CHOMAGE

 


Hausse du chômage: Xavier Bertrand droit dans ses bottes

Au lendemain de l'annonce de l'agravation des chiffres du chômage en France, le ministre du Travail et de l'Emploi Xavier Bertrand n'en démord pas. Le gouvernement va refaire passer le taux de chômage sous la barre des 9% à la fin de l'année.

"Nous avons eu quatre mois de baisse et là nous avons eu deux mois de hausse" du nombre de demandeurs d'emploi inscrits sur les listes de Pôle emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, qui "ont effacé les premiers mois", a constaté Xavier Bertrand ce jeudi matin sur Europe 1. Mais "je maintiens l'objectif que j'ai fixé de repasser en dessous des 9% à la fin de l'année."

Le ministre demande du temps

Habile, l'ancien secrétaire général de l'UMP s'est ménagé une porte de sortie au cas où il ne parviendrait pas à tenir son engagement. Il a signalé que cet objectif "était beaucoup plus difficile" alors que la croissance, de 0,9% au 1er trimestre, "est en train de baisser considérablement".

Le ministre a notamment souligné que les textes en faveur de l'emploi ont été votés "début juillet" et qu'il fallait donc laisser le temps aux mesures d'être mises en oeuvre, notamment en matière de contrats aidés et d'alternance. Au nombre des décisions à prendre, figure la nouvelle feuille de route de Pôle emploi, en cours de discussion, qui doit officiellement entrer en vigueur en janvier prochain et passe à ses yeux "par moins de centralisation".

 


Vrais chiffres chômage Juin 2011 épouvantables + 34 500 et 285 300 radiations

8 MILLIONS environ de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermittents

285 300 RADIATIONS en JUIN juste pour :

- défaut actualisation 189 100 - 5,5 % ( - 4,7 % sur 1 an )
- radiation administrative (punis) 38 300 + 4,1 % ( - 10,1 % sur 1 an ).
- mystérieuse rubrique "autre cas" 57 900 + 7,8 % ( + 5,1 % sur 1 an )
Ces 3 seuls motifs de sorties représentent à eux seuls 63,2 % du total des sorties des listes des demandeurs d'emploi, ce mois ci.
Les radiations pour maladie, maternité, retraite 36 200 + 0,6 % ( + 1,7 % sur 1 an ) 8 % des sorties totales
Les radiations pour entrée en stage 32 800 + 18 % ( + 4,1 % sur 1 an ) 7,3 % des sorties totales

Quand aux sorties des listes pour "reprise d'emploi déclaré", 96 500 + 0,5 % ( - 6,4 % sur 1 an ) et ne représentent que 21,4 % des sorties totales des 5 listes.

Remarque importante : 23 500 Rsastes de moins suivi par Pôle emploi par rapport au mois dernier, alors que les RSAstes n'ont jamais été aussi nombreux, donc ils refilent les Rsastes aux services sociaux etc .. si on rajoute ces "invisibles" aux 34 500 chomeurs de +, malgrés la "combine", on comprend mieux l'hécatombe ce mois ci.

Décryptage donc des vrais chiffres connus ( juin 2011 ) des demandeurs d’emploi, ceux dont les médias conventionnels ne parlent quasi jamais.

Les Médias "conventionnels" en France c'est une CATASTROPHE, pas plus tard que le 23 mai, ils titraient TOUS suite à interview de Monsieur Christian Charpy, directeur général de Pôle-Emploi, que les radiations administratives ( punitions) étaient d'environ 2 000 par mois, TOUS dans la propagande, sans exception .. la réalité etant environ 40 000 par mois ! et vous pouvez toujours leur dire, qu'ils se plantent etc, ils en ont strictement RIEN A FAIRE, ils ne publieront JAMAIS un article, pour rectifier, JAMAIS.

Ils occultent donc, les catégories D et E quasi systématiquement, les DOM TOM quasi systématiquement, et encore pire, une énorme partie des radiés mensuels (des centaines de milliers tout les mois, radiés, pour autre motif que reprise d'emploi ), et ils ne parlent évidemment JAMAIS des centaines de milliers de demandeurs d’emploi qui ne dépendent carrement pas du tout de pôle emploi pour diverses raisons. ( explications plus bas, environ 3 millions en tout ne sont comptés nulle part )

Juin 2011, les chiffres sont toujours catastrophiques.
Les chiffres des travailleurs précaires et pauvres toujours énormes, en même temps que celui du chômage de longue durée qui ne cesse d'augmenter + 29,5 % en 1 an, et de très longue durée (+ de 3 ans) + 18,8 % sur 1 an ( pour seules catégories A B C ) donc + dans la réalité.

A noter que + de 42,2 % des demandeurs d’emploi inscrits, ne sont aucunement indemnisés, ni par les Assedics, ni par la solidarité nationale (RSA ou ASS), encore pire si l’on compte donc, les non inscrits à Pôle emploi qui ne sont pas indémnisés non plus, pour une énorme partie d'entre eux.

Plus de 8 millions de demandeurs d'emploi et travailleurs précaires par intermittences, soit 25% à 30% de la population active, on est très très très loin des annonces mensongères de environ 9,5% de chômeurs (seule catégorie A, inscrits chez pôle-emploi qui sert à la propagande)

DOM TOM compris en chiffres bruts Pôle Emploi, on est à quasi 5 MILLIONS officiellement. ( 4 819 700 exactement, données bruts ) + 3,3% sur 1 an

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VRAIS chiffres du chômage JUIN 2011 :

+ 33 600 chômeurs disent les médias catégorie A , ou + 25 200 catégorie A, B et C ?

Réalité : résultat net, catégories A, B, C, D et E + 34 500 demandeurs d’emplois inscrits à Pôle Emploi entre Mai 2011 et Juin 2011 :

catégorie A + 1,3 % ( + 1,5 % sur 1 an )
catégorie B - 0,8 % ( + 4,2 % sur 1 an )
catégorie C - 0,5 % ( + 13 % sur 1 an )
catégorie D + 3,7 % ( - 8 % sur 1 an )
catégorie E + 0,3 % ( + 1,4 % sur 1 an )

catégorie A : 2 720 400
catégorie B et C : 1 383 300
catégorie D et E : 589 400
catégorie A, B, C, D et E Mai 2011 : 4 658 600 (hors dom-tom)
catégorie A, B, C, D et E Juin 2011 : 4 693 100 (hors dom-tom) + 3,1 % sur 1 an

TOTAL : + 34 500 demandeurs d’emploi, par rapport à Mai.

LE POT AUX ROSES est toujours là donc (les chiffres JAMAIS JAMAIS JAMAIS mis en avant) :

sorties des listes de pôle emploi pour autres cas que ces 3 cas là :

  • reprise d’emploi déclaré ( 96 500 ) + 0,5 % ( - 6,4 % sur 1 an ) seules "vraies" sorties.. et encore pour quels emplois ?!
  • ou entrée en stage ( 32 800 ) + 18 % ( + 4,1 % sur 1 an )
  • ou arrêts maladie, retraite, maternité ( 36 200 ) + 0,6 % ( + 1,7 % 1 an )
donc les Radiés qui échappent complètement au 5 catégories, à toutes les statistiques que l'on peut entendre dans les médias "conventionnels" :
  • disparitions des listes pour cessation d’inscription suite à défaut d’actualisation : 189 100 personnes pour ce mois de Juin 2011 - 5,5% - 4,7 sur 1 an VOILA LA COMBINE ... ce chiffre, il represente à lui seul 41,9 % des sorties des listes.
  • disparitions des listes pour radiation administrative ( les punis ) 38 300 personnes pour ce mois de Juin ( + 4,1 % de difference par rapport à mai, - 10,1 % sur 1 an )
  • sorties des listes inexpliquées, classées dans mystérieuse rubrique "autres cas" 57 900 personnes ( + 7,8 % + 5,1 % sur 1 an )

    soit 285 300 demandeurs d’emploi sortis artificiellement des 5 listes A B C D et E ... ce mois ci
Ne sont donc pas comptés dans ces chiffres de 4 693 100 demandeurs d'emploi "officieux" :
  • Des RSastes qui pour une grosse partie ne sont pas inscrits à pôle emploi , (autre suivi) seuls 670 100 inscrits, sur environ 1,85 millions, soit 1 179 900 RSastes environ echappent aux statistiques
  • Des personnes en AAH ou sous pension d'invalidité, qui ne dépendent pas de pôle emploi, environ un million de personnes
  • Les dom-tom ( Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane ) , estimation 500 000 personnes minimum
  • Des sans droits, car moins de 25 ans, qui ne perçoivent RIEN, incalculable ( les + concernés, par trafics de stup, prostitution, violences, vols, braquages, meurtres par réglements de comptes, ou lors de bavures, engorgement des tribunaux et des prisons )
  • Des sans droits radiés ou désinscrits, car dépassement du plafond de ressources dans un couple, qui sont donc privés du RSA ou de l’ASS et qui n’ont droit à rien ( exemple votre époux perçoit 600€ d'assedic, vous n'aurez pas droit vous même au RSA, car vous depasserez le plafond de ressources couple 588€ ) des centaines de milliers de personnes
  • Des retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable
  • Des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires incalculable
  • Des auto-entrepreneurs qui ne gagnent rien ou presque de leur activité et cherchent un emploi
Estimation 3 MILLIONS au bas mot à rajouter aux chiffres "officieux", soit en tout, + de 8 MILLIONS de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres intermittents, ce qui correspond à un taux de demandeurs d'emploi, de 25% à 30% environs de la population en age de travailler ( entre 16 et 67 ans )

Seuls 39% des 55/61 ans sont en encore en activité, je signale en passant, que l'AER (allocation équivalent retraite), les demandes sont rejetées, depuis le 1er janvier 2011, pour les personnes sans emploi en fin de droits, qui ont leurs 161 trimestres validés, mais pas encore l'age légale pour prendre leur retraite à taux plein, soit environ 30 000 personnes concernées, ça sera la misère assurée.

Seuls 32% des 16/24 ans sont en activité en France, j'invite ces jeunes à lire, mon analyse sur le RSA JEUNES : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/rsa-jeune-c-est-du-pipeau-86935

Source ayant aidé au décryptage rapport de 19 pages de la DARES : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2011-058-nz95.pdf et non pas simple communiqué de presse de 2 pages, qui entre bien moins dans les détails et qui est envoyé aux médias.
Rendez-vous le jeudi 25 aout 2011, après 18h00, pour connaitre les chiffres du chômage de Juillet 2011.
-catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;
-catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
-catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois) ;
-catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’un arrêt maladie court, d'un arrêt maternité …), sans emploi, on y trouve des travailleurs gratuits, ou c'est le patron qui est payé 5€ de l'heure ou +.
-catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (essentiellement bénéficiaires de contrats aidés ou l'employeur peut avoir de 50% jusqu'à 105% du salaire payée par l'état et les collectivités locales) on y trouve très souvant, tri en déchetterie, ménage, repassage, aide à la personne, élimination de gravats, débroussaillage, plonge en restauration collective ou non, mais ça touche aussi parfois des métiers à BAC + 5 dans des domaines divers et variés ( tourisme, commerce, administrations, etc ) !!


 

   

Le chômage, première priorité des Français pour 2011

Pour 87% des Français, la lutte contre le chômage doit être la priorité du gouvernement cette année, d'après un sondage Harris Interactive pour RTL.

La croissance économique (58%), les inégalités sociales (56%), les déficits publics (54%) devancent également l'insécurité, alors que la dépendance des personnes âgées (44%) et l'environnement (33%) font moins partie de leurs préoccupations immédiates.

Les sympathisants de droite mettent surtout l'accent sur la croissance économique (70%), les déficits publics (66%) et l'insécurité (60%) alors que les sympathisants de gauche insistent davantage sur les dossiers plus sociaux : l'emploi (89%), le système social (84%), les inégalités sociales (79%) ou encore la dépendance (49%). Les sympathisants écologistes font logiquement de l'environnement un dossier prioritaire (65%) mais seulement en 5e position.

Globalement, 53% des Français se disent optimistes pour l'année 2011 en ce qui concerne leur situation personnelle (contre 60% en 2010), soit un fléchissement de sept points. Les femmes, qui étaient très optimistes l'an dernier (64% contre 55% d'hommes) le sont moins cette année, à égalité avec les hommes (53%).

S'agissant du bilan de l'année 2010, les Français le jugent de manière sensiblement égale, négatif pour 51% d'entre eux, et même très négatif pour 12% (+ 3 points), et positif pour 49% d'entre eux (-2 points).

Les jugements positifs décroissent logiquement avec l'âge, mais la plus forte baisse (-8 pts) affecte les 15-24 ans qui ne sont plus 58% à être positifs contre 66% en 2009.

Sondage réalisé par l'institut Harris Interactive, du 27 au 29 décembre 2010, auprès d'un échantillon de 1226 personnes d'un panel représentatif de la population française

 

 


 

Pas d’emploi pour les fils d’immigrés

 

 

D’après l’Insee, le taux d’emploi des Français dont les parents sont nés au Maghreb est de 20 points inférieur au taux d’emploi des autres citoyens français.

Près de trente ans après la Marche pour l’égalité, il n’est toujours pas bon, aujourd’hui en France, d’avoir des parents nés au Maghreb. L’Insee a en effet étudié, pour la première fois, le taux d’emploi des Français selon les origines des parents. Et le résultat est sans appel. En moyenne, 86 % des hommes dont les deux parents sont français de naissance ont un emploi. Une situation qui ne concerne que 65 % des Français dont au moins un des deux parents est originaire d’Afrique du Nord.

Ces 20 points d’écart entre les Français et les « Français de seconde zone » s’expliquent, pour un tiers, par les différences d’âge, le niveau de diplôme ou la catégorie socioprofessionnelle. Pour les deux tiers des cas restants, il n’y a aucun facteur objectif. Prudente, l’officielle Insee estime que les réseaux professionnels et le capital culturel, difficilement mesurables, peuvent expliquer ce navrant constat. Mais le racisme et les discriminations, ces tâches noires qui salissent notre République, sont aussi clairement avancés : « La discrimination à l’embauche à l’encontre des descendants d’immigrés originaires du Maghreb, dont l’existence a été mise en évidence par les études du testing, est une explication plausible », énonce l’étude.

Et comme une discrimination n’arrive jamais seule, l’écart inexpliqué d’emploi entre ceux dont les parents sont nés au Maroc, en Algérie ou en Tunisie et ceux dont les parents sont nés en France est plus important pour les hommes faiblement diplômés que pour la minorité titulaire d’un bac+5. Les Français fils d’immigrés venus du Maghreb, dont 22 % vivent en zone urbaine sensible, sont aussi particulièrement exposés aux difficultés d’emploi lorsqu’ils sont en début de carrière. En ce qui concerne les femmes, la différence de taux d’emploi selon l’origine des parents est à peine moins dramatique que chez les hommes (74 %-56 %).

L’hypothèse d’une importante discrimination envers les Maghrébins est renforcée par l’analyse de l’emploi des Français dont les parents sont originaires d’Europe de l’Est, du Nord, ou du Sud. Comme par hasard, ils ont des taux d’emploi assez proche des Français de parents français. Et ceux dont les parents sont nés dans d’autres pays n’ont pas été étudiés par les statisticiens au motif qu’ils « constituent des groupes trop peu nombreux ou trop jeunes ». On peut donc légitimement s’interroger sur le sort réservé à ceux dont le père ou la mère est originaire d’Afrique subsaharienne…


 

Chômage : pourquoi le gouvernement nous ment

Après le lancement en fanfare de la campagne présidentielle pour 2012 avec les premiers démantèlements des camps de roms, de nouveaux chiffres permettent au gouvernement de se gargariser.

Christine Lagarde est aux avant-postes. Au deuxième trimestre 2010, le chômage continue sa faible décrue après les signes encourageant du début d’année. Les chiffres sont formels, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) est passé de 9,5 à 9,3% en France métropolitaine et de 9,9 à 9,7% pour les départements d’Outre-mer. Soit une baisse de 0,2 point. Il n’en fallait pas plus pour ouvrir bien grand les vannes de l’autosatisfaction éhontée. « Ces évolutions récentes de l'emploi et

du chômage témoignent clairement des effets positifs de la politique menée par le gouvernement » assène notre ministre de l’Économie. De quoi se réjouir. Mais comme souvent avec ce gouvernement, il faut creuser pour comprendre les résultats. Selon l’INSEE, cette baisse masque le recul des contrats à durée indéterminée (CDI) et la hausse des contrats à durée déterminée (CDD) : la part des personnes en CDD ou en intérim pour la tranche des 15–64 ans passe ainsi de 6,4 % au premier trimestre à 6,6 % au deuxième, alors que la part des personnes en CDI continue de diminuer et s’établit à 49,0 % pour la même tranche d’âge. Il faut noter que la diminution des CDI est effective depuis le milieu de l’année 2008.

À cinq jours de la grande manifestation du 7 septembre sur les retraites, le gouvernement Sarkozy se saisit de la moindre opportunité pour vanter son action. Et, dans une optique libérale, on peut compren

dre son enthousiasme. La France se précarise à grande vitesse

 


Recul historique de l'emploi salarié en 2009

L'emploi salarié en France a reculé de 1,5% en 2009, pour atteindre "un niveau jamais observé depuis l'après guerre", selon les chiffres définitifs publiés jeudi par "Pôle emploi".

256.100 postes de travail ont été perdus en 2009, ramenant à un peu plus de 16 millions (16.287.700) le nombre de salariés des secteurs concurrentiels. Soit un niveau voisin de 1992, date de la précédente période récession économique en France, souligne Pôle emploi.

Le secteur industriel, dans lequel travaillent 19% des salariés français, a été le plus touché (-5,2%, soit moins 168.200 postes), suivi par le secteur de la construction, employant 9,1% de la population active, qui a perdu 2,9% d'emplois, soit 43.800 emplois, après onze années de hausse consécutive.

Le secteur tertiaire, qui représente 71,9% de la population salariée totale, a enregistré une baisse de 0,4% (- 44.200 postes), essentiellement dans la branche, "commerce, réparation d'automobiles et de motocycles".

Moindre recul de l’emploi féminin

Pour la première fois depuis 1993, l’emploi féminin chute en 2009 (– 0,7%, soit – 51 400 postes), mais résiste mieux que l’emploi masculin (– 2,2%, soit – 204 700 postes). La part des femmes dans l'emploi salarié continue ainsi de progresser (+0,4 point), atteignant 44,5% fin décembre 2009. Depuis 1981, cette proportion a gagné 7,6 points.

L’arc méditerranée-atlantique au-dessus de la moyenne nationale
En 2009, hormis la Corse (+1,7%), seule région à enregistrer une hausse de ses effectifs, toutes les autres régions perdent des emplois salariés. Huit régions enregistrent des pertes limitées par rapport à la moyenne nationale (– 1,5%) : Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Midi-Pyrénées (– 0,4% chacune), Aquitaine (– 0,7%), Basse-Normandie (– 1,1%), Limousin (– 1,2%), Bretagne et Ile-de-France (– 1,4% chacune). A l’opposé, les huit régions les plus touchées sont la Picardie (– 3,8%), la Haute-Normandie (– 3,0%), la Lorraine (– 2,6%), le Centre (– 2,3%), l’Alsace (– 2,2%), Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne et la Bourgogne (– 2,1% chacune).

La France repasse la barre 
des 10 % de chômeurs

L’Insee a publié les chiffres du chômage au quatrième trimestre 2009  : + 0,5 % en trois mois, + 1,8 % dans l’année. L’accélération de la hausse nous ramène au niveau de 1999.

C’est un bond en arrière de dix ans  ! L’Institut national de la statistique (Insee) a publié hier les chiffres du chômage au dernier trimestre de 2009. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit à 10 % de la population active en France, incluant les départements d’outre-mer. Il s’agit d’une nette accélération. Les statisticiens ne prévoyaient pas de repasser la barre des 10 % avant juin 2010. Selon la définition du BIT, un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions  : être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence  ; être disponible pour prendre un emploi dans les quinze jours  ; avoir cherché activement un emploi pendant le mois précédent. En France, ils sont aujourd’hui 2,7 millions dans ce cas, en augmentation de 0,5 point par rapport au trimestre précédent et de 1,8 point en un an. Du jamais vu depuis 1999. De façon plus générale, en France métropolitaine, 3,4 millions de personnes ne travaillent pas du tout mais souhaitent travailler.

« Je crois que l’année 2010 va être une année de retournement », avait déclaré Christine Lagarde dimanche. « Nous aurons des destructions d’emplois pendant toute une partie de l’année 2010 », avait-elle précisé, ajoutant qu’on « devrait sortir de cette situation-là pendant l’année 2010 ». La ministre de l’Économie, qui n’avait pas vu venir la crise, ne finit pas d’en apercevoir la sortie. Tout comme le président de la République, qui avait assuré fin janvier, dans son émission à TF1, que le chômage baisserait dans les jours et les mois qui viennent. Hélas, loin de baisser, le chômage s’est envolé dès janvier 2010 (+ 19 500 chômeurs).

Hier, Christine Lagarde et le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, se sont contentés de « prendre note » des chiffres à la hausse annoncés par l’Insee. Ils tentent de rassurer en faisant remarquer que « la progression trimestrielle du chômage a été en moyenne trois fois plus faible qu’au début de 2009 ». Consolation dérisoire car les nouveaux viennent s’ajouter aux anciens et la liste des chômeurs en fin de droit s’allonge. « Côté social, le plus dur est devant nous », disent en substance la plupart des économistes.

Olivier Mayer

25 % des moins de 25 ans  !

Au quatrième trimestre 2009, 
la hausse du chômage a surtout touché les hommes  : +0,8% en un trimestre, + 2,2% en un an. Le chômage des femmes est resté stable au quatrième trimestre et a augmenté de 1,2% en un an. L’Insee observe un « phénomène inédit »  : 
le chômage des jeunes hommes de 15 à 24 ans dépasse celui des jeunes femmes. Plus de 25% des jeunes hommes de moins de 25 ans sont au chômage  ! Ce taux a augmenté en 2009 de 3,9%

Un million de chômeurs en fin de droits en 2010

mercredi 16 décembre 2009

La situation très difficile que vivent des centaines de milliers de demandeurs d’emploi arrivant en fin de droits nécessite une attention particulière, tant des pouvoirs publics que des partenaires sociaux.

En effet, d’après les informations communiquées par Pôle Emploi, 819.000 allocataires sont sortis de l’assurance chômage en 2009. Plus d’un million seront concernés en 2010. Parmi eux, seule une très petite partie (à peine 16 %) pourra bénéficier de l’allocation spécifique de solidarité du fait des critères qui ne sont plus attachés à la personne, mais au revenu familial. Dans ces conditions, des centaines de milliers de personnes supplémentaires sont ou seront exclues du bénéfice de toute forme d’allocation.

Pour la Cgt, la situation est insupportable et nécessite une prise de conscience d’un tout autre niveau obligeant l’état et les partenaires sociaux à prendre des dispositions de toute urgence.

La Cgt a proposé, à maintes reprises, d’accélérer les travaux au sein de la négociation sur les mesures d’urgence face à la crise. Sans être entendue pour l’instant par le patronat.

La Cgt propose que les partenaires sociaux prolongent les droits à l’assurance chômage . Par ailleurs, elle considère que l’Etat devrait permettre à tous les chômeurs sans revenu de bénéficier de l’allocation spécifique de solidarité (ASS).

De même, l’Etat doit proroger les dispositifs Allocation Equivalent Retraite (AER) et Allocation de fin de Formation (AFF) durant 2010 pour les demandeurs d’emploi.

Les contrats précaires constituant la première cause d’entrée au chômage, la Cgt continue donc de proposer une augmentation de la cotisation patronale sur ce type de contrats. On pourrait aussi instaurer une pénalité de précarité en fin de contrat, au bénéfice du service public de l’emploi (en plus de l’indemnité de précarité versée au salarié).

L’Etat pourrait trouver des sources de financement nécessaires en remettant en cause le bouclier fiscal. Son maintien, dans une situation économique et sociale explosive, est un non-sens et risque d’affaiblir fortement les fondements mêmes de la cohésion sociale du pays.

C’est maintenant qu’il faut agir ! L’Etat et les partenaires sociaux doivent prendre leurs responsabilités.

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Les assises pour l’emploi en cinq axes

Les Assises pourraient être structurées autour de cinq grandes questions traitées à la fois en ateliers, s’il y en a, et en séance plénière. Elles peuvent correspondre à 5 titres d’une proposition de loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation. Ainsi, on organiserait un débat, croisant ces ensembles de questions à résoudre, et le recueil des propositions à partir des luttes et des problèmes précis dans la région et le pays.  

 

 I. Quels principes retenir ?

- Aller vers un système de sécurité d’activités professionnelles et de revenus avec des rotations entre emploi et formation : Peut-on partir des revendications des catégories menacées ( jeunes, femmes peu qualifiées, immigrés, licenciables, CDD..) ?

- Exiger une expansion et une démocratisation de la formation : pour les chômeurs ? Pour les gens déjà en emploi ?

- Avancer graduellement mais sûrement : Quels dispositifs supprimer (CNE, CTP, Contrat « seniors »…) ? Quels dispositifs transformer (contrats précaires, contrats aidés, stages…) ? Quels dispositifs nouveaux ( autres contrats, autres institutions transformant les services publics de l’emploi et de la formation…) ?

- Quelles incitations et obligations pour les entreprises, afin qu’elles réalisent des engagements annuels ? Comment l’Etat et les services publics pourraient-ils contribuer à combler l’écart entre les objectifs chiffrés des Conférences régionales et nationale annuelles et ces engagements d’entreprises ?

 II. Quels contrats de travail pour sécuriser au lieu de précariser ?

- Transformer les contrats existants : Renforcer les CDI ? Convertir emplois précaires, CDD, intérim, temps partiels contraints, contrats aidés en CDI renforcés ? Quelles procédures contre les discriminations de genre, d’origine, d’âge.. ? Faut-il des discriminations positives ?

- Aller vers de nouveaux contrats : Quel type de contrat pour sécuriser l’entrée des jeunes dans l’emploi ? Ne faut-il pas envisager des contrats de pluri-activités qui permettraient de passer d’une entreprise à une autre entreprise, en toute sécurité, ou à une formation pour revenir à l’emploi ?

 III. Quelles institutions de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation ?

- Encadrer une négociation de transformation des conventions sur l’indemnisation du chômage : Amélioration substantielle des indemnisations, du public couvert et des conditions du retour à l’emploi au lieu de la culpabilisation des chômeurs, des sanctions abusives et de l’obligation d’accepter n’importe quel emploi.

- Un service public et social de sécurisation de l’emploi et de la formation : Au lieu des inscriptions à l’ANPE, couverture universelle par affiliation dés la fin de l’obligation scolaire à un service public et social de sécurisation ( comme pour la Sécu) ? Quels droits nouveaux pour chaque affilié : revenus minima et formation continue minimum progressivement relevés, bilans et aides, progrès statutaires en liaison avec des Conférences annuelles.. ? Quelles articulations entre ANPE, UNEDIC et services publics de la formation continue (AFPA, Education nationale) ? Quels pouvoirs nouveaux de contrôle des affiliés, des syndicats, des associations ?

- Des Conférences régionales et nationale annuelles, pour que les salariés et les citoyens interviennent sur les choix avec les syndicats, les associations, les élus, les représentants des entreprises, des institutions financières, des services publics de l’emploi et de la formation. Ne pourraient-elles pas programmer des transformations et des créations d’emploi ou de formation, sous forme d’objectifs annuels chiffrés contraignants, après inventaire des besoins ? Comment en contrôler l’exécution ?

 IV. Incitations et obligations des entreprises pour sécuriser au lieu de précariser :

- Obligations de pourcentage d’emplois des jeunes ? Sanctions et obligations contre les discriminations ; obligation de transformation d’emplois contre la précarité ; incitations à l’efficacité sociale, droit à des propositions alternatives des salariés,…

- Quels nouveaux développements pour les prélèvements sociaux sur les entreprises (cotisations pour la formation, pénalisations des emplois précaires, assiette des cotisations sociales patronales favorisant l’emploi, les qualifications, les salaires et pénalisant les suppressions d’emploi et les placements financiers…) ?

- Quelle gestion prévisionnelle démocratique des emplois et des compétences avec obligations annuelles de négociations en amont des difficultés éventuelles ? Quelles mesures sur les licenciements, les reclassements, les délocalisations ? Ne faut-il pas des pouvoirs de suspensions des décisions patronales controversés et de propositions alternatives des salariés et de leurs organisations, des Comités d’entreprise ?

- Peut-on pousser à l’organisation de groupements d’entreprises pour la sécurisation du développement des populations sur tous les territoires et avancer, ce faisant, vers une autre croissance industrielle et des services en des coopérations nouvelles dans les filières, les bassins, les régions et à l’échelle nationale ?

 V. L’argent pour sécuriser l’emploi et la formation :

Il faut mobiliser autrement tous les fonds : fonds publics, crédit bancaire, argent des entreprises.

Fonds publics : S’opposer aux baisses de cotisations sociales patronales. Convertir les 23 milliards d’euros annuels d’argent public qui leur est consacré en un Fonds national de soutien des investissements visant à sécuriser et promouvoir l’emploi et la formation. Ce Fonds prendrait en charge tout ou partie du taux d’intérêt payé par les entreprises aux banques sur leurs crédits à l’investissement, à condition et d’autant plus que celui-ci programmerait d’emplois et de formations.

Crédit, création monétaire, banque : Le Fonds national de sécurisation de l’emploi et de la formation serait régionalisé. Il concourrait à l’émergence de nouvelles relations entre banques et entreprises. Ne faudrait-il pas chercher à développer ce nouveau mécanisme de crédit sur tout le territoire, avec les Conférences régionales et nationale, et jusqu’au niveau de la BCE avec un pôle public financier ?

Incitations à l’avancée de nouveaux critères d’efficacité sociale dans les entreprises, notamment les entreprises publiques : Priorité au développement de toutes les capacités humaines, économie de moyens matériels et financiers avec des propositions alternatives des salariés, appuyées sur un autre crédit, une autre fiscalité.

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Commentaires (3)

1. pcf88sectionepinal 15/03/2012

pour les solutions regardez de manière plus sérieuse le site y compris les vidéos

2. allain 08/01/2012

ou sont vos solutions c est bien de critiqué mais apres faut donner des reponses

3. parole du partie de gauche 23/06/2009

Il faut s'atteler à trouver des solutions à cette crise de l' emploi,céer de nouveau metier , avancer , changer, c'est la seul manière de redonner confiance aux français,au risque d'agraver la situation.

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