International

Des Palestiniens enterrent un militant du Jihad islamique tué dans un raid israélien, samedi 10 mars à Gaza.

Monde - le 12 Mars 2012

Trois nouveaux Palestiniens tués dans la bande de Gaza

Vingt et un Palestiniens, dont trois ce lundi, sont morts dans la bande de Gaza lors de nouvelles frappes aériennes israéliennes qui ont débutées vendredi, selon des sources médicales palestiniennes.

Depuis vendredi midi, ce ne sont pas moins de 36 frappes israéliennes qui ont frappées la bande de Gaza. Au total, vingt et un Palestiniens ont été tués et 73 blessés selon les services d'urgence. Après les deux Palestiniens qui ont péri lundi matin près de la ville de Khan Younes, c'est un jeune adolescent de 15 ans qui a été tué, "le jeune Nayef Qarmout, 15 ans, a été tué et six autres" élèves ont été blessés, a indiqué le porte-parole des services d'urgence dans la bande de Gaza, Adham Abou Selmiya, en précisant que la frappe avait eu lieu près de Beit Lahiya, dans le nord du territoire.

Auparavant, l'aviation israélienne avait effectué de nouvelles frappes dans la nuit de dimanche à lundi, faisant 35 blessés, en riposte aux tirs de roquettes palestiniens. Au total, l'aviation israélienne a effectué huit raids durant la nuit, selon des sources sécuritaires palestiniennes.

Vendredi après-midi, un raid israélien à l'ouest de la ville de Gaza qui avait pour but l'élimination du secrétaire général des Comités de résistance populaire, Zouheir al-Qaïssi, à inauguré ce nouveau cycle de violence qui est la plus meurtrier à Gaza depuis l'offensive israélienne "Plomb Durci" durant l'hiver 2008-2009.

Sur le front diplomatique, le représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, a demandé au Conseil de sécurité d'"agir d'urgence pour répondre à la crise", accusant Israël d'"escalade dans la violence meurtrière et la terreur". Dans une lettre au Conseil, le vice-ambassadeur d'Israël à l'ONU, Haim Waxman, a prévenu qu'Israël "prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses citoyens" et "continuera à exercer de manière appropriée son droit à la légitime défense". Lundi matin doit se tenir à New York une réunion à haut niveau du Quartet, dont les membres (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) tentent de débloquer le processus de paix.

Libération de Salah Hamouri : « une formidable nouvelle »

Je viens d'apprendre que le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, devrait être libéré dimanche prochain. C'est une formidable nouvelle.

Je tiens à saluer le courage et l'action permanente des parents, ami-e-s et proches de Salah qui n'ont cessé d'agir pour sa libération ainsi que les organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste.

Après l'entrée de la Palestine à l'UNESCO, l'annonce de la libération de Salah Hamouri est la deuxième très bonne nouvelle de la semaine.

Jugé par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU, et sans qu’aucune preuve ait été apportée quant à sa culpabilité, Salah Hamouri est incarcéré depuis le 13 mars 2005 en Israël.

Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté. Nous espérons cependant que cette libération soit accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite, en France comme à Jérusalem.

Toutefois, pour les 6 000 prisonniers palestiniens encore détenus en Israël, le combat doit continuer pour la liberté.

La France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable.


 

Palestine à l’Unesco : les représailles commencent

Mots clés : Palestine, Gaza,

Suite à l’adhésion, à part entière, de la Palestine comme Etat membre de l’Unesco, les sanctions ont commencé. L’organisation se voit amputée de près d’un quart de son budget par les Etats-Unis, et Nétanyahou a annoncé l’accélération de la colonisation.

La réaction du gouvernement Nétanyahou est violente. Non seulement il multiplie les déclarations offusquées et les pressions diplomatiques à l’encontre des délégations qui ont voté pour l’adhésion de la Palestine à l’Unesco (voir : Victoire diplomatique pour les Palestiniens à l'Unesco) mais les représailles sont aussi bien plus cruelles. "Israël va accélérer la construction en Cisjordanie et suspendre les transferts d'argent à l'Autorité palestinienne" titre le Jerusalem Post, quotidien de droite proche du Premier ministre. Concrètement, deux nouvelles colonies sont prévues en Cisjordanie, et des constructions à Jérusalem-Est. L’Autorité palestinienne, comme l’opposition israélienne, dénoncent fortement cette décision.

Dans un même temps, les Etats-Unis s’en prennent à l’Unesco. 22 % du budget de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture est en effet pourvu par les Etats-Unis, qui viennent unilatéralement de suspendre le versement d'un chèque de 60 millions de dollars, sur les 70 millions qu’ils devaient verser à l’Unesco en 2011.

En outre, la bande de Gaza est le théâtre de nouvelles violences depuis quelques jours, entre tirs de roquettes du côté palestinien et bombardements aériens par les Israéliens. La spirale de violences a été provoquée par un raid aérien israélien samedi qui a tué cinq militants du groupe radical palestinien Djihad islamique dans un camp d'entraînement de Rafah dans la bande de Gaza. Depuis, 12 Palestiniens sont morts, et un civil israélien a succombé à ses blessures liées à un tir de roquette.

 


 

Palestine: un moment historique aux Nations Unies


New-York, envoyé spécial.

Mahmoud Abbas soulève l’Assemblée générale de l’ONU en présentant solennellement la demande d’adhésion de la Palestine.

«J’ai remis au secrétaire général Ban Ki Moon la demande d’adhésion comme membre à part entière des Nations Unies de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale» C’est ainsi que Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne, a présenté solennellement ce vendredi 23 septembre la requête de reconnaissance d’un Etat palestinien devant l’assemblée générale des Nations Unies. Il a brandi le document au dessus de sa tête et la salle lui a répondu par une longue ovation debout. Signe que la grande majorité des délégués de l’organisation mondiale est convaincue de vivre un moment historique, et de la possibilité, comme l’affirmera un représentant équatorien, «d’enfoncer une nouvelle clé pour la justice à l’égard des peuples.»

« Nous sommes prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international et d’un arrêt total de la colonisation », a souligné le président Abbas, précisant qu’avec cette démarche les palestiniens « ne cherchaient pas à isoler ni à délégitimer Israël » mais l’occupation et la colonisation qui «est en train de détruire une solution à deux Etats.». Le pouvoir israélien actuel, a-t-lancé, a «sapé tous les efforts de paix depuis un an»

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a aussitôt réagi en accusant les palestiniens de «bloquer» (sic) les négociations et en plaidant pour un retour aux seuls pourparlers bilatéraux car «la vérité, a-t-il dit, comme l’avait fait Barack Obama 48 heures plus tôt, c’est que nous ne pouvons pas parvenir à la paix par des résolutions de l’ONU.» Le ministre des affaires étrangères israéliens, Avigdor Lieberman, également présent à New – York , a été encore plus vindicatif estimant que le discours d’Abbas constituait «une incitation à la violence.».

Après les pressions pour que le président de l’Autorité palestinienne renonce purement et simplement à sa demande d’adhésion à l’ONU, la partie de bras de fer promet de se poursuivre maintenant avec Tel Aviv, Washington et ses alliés. Compte tenu du maniement des arcanes de la procédure onusienne l’examen de la requête palestinienne pourrait durer plusieurs semaines, voire mois, avant un vote du conseil de sécurité.

Les Etats-Unis sont sur la défensive. Et Barack Obama voudrait mettre à profit ces délais procéduriers pour convaincre un maximum d’Etat membre du conseil de ne pas apporter leur soutien à la reconnaissance de l’Etat palestinien. Et d’empêcher que le cap des 9 voix de majorité requises ne soit franchit. L’administration Obama s’éviterait ainsi d’avoir à recourir à un veto qui serait désastreux pour l’image des Etats-Unis. Au moment même où ils essayent de reprendre la main sur les pays du printemps arabe après avoir été discrédité par leur soutien sans faille durant des décennies aux dictateurs déchus.

La délégation palestinienne a fait savoir qu’elle se réservait d’examiner « en temps voulu »l’option d’un passage devant l’assemblée générale de l’ONU en cas de rejet du conseil de sécurité ou d’allongement sans fin de la procédure. Si une telle option peut lui permettre d’éviter le blocage de Washington, elle n’ouvrirait cependant la voie qu’à une reconnaissance de la Palestine comme état non membre avec statut d’observateur aux Nations Unies.

Les palestiniens passeraient ainsi tout juste au dessus de leur statut actuel d’entité. Et même cette option là, défendue par Nicolas Sarkozy quand il a présenté les propositions «médiatrices» françaises à la tribune de l’ONU, serait assortie de conditions très restrictives. Il faudrait que les palestiniens s’engagent à ne pas recourir à tous leurs nouveaux droits et singulièrement à celui de porter plainte devant la Cour pénale internationale contre Israël. La colonisation ou les crimes de guerre commis par l’armée israélienne resteraient ainsi intouchables. Ce souhait d’installer un droit international «light» pour les palestiniens suscitait d’ailleurs hier l’indignation de l’ONG de défense des droits de l’homme, Human rignts watch.

L’absence de tout préalable serait l’autre condition invoquée par le «médiateur» Sarkozy pour en revenir à un processus de négociation israélo-palestinien que le chef de l’Etat français verrait déboucher d’ici un an. Traduisez: l’autorité palestinienne serait contrainte d’accepter de discuter en dépit de la poursuite de la colonisation. Chose qu’a clairement refusé Mahmoud Abbas à la tribune.

Ces manœuvres d’arrière-garde qui révèlent en fait l’affaiblissement politique de l’Empire ou de ses affidés plus ou moins proches comme ceux de la Sarkozie, sont dangereuses pour la paix. Elles se heurtent aux aspirations démocratiques et sociales nouvelles qui se sont fait jour parmi les populations de la région. Jusque chez les israéliens qui descendent aujourd’hui par milliers dans la rue pour contester la politique du gouvernement Netanyahu – une politique extrémiste sur le plan de l’économie comme sur celui des droits de l’homme et des peuples. Et c’est d’abord en cela que la démarche du président Abbas rencontre aujourd’hui l’histoire.

 


Les Nations unies ont rendez-vous avec l’histoire


En dépit des énormes pressions des grandes puissances, les Palestiniens maintiennent, avant l’ouverture du débat général d’aujourd’hui à New York, leur revendication de devenir maintenant le 194e État de l’ONU.

New York, envoyé spécial. Les Nations unies sauront-elles ne pas manquer un rendez-vous avec l’histoire en faisant enfin de la Palestine le 194e État de l’organisation mondiale ? Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a confirmé lundi au secrétaire général de l’ONU qu’il restait déterminé à déposer une demande d’adhésion ce 23 septembre sur le bureau du Conseil de sécurité. Ban Ki-moon a signalé qu’il l’enregistrerait, conformément à la charte de l’organisation.

L’inconfortable position des américains

La démarche alimente gêne et inquiétude des grandes puissances alliées d’Israël. Un clash paraît programmé vendredi. Les États-Unis ont en effet déjà annoncé par la voix de Barack Obama qu’ils mettraient un veto à la demande palestinienne. Mais en même temps les stratèges de la Maison-Blanche sont dans une position très inconfortable. Ils sont bien conscients du « caractère désastreux » qu’aurait ce type de recours pour l’image des États-Unis, déjà si détériorée aux yeux des opinions des pays du printemps arabe.

D’où les efforts de Washington pour éviter d’user de ce veto en convainquant un nombre suffisant de membres du Conseil de sécurité de voter contre l’adhésion de la Palestine ou de s’abstenir. Appuyés par les grandes puissances occidentales, ils ont essayé aussi jusqu’au bout d’obtenir, avant l’ouverture aujourd’hui du débat général de l’Assemblée de l’ONU, un compromis avec le président Abbas. Ce dernier est invité à revenir à un processus de négociations avec Israël en échange de garanties sur l’obtention d’un cadre de pourparlers débouchant à terme sur une adhésion à l’ONU. Mais la démarche s’apparente à un exercice de haute voltige diplomatique dont l’issue reste totalement incertaine. Car le président palestinien, poussé par sa propre opinion publique, n’a que trop fait l’expérience des belles déclarations des « grandes » puissances et de la capacité des autorités israéliennes à configurer à leur manière tout « processus de paix ». En poursuivant, par exemple, comme aujourd’hui d’arrache-pied la colonisation.

Israël devant Le tribunal pénal international?

La délégation palestinienne affirme qu’elle se garde une autre option en cas d’échec de sa requête au Conseil de sécurité. Elle devrait alors se tourner vers l’Assemblée générale (AG) pour lui demander de lui accorder un statut d’État observateur non membre avec de nouveaux droits. Cette démarche-là requiert uniquement une majorité des deux tiers de l’AG. Laquelle lui paraît acquise. Ce qui suscite aussi l’inquiétude de Tel-Aviv car les Palestiniens auraient alors la possibilité, par exemple, de porter plainte contre la colonisation devant le Tribunal pénal international.

Paris, le cul entre deux chaises

Au fur et à mesure que l’échéance approche, les pressions s’accentuent sur Mahmoud Abbas et sa délégation. La secrétaire d’État, Hillary Clinton, puis Ban Ki-moon lui-même se sont employés à le convaincre de renoncer à toute demande d’adhésion immédiate. Et le président palestinien est soumis à un véritable ballet de rencontres bilatérales. Il a vu ainsi hier matin Nicolas Sarkozy.

Paris souhaite d’évidence se propulser dans un rôle d’intermédiaire. « Le statu quo n’est pas tenable », reconnaissait lundi le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé. Mais il ajoutait aussitôt redouter que le bras de fer à l’ONU évolue vers « une explosion de violence » dans la région. Un membre de l’entourage du chef de l’État français cultivait aussi l’ambiguïté en décrétant que, si la voie était bouchée, la France « prendrait ses responsabilités ». Lesquelles ? Celles qui amèneraient Paris à reconnaître la Palestine en dépit des réticences de son allié états-unien ou celles qui le conduiraient à suivre une fois encore Washington, au risque de passer à côté de l’histoire et de la paix ?

 

 


L’État de Palestine au rendez-vous de l’ONU


Semaine cruciale pour la reconnaissance d’un État palestinien devant les Nations unies. La Palestine va-t-elle devenir le 194e membre de l’ONU ? C’est ce que demande, malgré les pressions d’Israël et de ses complices américains et européens, le président palestinien Mahmoud Abbas alors que s’est ouvert la 76e session de l’Assemblée générale.

Lundi 20 septembre s'est ouvert à New York, comme tous les ans, l’Assemblée générale des Nations unies. Un rendez-vous rituel de ce que l’on appelle « la communauté internationale ». Cette année, le rituel va être bousculé par un événement dont la perspective agite depuis des mois les puissants de ce monde : la demande d’admission de l’État de Palestine. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit la présenter vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU. Si ce dernier l’accepte, il suffira que l’Assemblée générale approuve et la Palestine sera le 194e membre des Nations unies. Ce scénario de rêve, qui gonfle les cœurs d’espoir, les Palestiniens savent qu’il a peu de chance de se réaliser : les États-Unis s’y opposeront. L’alternative pour les Palestiniens sera de s’adresser directement à l’Assemblée générale. Elle n’a pas le pouvoir d’admettre un nouveau membre contre l’avis du Conseil de sécurité, mais peut accepter un « État non membre » qui participe à ses travaux sans droit de vote.

L’annonce de cette intention palestinienne a provoqué un branle-bas de combat sans précédent. Israël a lancé une campagne intense de lobbying, sonnant l’alarme comme si une guerre lui était déclarée. « Ce serait un tsunami pour Israël ! » déclarait à Washington Ehoud Barack, ministre de la Défense (ex-travailliste) du gouvernement de Netanyahou. Ce dernier menace l’Autorité palestinienne de représailles économiques. Son bras d’extrême droite, Lieberman, agite les foudres de la répression, voire de la déportation, et mobilise des colons armés à travers toute la Cisjordanie.

Mettre fin à une injustice

Pourtant, quoi de plus légitime que la demande palestinienne ? Et quoi de plus naturel qu’un tel vote pour l’ONU ? N’a-t-elle pas décidé, en 1947, la création d’un État palestinien à côté de celui d’Israël ? N’a-t-elle pas confirmé, maintes fois depuis, le droit des Palestiniens à cet État ? Au nom de quoi lui interdirait-on, soixante-trois ans plus tard, de tenir cette promesse ?

Déjà, près de 130 pays sur 193 se sont engagés à voter pour. Parce qu’il s’agit, tout simplement, d’appliquer le droit. De mettre fin à une injustice qui a déjà provoqué trop de guerres, trop de souffrances. Parce qu’ils savent que l’illégalité est du côté d’Israël, qui occupe et opprime un autre peuple. Parce qu’ils ont compris que tolérer ce crime aggrave le désordre du monde. Comme l’ont compris 82 % de Français, qui estiment juste la création de cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Ce que craint Israël, c’est la solitude face aux peuples du monde. Un isolement aggravé par la récente rupture avec la Turquie, le retrait des ambassadeurs d’Égypte et de Jordanie, la fermeture de tous les bureaux d’intérêt ouverts dans le monde arabe après Oslo. Malgré ses puissants complices – États-Unis, Canada, une partie de l’Europe –, Israël est seul dans un monde méditerranéen en révolution.

Ses arguments sont d’une effarante mauvaise foi : il faut, dit Netanyahou, que l’État palestinien résulte d’une négociation avec nous. Mais celle qui dure depuis les accords d’Oslo en 1993, qu’a-t-elle produit ? Toujours plus de terres occupées pour bâtir toujours plus de colonies et rendre un État palestinien impossible en pratique. Et elle est gelée depuis deux ans, Netanyahou ayant refusé d’arrêter de construire dans les colonies, au moins pendant les discussions. Yasser Arafat nous avait dit un jour : « Les Israéliens ont une étrange conception de la négociation : ils volent votre voiture puis vous proposent de négocier combien de roues ils vont vous rendre. Israël occupe plus de 80 % de la Palestine et refuse de reconnaître nos droits sur les 22 % qui restent. »

Le moment est donc venu. L’heure de vérité. Il faut saluer le courage des Palestiniens qui osent, en dépit des pressions et des menaces, ce geste politique, porteur de paix. Un geste qui rappelle celui de Yasser Arafat tendant en 1974 à la tribune de cette même Assemblée le rameau d’olivier. Les Nations, cette fois, sauront-elles le saisir ?

 

 

Communiqué de l'AFPS : Proche-Orient : stop à l’engrenage !


Entre jeudi et vendredi l’armée israélienne a lancé une série de raids aériens particulièrement meurtriers contre la bande de Gaza et sa population, tuant en 24 heures 14 personnes et faisant 40 blessés.

La première frappe sur Rafah, à la frontière avec l’Egypte, a fait six morts palestiniens. De même, des Égyptiens ont été tués jeudi lorsqu’un hélicoptère de combat israélien a tiré une roquette près de la frontière faisant 3 morts. L’Egypte a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv tandis que le Hamas a estimé que la trêve avait été rompue. Des tirs de roquettes ont lieu en riposte.

Cette situation est très dangereuse et nous alertons vivement les autorités françaises pour qu’elles prennent toutes leurs responsabilités.

Ces raids aveugles et meurtriers israéliens sont présentés comme une riposte au triple attentat commis en Israël près d’Eilat qui a fait huit victimes - militaires et civils L’AFPS, tout en condamnant clairement les attentas d’Eilat dont on ne connaît pas les auteurs, tient à réaffirmer qu’ils ne constituent en rien une justification quelconque au meurtre des civils palestiniens sous occupation, qui de plus sont assiégés par Israël dans la bande de Gaza et maintenus sous un blocus illégal depuis plus de 6 ans.

La France ne dois pas se limiter à condamner le triple attentat perpétré à Eilat, loin de Gaza. Elle doit également condamner sans ambigüité les raids israéliens contre la population civile gazouie et contre des soldats égyptiens qui n’ont rien à voir avec la mort des Israéliens à Eilat. .

Alors que se développe un mouvement social sans précédent en Israël et tandis que les Palestiniens entendent demander en septembre la reconnaissance de leur état indépendant par l’ONU à l’occasion de son assemblée générale, le gouvernement israélien de Netanyahu, comme à son habitude, se lance dans une fuite en avant cherchant à l’évidence un dérivatif au double défi social et politique auquel il est confronté et auquel il se refuse de répondre sérieusement.

Tout au contraire de cette politique, c’est la paix qu’il faut aider à s’imposer, c’est à dire le droit, la fin de l’occupation et de la colonisation - occupation et colonisation que poursuivent aujourd’hui les dirigeants israéliens, notamment à Jérusalem, comme autant de provocations délibérées censées empêcher la solution de deux États indépendants - Israël et la Palestine - vivant côte à côte dans la sécurité chacun dans les frontières 1967. Voie de la paix et du droit, c’est celle de la raison. Dans l’intérêt des deux peuples. Celle que nous souhaitons d’entendre de la France, de l’Europe et des Nations Unies. Plus que jamais l’admission de la Palestine à l’ONU en septembre prochain s’impose. Rien ne doit nous faire dévier de cet objectif politique majeur.

Bureau national de l’AFPS Le 20 août, 16 heures

 

Israël: le PCF condamne le triple attentat d'Eilat et met en garde sur le risque d'escalade

Le Parti communiste français condamne le triple attentat commis en Israël, près d'Eilat. Ces actes de terreur qui ont fait 8 victimes, essentiellement des civils, ne servent en rien la cause de la paix et de la justice pour le peuple palestinien.

Les autorités israéliennes ont ordonné une riposte militaire immédiate particulièrement meurtrière et annoncé des représailles de grande ampleur. Dans le contexte d'un vaste mouvement social, auquel B. Netanyahou ne sait pas comment répondre, une escalade de la violence offrirait une issue inespérée aux dirigeants israéliens. Elle les conforterait aussi dans leurs manœuvres pour s' opposer à la reconnaissance de l’État de Palestine à l'ONU.

Il y a pourtant urgence à sortir de l'impasse dramatique qui domine au Proche-Orient. La France et l'Union européenne sont devant leur responsabilité.

Communiqué du PCF

 

 

La Palestine àl'ONU- J- 35

http://france-palestine.org/mot46.html


A la Une


Pétitions : Reconnaissance de l’État de Palestine - AFPS


Comme 70% de la population française, vous pensez que « La création d’un État palestinien aux côtés d’un État israélien serait la meilleure solution au conflit israélo-palestinien » (sondage ifop, pour l’afps - avril 2010) ?

Vous pensez que, comme plus de 120 pays dans le monde, la France et l’UE devrait s’engager à reconnaître l’État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies ?

La Palestine à l’ONU - Un problème ? Non, une solution !

Signez et faites signer ces deux pétitions


 


 

La Palestine déposera sa demande d'adhésion à l'ONU le 20 septembre


Les Palestiniens présenteront leur demande de pleine adhésion aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l'ouverture de la prochaine Assemblée générale de l'ONU à New York.

Depuis 1974, l'Autorité palestinienne, qui représente l'entité géographique de Cisjordanie, possède le statut d'observateur au sein de l'Organisation des Nations unies.

Les dirigeants palestiniens avaient déjà annoncé, en juillet, leur intention de présenter cette demande d’adhésion après l’échec de la réunion du Quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) pour le Proche-Orient. Les responsables palestiniens excluent une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale de l’ONU.

Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, dans l'impasse depuis près d'un an en raison notamment de la poursuite de la colonisation, les Palestiniens comptent demander en septembre prochain à l'ONU l'admission en son sein d'un Etat de Palestine.

 

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours.

Ainsi l'Autorité palestinienne deviendrait souveraine sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

Plus d’une centaine de pays ont apporté leur soutien à ce projet palestinien.

En outre, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l'ONU ont, dans trois rapports publiés au printemps, affirmé que Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, avait réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques indispensables pour créer un État viable.

 

L’'idée de créer deux Etats souverains -Israël et la Palestine- au Proche-Orient est certes soutenue par le Quartette diplomatique (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne) depuis 2003. Mais Washington reste diplomatiquement proche d'Israël, qui souhaite s'aligner sur les frontières actuelles -et non celles de 1967. La demande d'adhésion pourrait donc se heurter à toutefois à l’opposition des États-Unis, alliés d'Israël, qui ont menacé de mettre leur veto pour bloquer la requête palestinienne.

 

 

L'équipage du Dignité-Al Karama, au large de la Corse, le 25 juin dernier

  le 18 Juillet 2011

Le Dignité Al Karama encerclé par la marine israélienne

Le navire français de la flottille internationale qui projette de forcer le blocus maritime israélien de Gaza, était encerclé mardi matin par plusieurs bâtiments de la marine israélienne, ont annoncé les organisateurs.

"Le bateau est entouré par au moins trois navires israéliens alors que celui-ci était dans les eaux internationales à 40 milles de Gaza et depuis 09H06 heure de Paris, toutes les communications sont brouillées, nous ne pouvons plus communiquer avec ceux présents à bord, ni par téléphone ni par internet", a déclaré à l'AFP Julien Rivoire, un des porte-parole de l'opération, joint au téléphone à Paris. "Il s’agit d'un acte de censure militaire qui montre la logique choisie et viole la liberté de communication et d’information", selon le communiqué. "Des bâtiments de la marine ont hélé le yacht pour l'informer qu'il approchait d'une zone fermée", a dit le porte-parole de l'armée israélienne, se refusant à fournir des détails sur l'intervention. Selon un journaliste de la chaîne Al Djazira présent à bord, la marine israélienne a prévenu l'équipage qu'elle prendrait le contrôle du bateau s'il n'obtempérait pas. "Le Dignité-Al Karama transporte 16 passagers, de six nationalités, non armés et non violents. Ce petit poucet de la flottille ne constitue en aucune façon une menace", ajoutent les organisateurs, exprimant leur "inquiétude au vu des menaces proférées par Israël contre la flottille".

"La présence en mer du Dignité Al-Karama constitue un revers pour le gouvernement israélien"

Parti de Corse le 25 juin dernier, le Dignité Al Karama est le seul bateau de "la flottille de la liberté" à être passé entre les mailles du filet grec. Les neuf autre bateaux qui composaient la flottille pour Gaza, avec à leur bord 300 militants venus de 22 pays, ont été empêchés de prendre la mer par décision du gouvernement grec, satisfaisant ainsi une demande israélienne explicite (lire : Israël dicte sa loi à la Grèce et à la France). Mais le Dignité-Al Karama, qui avait été intercepté le 7 juillet par les garde-côtes grecs et conduit dans l'île grecque de Kastelorizo, a pu appareiller dimanche en disant vouloir rejoindre le port égyptien d'Alexandrie. "La présence en mer du Dignité Al-Karama constitue un revers pour le gouvernement israélien qui, par la force ou les pressions, cherche à perpétuer un blocus illégal et criminel et à faire taire les mouvements des sociétés civiles du monde entier", disent les organisateurs dans un communiqué. Seize personnes se trouvent à bord du navire, dont la journaliste du quotidien israélien de gauche Haaretz, Amira Hass, Jean-Claude Lefort, président de l'Association France-Palestine solidarité, Jacqueline Le Corre, représentant le PCF et une équipe de la chaîne arabe Al-Jazira.

Israël s'est déclaré déterminé à empêcher la nouvelle flottille d'atteindre Gaza (lire : Israël empêche la venue de militants pro-palestiniens), auquel il impose un blocus depuis l'enlèvement d'un de ses soldats en juin 2006 et la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas un an plus tard. Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a confirmé que le navire serait intercepté s'il cherche effectivement à atteindre Gaza. "Si ce navire fait route vers Gaza, ce qui est une violation du droit maritime international, et s'il tente un acte de provocation, alors oui, nous l'intercepterons", a-t-il dit à la presse étrangère à Jérusalem.

--> Suivez la campagne d'un bateau pour Gaza sur Facebook

 

Jacqueline Le Corre, médecin, représentante du PCF, s'exprime sur son engagement

 


 

Israël: 120 militants pro-Palestiniens détenus

Cent-vingt militants de la cause palestinienne arrivés d'Europe et interdits d'entrée en Israël étaient toujours détenus samedi soir dans l'attente de leur expulsion. Ces chiffres ont été communiqués par les services de l'immigration israéliens.

La majorité des militants sont des Français, mais il y a aussi parmi eux des Américains, des Belges, des Bulgares, des Espagnols et des Néerlandais. Les militants pro-palestiniens sont détenus au centre de détention de Guivon à Ramleh et à la prison Ela de Beersheva, dans le désert du Néguev.

Israël est parvenu à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l'aéroport de Tel-Aviv pour se rendre en Cisjordanie occupée, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer au départ.

Le site d'informations Ynet a fait état samedi d'une cinquantaine de militants européens pro-palestiniens ayant réussi la veille à franchir les contrôles à l'aéroport Ben Gourion et se sont rendus en Cisjordanie. Quelque 50 Palestiniens et militants étrangers ont manifesté samedi en scandant "Non à l'occupation!" près du barrage routier de Qalandiya, au nord de Jérusalem en Cisjordanie, et l'armée israélienne a fait usage de grenades lacrymogènes, a ajouté Ynet.

 

 

 

Paris, le 7 juillet 2011

 

 

 

M. Thierry Mariani

Ministre des Transports

26, boulevard Saint Germain

78007 Paris

 

 

Monsieur le Ministre,

 

 

J’apprends, après avoir vérification de mes sources d’information, que plus de 300 personnes sont actuellement totalement bloquées à l’aéroport Français de Roissy-Charles de Gaulle au prétexte que ces personnes entendent aller en Palestine, ce qui suppose qu’elles puissent prendre l’avion via l’aéroport « Ben Gourion» à Tel-Aviv, en Israël, puisqu’il n’y pas d’aéroports palestiniens  - comme vous le savez, j’imagine – du fait que ceux-ci ont tous été bombardés par l’armée israélienne.

 

Ce blocage sur le sol de notre pays est absolument inadmissible. Il ne peut que répondre aux demandes israéliennes. Pire : aux injonctions israéliennes.

 

Comment la France peut elle se soumettre ainsi aux diktats israéliens et faire, sur son sol, des opérations de basse police contre des citoyens français désireux d’aller – conformément au droit de libre circulation – en Palestine ? Comment peut-elle s’opposer à ces départs alors que les personnes ont acheté et payé leur billet et sont en règle selon notre législation ? Comment est-ce possible ? En France ? C’est cela le « sarkorzisme ?

 

Nous sommes devenus, sous votre houlette récente, des supplétifs des autorités israéliennes donneuses d’ordre. Il n’y a pas, jusqu’à preuve du contraire, de blocus de la Cisjordanie contrairement à celui, illégal et condamné, de Gaza.

 

Nous – je veux dire : la France – avons passés donc avec Israël un accord de sous-traitance ou bien une délégation de service pour ses basses œuvres ?

 

Quoi qu’il en soit c’est inacceptable ! 

 

Et je vous demande instamment et fermement de laisser passer ces passagers qui sont parfaitement en règle pour qu’ils puissent aller à Tel-Aviv.

 

Je vous demande instamment et fermement de ne plus vous mettre en situation affligeante d’abandonner notre souveraineté pour vous soumettre à Israël. Et ce qui est vrai de ce pays l’est pour tout pays, quel qu’il soit.

 

Dans l’attente de vos décisions enfin conformes à la liberté, notamment à celle qui est fondamentale de circuler librement, 

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mon plus vif mécontentement et de ma consternation profonde.

 

 

 

 

 

Jean-Claude Lefort

Président de l’AFPS

Député honoraire


Roissy n’est pas Ben Gourion Airport !


L’AFPS condamne fermement les entraves scandaleuses à la liberté du transport aérien mises en œuvre aujourd’hui sur divers vols à destination de Tel-Aviv.

Retrouvez aussi ci-dessous la lettre de Jean-Claude Lefort à Thierry Mariani, ministre des transports.

Il s’agit d’une opération dont tout laisse penser qu’elle est directement orchestrée par le gouvernement israélien, les autorités françaises ayant accepté sans broncher de se faire les auxiliaires zélés de leurs homologues de Tel-Aviv.

Pour sa part l’AFPS, qui avait mis en garde ses militants contre les risques d’expulsion, entend poursuivre et développer ses diverses missions de solidarité en Palestine occupée avec le seul souci de l’efficacité et de la coopération à long terme avec ses partenaires palestiniens et anti-colonialistes israéliens.

Le 8 juillet 2011


 

  le 7 Juillet 2011

Flottille pour Gaza : la bateau français bloqué en Crète

Le navire français de la flottille pour Gaza, le Dignité-Al Karama, est bloqué jeudi dans l'île de Crète, dans le sud de la Grèce, par décision des autorités grecques, ont annoncé les organisateurs.

"Le bateau Dignité Al-Karama a été convoyé au port de Sitia, en Crète, par des gardes-côtes grecs après avoir été intercepté à quai dans un port voisin au moment où il faisait le plein", a déclaré Claude Léostic, de l’Association France Palestine Solidarité. "Les autorités interdisent au bateau de prendre le large sous différents prétextes administratifs", a-t-elle précisé.

Selon le bureau de presse de la police portuaire à Athènes, le bateau "est arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi au port de Sitia" et les autorités grecques "sont en train d'effectuer des contrôles". Le Dignité Al-Karama a douze personnes à bord, dont Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée de la formation écologiste Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et Annick Coupé, de l'Union syndicale Solidaires.

Le bateau français a annoncé mercredi matin qu'il était parti pour Gaza en laissant derrière lui les neuf autres bateaux de la flottille pro-palestinienne, qui restaient bloqués en Grèce depuis vendredi dernier après une décision d'Athènes (lire : la grèce torpille la flottille) d'interdire le départ de tout bateau pour Gaza. La Grèce, sous la pression d'Israël, qui a menacé d'utiliser la force contre la flottille, a justifié cette interdiction en invoquant la nécessité de "protéger les passagers".

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Commentaires (2)

1. Lacour 16/02/2009

« prise de position » des dirigeants du PS à propos de l’intervention à Gaza. La défense inconditionnelle d’Israël pendant les années Mollet et Mitterrand a fait place à un soutien certes toujours inconditionnel, mais biaisé et feutré. Les dirigeants socialistes étouffent tout débat interne sur la question des territoires occupés, car ils savent que ce serait ouvrir la boîte de Pandore de la mise en accusation d’Israël. La direction socialiste manie une langue de bois épaisse qui met en scène de manière équidistante « deux camps qui souffrent ». Un tel procédé est partial, c’est-à-dire favorable à Israël, car il ne prend pas en compte l’injustice faite aux Palestiniens en 1948, puis en 1967 et depuis. En se taisant sur l’occupation des terres palestiniennes, la direction du PS dépolitise le conflit. Cet évitement politique a pour conséquence d’ethniciser la question. L’insistance socialiste sur l’« insécurité israélienne » renforce de manière quasi-subliminale la perception de sens commun selon laquelle Israël – un Etat démocratique et « occidental » – ne fait que défendre ses citoyens contre des islamistes qui n’hésitent pas à perpétrer des attentats-suicides.

Le communiqué socialiste relatif à Gaza exprime la crainte que ce conflit ait des « répercussions jusque dans notre pays ». Amateurisme politique ou pur cynisme de la part des auteurs du texte ? Car c’est justement en rompant avec leur position de fausse neutralité et en portant un jugement d’ordre politique, reposant sur les principes de morale universelle (droit des peuples à l’auto-détermination) et de droits universels (respect des résolutions de l’ONU et de la Convention de Genève), que les dirigeants du PS pourront désamorcer en France toute tension communautaire autour de cette question. Le positionnement de l’appareil socialiste contribue au contraire à entretenir la flamme des passions communautaires.

Il faut reconnaitre que dans les Vosges seule la section du PS de l'Avière prend une part active dans ce combat "pour une paix juste et durable" et demande un véritable réglement politique qui seul peut résoudre ce problème récurent. Alors où sont les autres instances dirigeantes de ce parti ? Avouez que ce n'est pas à moi de répondre.

2. Auri le rouge 18/01/2009

Je voulais savoir si tout c'etait bien passé dans la manif de samedi aprés midi ?
Pour ma part j'etait à nancy , belle manif malgres la pluie ,1500 personnes et une véritable motivation.Certe 2 ou 3 jeunes ont à un moment dérapés sur les slogans " sarkozy sale ...." vite rattrapé par les oragnisateurs de la manif qui ont ete vite les calmer . Sinon une hunanimité de sifflement au passage du mcdo hardement défendu par une presence policiére omiprésente ...
A la fin de la manif deux drapeau brulé ,un des etats unis et un d'israel .Au point de dispersionLes jeunes se remettent à chanter des chants antisémites ,interpeller pa les organisateurs ,ils acceptent de s'expliquer . Finallement apres 5 minutes de conversation seul un jeune continue de se dire antisémite ,les autres ,reconnaissent que c'est la pression de la foule et la pression policiere qui les ont fait je cite dérapé et confondre sionnistes et juifs ,ils s'en sont esxcuzé . Le jeune qui quand à lui se disait antisémite ,était d'apres ce que j'ai compris un ancien enfants palestiniens "mes freres sont la haut en train de se faire tuer " ," 93 ,2003 ,j'avais 5 ans et je planquai les armes pret de l'ecole pour que les frere puissent resister aux attaques la nit tombé ."

voila voila

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