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le 20 Novembre 2010
Les dirigeants de 50 pays, dont ceux de l'Otan, sont réunis samedi à Lisbonne pour donner leur aval au retrait d'une majorité de leurs soldats d'Afghanistan d'ici quatre ans, à mesure que la responsabilité des combats sera transférée à l'armée afghane.
"La direction que nous prenons aujourd'hui est claire: nous allons vers une afghanisation", consistant à transférer "district par district" la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes, a déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen en ouvrant la réunion, élargie pour l'occasion à une vingtaine d'autres pays actifs en Afghanistan.
Ce passage de relais devrait débuter au plus tard à l'été 2011, et se poursuivre jusqu'à la fin 2014, dates et lieux restant à préciser.
L'objectif est que "l'Afghanistan tienne debout tout seul et assure lui même sa sécurité" face aux talibans, a expliqué M. Rasmussen.
"Mais, a-t-il prévenu, il ne doit pas y avoir de doute sur notre engagement. L'Afghanistan restera un partenaire stratégique" et "nous resterons aussi longtemps que nécessaire pour terminer le travail".
Le sommet doit simultanément entériner un plan de partenariat à long terme avec le gouvernement du président Hamid Karzaï.
Ce tournant majeur et ces engagements vont être pris en présence du président afghan, ainsi que des 20 partenaires de l'Isaf, la force internationale sous commandement Otan, et du Premier ministre du Japon, Naoto Kan.
D'autres grands acteurs en Afghanistan, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ainsi que les dirigeants de l'Union européenne, sont également venus.
Le président américain Barack Obama a lui-même promis vendredi dans une tribune de presse que l'Afghanistan ne serait pas abandonné une fois transférée à l'armée afghane la responsabilité de la sécurité, actuellement assumée par les quelque 150.000 soldats des troupes internationales de l'Isaf.
"Même si les réductions de troupes et la transition en question commencent en juillet prochain, a assuré le président américain, l'Otan comme les Etats-Unis vont pouvoir forger un partenariat durable avec l'Afghanistan de façon à ce qu'il soit clair qu'au moment où les Afghans prendront en main les opérations, ils ne seront pas abandonnés à eux-mêmes".
En Afghanistan depuis 2003, jamais l'Alliance atlantique n'a effectué une intervention armée aussi importante, aussi longue et aussi loin de ses bases et une certaine lassitude des opinions publiques occidentales se fait sentir.
Après la mort vendredi d'un autre soldat, le bilan provisoire cette année est passé à 654 décès dans les rangs de la force internationale, un record. Au total, quelque 2.200 militaires étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'intervention sous commandement américain fin 2001
Combien de temps faudra-t-il encore attendre, combien de morts devra-t-on encore compter pour reconnaître l’évidence ? La guerre menée par l’Otan depuis le mois d’octobre 2001 s’est soldée par un échec irréversible. Presque une décennie de présence militaire en Afghanistan a abouti à une situation paradoxale : les talibans, s’ils ne dirigent plus le gouvernement central ni la ville de Kaboul, dont ils furent chassés dans les premières heures de l’intervention militaire, sont aujourd’hui plus forts que jamais. Les pertes en vies humaines augmentent au rythme des bombardements approximatifs de la coalition conduite par les États-Unis. Des familles célébrant un mariage, de pauvres masures de bergers, des convois transportant de la nourriture sont anéantis, victimes collatérales d’une guerre aveugle. Les listes des militaires américains, français ou britanniques tués dans le bourbier afghan s’allongent toujours plus vite, sans qu’aucune perspective de sortie de crise n’apparaisse à l’horizon. Comme si la guerre durait pour durer, faute de courage politique, de volonté de sortir de l’impasse.
Cet échec était prévisible. Cette guerre était condamnée d’avance, car ses objectifs fixés par George Bush ne pouvaient que dresser la population contre des troupes étrangères qui sont vite apparues comme une armée d’occupation. Le déclenchement d’une guerre contre tout un peuple, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par le Saoudien Ben Laden, a été ressenti comme une profonde injustice. Les diatribes de Bush sur le « choc des civilisations » n’ont fait qu’aviver les tensions avec le monde musulman et plus généralement avec le Sud. Le monde occidental, l’Europe furent incapables de s’affranchir de la domination de l’administration américaine néoconservatrice, la pire que les États-Unis aient connue depuis bien longtemps. Le camp de Guantanamo où des hommes ont été enfermés pendant de longues années en l’absence de toute procédure judiciaire, la légitimation de la torture ont favorisé le ralliement de jeunes Afghans à la cause des talibans. Tel est le résultat de la guerre de Bush marquée par le non-droit et le mépris. Deux ans plus tard, sans qu’il y eût d’autres prétextes, Bush récidivait en Irak. La France a fait preuve vis-à-vis de la guerre contre l’Irak d’une lucidité et d’un courage qui lui ont manqué en Afghanistan.
Nicolas Sarkozy, qui ne manifesta pas alors le moindre enthousiasme pour la position française sur l’Irak, a décidé en 2008 de renforcer la présence militaire en Afghanistan à la demande des États-Unis et en contradiction avec ses engagements de campagne. Plusieurs militaires français ont payé de leur vie cette décision qui accompagnait l’annonce du retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Cette occupation militaire inutile et contre-productive se solde par la mort de plus de quarante soldats français, sacrifiés à la soumission atlantiste, pour rien. En ces heures d’examen d’un bilan bien sombre, nous n’oublions pas les journalistes de France 3, en faveur desquels le Quai d’Orsay semble se mobiliser de manière fort discrète...
Mettre fin à l’occupation de l’Afghanistan et aider son peuple à exercer sa souveraineté dans la démocratie exigent un engagement diplomatique auprès de toute la région. L’ONU est seule légitime pour engager un vaste dialogue incluant les forces progressistes et féministes. Mais il faut d’abord un geste fort : le retour du contingent français.
MARIE-GEORGE BUFFET, SECRÉTAIRE NATIONALE DU PCF :
« Une fois encore, Israël se met en dehors des règles les plus communément admises dans les relations internationales. Le blocus de Gaza doit être immédiatement levé, à défaut, des sanctions internationales lourdes devraient être prises, notamment la suspension de l’accord Union européenne-Israël. »
PATRICK LE HYARIC, DÉPUTÉ EUROPÉEN, DIRECTEUR DE L’HUMANITÉ :
« Quel visage hideux montre une nouvelle fois, ce matin, la direction israélienne. […] Le gouvernement français et l’Union européenne doivent rompre immédiatement toute relation avec le gouvernement israélien. »
MARTINE AUBRY, PREMIÈRE SECRÉTAIRE DU PS :
« Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’usage de la force, inacceptable et disproportionné. […] Le PS demande la fi n du blocus de Gaza. »
JEAN-LUC MÉLENCHON, PRÉSIDENT DU PARTI DE GAUCHE :
« L’envoi de cette fl ottille était une tentative pacifi que et désarmée, non violente, pour s’opposer à la punition collective d’un blocus inhumain infl igé à 1,5 million de Palestiniens à Gaza. […] La sanglante réponse du gouvernement Netanyahou montre une nouvelle fois qu’il ne souhaite pas cette paix. »
PIERRE VILLARD, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT DE LA PAIX :
« Le Mouvement de la paix dénonce avec la plus extrême vigueur cet assaut ignoble et lâche contre la « fl ottille de la liberté ». […] La communauté internationale doit agir avec fermeté à l’encontre de l’État d’Israël dans le but d’obtenir des poursuites envers les responsables de cet acte et la levée du blocus de Gaza.
Désarmement nucléaire : 250 citoyens français traversent l'atlantique !
Le 29 avril, 250 citoyens de France traversent l’Atlantique pour la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération nucléaire au siège de l’ONU à New-York.
Représentative d’une trentaine de départements, la délégation entend demander des comptes aux gouvernements sur les engagements pris depuis plus de 40 ans pour le désarmement nucléaire. Ils travailleront à l’élaboration de propositions concrètes en s’appuyant sur le fait que l'abolition des armes nucléaires constitue une obligation juridique posée par le droit international.
Direction New-York pour le Mouvement de la Paix
Dernière minute: Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU, cloturera la conférence alternative «Pour un monde sans armes nucléaires, pacifique, juste et durable» les 30 avril et 1er mai.
Conférence de presse à Paris Jeudi 29 avril à 15h30, Aéroport de Roissy Charles de Gaulle , Terminal E2 porte 5. Contact : Pierre Villard 06 82 92 29 46
Ecouter Pierre Villard sur Radio Alpes 1 (3 mn)
200 manifestants à l'Ile Longue : voir le reportage de France 3 du 25 avril (avancer à 2mn25)
Télécharger le dossier de presse (1.5 Mo, pdf)
Non prolifération nucléaire : l'Elysée bloquée par des manifestants
Des militants du collectif "Non au missile M51" ont bloqué la porte principale du Palais de l'Elysée pendant 30 minutes ce 28 avril vers 10 heures, avec des chaînes et des cadenas. Parmi les 17 activistes, 12 ont été embarqués par les forces de l'ordre.
Cette action était destinée à mettre symboliquement en arrestation le locataire de l'Elysée.
L'action se déroulait dans le cadre d'un jeûne-action pour l'abolition des armes nucléaires.
| ACTUALITES |
Le préfet déclare la guerre à Chalette
La commune de Chalette-sur-Loing dans le Loiret est accusée par le préfet… d’agir pour la paix ! [Le Mouvement de la Paix apporte son soutien au maire de Chalette, qui souhaite se rendre à l'ONU]
Les enjeux de la Conférence du T.N.P
Le TNP (Traité de non prolifération nucléaire) est un traité international faisant date dont le triple objectif est...
Blog Culture de Paix, 28 avril
Premières impressions de la conférence internationale Bil’in 2010
Bilin-village le 26 avril
La déclaration finale
10 ans de retard pour la patrie des droits de l'homme
Trouvez-vous normal que le pays des droits de l'homme accueille des responsables de crimes contre l'humanité ? Dix ans après la ratification du Statut de Rome, la France n’a toujours pas doté ses juges du pouvoir de juger les auteurs de crimes internationaux trouvés sur son territoire.
Amnesty international le 13 avril
Au nom de mon peuple
L’UPF avait rencontré Malalaï Joya à Strasbourg, en avril 2009, lors de la conférence du contre-sommet de l’Otan. Matthis Chiroux, déserteur américain de la guerre d’Afghanistan, lui déclarait : « Je suis désolé pour la violence que mon armée a fait subir à votre peuple. Je veux demander pardon pour le rôle que j’ai joué dans cette occupation. » Malalaï Joya lui répondait : « Merci mon cher frère. C’est votre gouvernement qui doit faire des excuses. Il vous trompe. » Voici des éclaircissements sur la situation réelle en Afghanistan.
Merci de votre soutien !
Les équipes du Mouvement de la Paix
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Tél. 03 29 31 17 37 - Site web : www.mvtpaix.org - Mail : national
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Agréé "Association Nationale de Jeunesse et d’Éducation Populaire"
1. 03/01/2012
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