Irlande, en Belgique, en Hongrie, en Allemagne et ailleurs, tenez bon ! Vous pouvez compter sur nous.
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Alors, vous l'avez compris, notre campagne a poussé des portes, ouvert des brèches.
Eh bien aujourd'hui, je vous le dis, avec le vote Front de gauche, c'est le moment de pousser plus fort encore et d'ouvrir toutes grandes ces portes du changement.
Élisez la gauche, pas une gauche qui les laissera se refermer, ou qui vous les claquera au nez au moindre coup de semonce des marchés financiers.
Élisez la gauche qui poussera toutes ces portes avec vous quand les forces de la droite, de l'extrême droite, de la finance et du Médef s'arcbouteront pour les refermer.
Avec le vote du Front de gauche, donnez vous de la force !
C'est à vous de prendre le pouvoir, de dire, puisque c'est notre pouvoir de citoyen : « Voilà ce que la gauche doit faire ! »
Oui, je l'affirme, rien ne se fera sans vous ! Vous avez commencé à reprendre la main, eh bien maintenant, ne lâchez rien !
Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en votant le 22 avril pour Jean-Luc Mélenchon,
Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en manifestant le 1er mai aux côtés des syndicats,
Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en infligeant le 6 mai prochain une raclée mémorable à Nicolas Sarkozy, à l'extrême droite et au Médef !
Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en élisant les 10 et 17 juin prochains de nombreux, de très nombreux députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale,
Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en poursuivant avec nous la construction d'un Front de gauche toujours plus populaire !
Investissez les assemblées citoyennes dans tout le pays, faites-en votre affaire ! Inscrivez-vous dans les fronts de luttes, les fronts de la culture, de la santé, de l'éducation, de la recherche, des libertés, du sport et tant d'autres encore.
Oui, amis et camarades, poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles pour que le 22 avril tout ne s'arrête pas mais que tout commence !
Vive le Front de gauche ! Vive ce nouveau Front populaire qui rendra le changement irréversible !
Vive la France !
merci
Je m'élève avec la plus extrême vigueur contre l'ultimatum décrété par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel contre le peuple grec. Les dirigeants européens veulent interdire tout débat sur des solutions alternatives à celles qu'ils imposent depuis 3 ans et dont nous mesurons chaque jour l’inefficacité. Ce sont leurs choix politiques qui nous enfoncent dans la crise. En convoquant le Premier ministre grec, en fixant eux-mêmes la date du référendum et la formulation de la questions posée, ils se comportent comme des colonisateurs au service de l'empire des marchés financiers. C'est un outrage insupportable pour le peuple grec et pour tous les peuples européens dont la souveraineté démocratique est désormais menacée. Les termes de l'ultimatum sont clairs : soit vous acceptez l'accord de Bruxelles – et vous vous faites hara-kiri en validant dix ans d'austérité – soit vous le refusez, et c'est l'expulsion de la Grèce de la zone Euro. En posant le débat ainsi, les puissants de ce monde demandent aux grecs de choisir entre la peste et le choléra. Dans les deux cas, se sont encore les citoyens qui payeraient de leur poche la crise du système bancaire et financier. Dans les deux cas, la sortie de crise pour l'ensemble de l'Europe devient un horizon insaisissable. Pour le PCF, des solutions beaucoup plus efficaces existent. Le contrôle public des banques, la création monétaire et la refonte des statuts et missions de la BCE, doivent être discutés. S'ils s'obstinent à piéger le peuple grec dans un faux débat pour lui faire endosser leurs responsabilités, les dirigeants de l'UE dévoilent aux yeux de tous leur dogmatisme et leur aversion pour la démocratie. Le PCF soutient les manifestations prévues aujourd'hui et demain en Grèce. Il appelle à des mobilisations de solidarité en France et en Europe pour soutenir le peuple grec et imposer un changement de cap dans les réponses politiques à la crise. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE Paris, le 3 novembre 2011.
Le Parti communiste français condamne le triple attentat commis en Israël, près d'Eilat. Ces actes de terreur qui ont fait 8 victimes, essentiellement des civils, ne servent en rien la cause de la paix et de la justice pour le peuple palestinien.
Les autorités israéliennes ont ordonné une riposte militaire immédiate particulièrement meurtrière et annoncé des représailles de grande ampleur. Dans le contexte d'un vaste mouvement social, auquel B. Netanyahou ne sait pas comment répondre, une escalade de la violence offrirait une issue inespérée aux dirigeants israéliens. Elle les conforterait aussi dans leurs manœuvres pour s' opposer à la reconnaissance de l’État de Palestine à l'ONU.
Il y a pourtant urgence à sortir de l'impasse dramatique qui domine au Proche-Orient. La France et l'Union européenne sont devant leur responsabilité.
Communiqué du PCF
L'institut national de la statistique (INSEE) annonce une croissance nulle pour l'économie française au deuxième trimestre. Pourtant et contre toute raison, le ministre de l'Économie François Baroin, devenu une espèce de témoin de Jéhovah de la croissance perdue, continue d'afficher sa confiance et maintient la prévision de croissance de 2% pour 2011.
A la vérité, les principaux responsables du suicide de l'économie française sont aujourd'hui au gouvernement. Ce bilan est le leur. Il a pour origine tout l'argent public détourné vers les banques et le soutien gouvernemental invétéré aux gâchis provoqués par les marchés financiers, détournement assorti d'un plan d'austérité concocté à base de RGPP, de non-remplacement d'un retraité sur deux et de pression à la baisse constante sur le pouvoir d'achat. La croissance nulle de la France n'est pas le fruit du hasard mais bien la conséquence de choix politiques.
Face à la crise financière, l'exécutif annonce déjà un tour de vis supplémentaire pour satisfaire les agences de notation en voulant faire voter coûte que coûte la règle d'or. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, nul besoin d'être devin pour annoncer que la récession est au bout du chemin si le Congrès prenait une telle décision. Pas une voix à gauche ne doit manquer pour empêcher le sabordage de notre économie !
Face à l'ampleur de la crise financière et la soumissions des gouvernants, force est de constater qu'en Europe, la réalité du pouvoir est exercée par les banques et les spéculateurs.
Fini les simulacres de G20, les sommets européens tous plus laborieux les uns que les autres.
C'est maintenant Jean-Claude Trichet, le seigneur et maître de la Banque centrale européenne, qui distribue leur lettre de créance aux États de la zone Euro. Les Italiens et Espagnols en savent quelque chose, eux qui viennent d'être soumis, en « secret », au chantage du rachat de leur dette par la BCE contre l'engagement d'une politique renforcée d'austérité.
Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers, avoue ce matin qu'il « va falloir s'habituer aux règles fixées par la BCE ».
Ce coup de force opéré en plein cœur de l'été spolie la souveraineté de 400 millions de citoyens européens.
Le PCF dénonce les plein-pouvoirs accordés à la BCE. Les principaux responsables de ce détournement démocratique et ceux qui le laissent faire, devront en rendre compte.
Le PCF avec le Front de gauche et ses partenaires seront de la bataille pour empêcher d'inscrire dans notre constitution la politique ultra-libérale que les marchés financiers imposent aux peuples, et pour chasser du pouvoir Sarkozy et les siens en 2012.
L'urgence, face à la crise, est une politique offensive de relance économique et sociale au service du pays et non des spéculateurs : taxer les flux financiers, reprendre le pouvoir sur les banques et reconstruire le pouvoir démocratique.
Le nombre de personnes privées d'emploi continue d'augmenter de façon dramatique. Toutes les catégories de la population sont touchées mais les jeunes femmes de moins de 25 ans, les salariés de 50 ans et plus et les chômeurs de longue durée sont les plus durement frappés. Qu'à cette annonce, la nouvelle directrice du FMI et ancienne ministre de l'Economie, préconise de renforcer « la rigueur » est proprement criminel. Et quand on constate le résultat de son action en France, on est tenté de lui demander de faire preuve de plus de retenue.
Cette détérioration du marché de l'emploi est à mettre au compte de la politique du gouvernement qui a fait de l'austérité à marche forcée pour les Français, son crédo, et des injonctions des agences de notation des marchés financiers, sa feuille de route.
Le bilan du gouvernement est accablant. Il mène l'économie française droit dans le mur.
Pour le PCF, éradiquer le chômage et l'insécurité sociale exige de cesser de verser des aides publiques aux entreprises qui licencient et délocalisent alors que leurs marges bénéficiaires s'accroissent ; cela exige de rompre avec la réduction des dépenses publiques et la casse de l'emploi public et de titulariser les 800 000 précaires de la Fonction publique ; cela exige de réorienter les profits vers les investissements productifs et non la spéculation.
La règle d'or si chère à Nicolas Sarkozy et voulue par le FMI, la BCE et la Commission européenne a pour objectif de graver dans le marbre de notre Constitution la politique ultra-libérale du chef de l'Etat et de son gouvernement alors que c'est le droit au travail et à l'emploi de tous les citoyens qui doivent y être réaffirmés et renforcés.
Devant l'exceptionnelle gravité de la crise des dettes publiques en zone euro, les dirigeants européens réunis à Bruxelles refusent une fois de plus de se rendre à l'évidence. Malgré le fiasco des recettes appliquées jusqu'ici, qui ont plusieurs fois échoué et n'ont fait qu'encourager le chantage des marchés financiers, les décisions du sommet européen prises sous la houlette d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy persistent dans une logique unique : préserver les intérêts des grands créanciers, banques et assurances, et des spéculateurs. Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas faire illusion. Les systèmes de refinancement et de rachat des dettes publiques déjà mis en place sont un peu assouplis devant le risque d'effondrement généralisé du système, mais les mécanismes globaux restent les mêmes. Le rôle de la Banque centrale européenne n'est pas réorienté, les fonds spéculatifs ne sont pas taxés, l'idée d'une taxe bancaire est abandonnée, la création d'un Fonds social et de solidarité pour le développement européen proposé par le Parti de la gauche européenne n'est même pas évoqué. En échange, c'est aux peuples que l'on va continuer de demander à payer l'addition avec une surenchère irresponsable à l'austérité, des politiques salariales ravageuses, la casse des systèmes de retraite et des services publics, des privatisations généralisées. Les intérêts financiers sont sauvegardés à court terme, mais les Etats et les peuples sont mis à genoux. Rien n'est réglé avec les mesures prises. La seule solution durable est de rompre avec la logique actuelle, en abandonnant le pacte de stabilité et le pacte de super-austérité de l'euro +, et en lançant un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire. Tourner le dos à la solidarité, soit par une sortie solitaire de l'euro, soit par le renforcement de mécanismes fédéralistes autoritaires, serait suicidaire. Le Parti communiste va poursuivre son combat contre les choix européens actuels et refusera leur inscription dans la Constitution par le biais du système de la « règle d'or ». Nous proposons de taxer durement la spéculation, d'instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, de mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d'assurances, tous les fonds spéculatifs. Toute perspective de mise en défaut de la Grèce doit être écartée. Le Fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés doit être remplacé par un Fonds européen qui finance le développement social et solidaire des pays européens. Le contrôle de la BCE doit être repris par les Parlements pour mettre à nouveau la politique monétaire et du crédit au service de la créations d'emplois utiles à répondre aux besoins sociaux et écologiques urgents et à venir. Hors de cette remise en cause radicale, tout discours sur la sortie de crise est un dangereux leurre. Le mensonge des gouvernements européens doit cesser. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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